La FAO salue la démarche du Conseil de sécurité vis-à-vis du lien entre conflit et famine

Photo: ©FAO/Francis Muana

Le Conseil de Sécurité des Nations Unies reconnaît le conflit comme une cause majeure de famine. Après que le conflit a éclaté au Soudan du Sud en 2013, l’état de famine a été déclaré dans certaines régions du pays en février dernier.

L’ Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a salué la démarche du Conseil de sécurité de l’ ONU visant à reconnaître le conflit comme l’ une des causes majeures conduisant à la famine et à appeler à la poursuite des efforts à long terme en faveur du rétablissement et de la résilience des pays touchés par un conflit. Ces propos font suite à l’adoption d’une déclaration présidentielle par le Conseil de sécurité de l’ONU reconnaissant le lien entre conflit et famine.

« De par notre travail, nous savons que les pays présentant les niveaux les plus élevés d’insécurité alimentaire sont également ceux qui sont les plus affectés par les conflits » a déclaré M. José Graziano Da Silva, Directeur général de la FAO.  « La FAO réaffirme son engagement à travailler au sein du système onusien et aux côtés des pays membres afin de lutter contre l’insécurité alimentaire induite par les conflits. Nous faisons d’ ailleurs écho à l’appel du Conseil de sécurité de l’ONU portant sur les efforts visant à faciliter l’acheminement d’aide dans les pays affectés afin d’atteindre ceux qui en ont besoin, » a-t-il ajouté.

Le monde est confronté à l’une des plus importantes crises alimentaires de ces 70 dernières années, avec 20 millions de personnes à travers quatre pays – le nord-est du Nigéria, la Somalie, le Soudan du Sud et le Yémen – risquant de sombrer dans la famine. Si rien n’est fait, 10 millions de personnes supplémentaires seront menacées de famine. En fait, le conflit civil est le principal facteur de famine dans neuf des dix pires crises humanitaires, soulignant ainsi le lien étroit entre conflit et faim. Les pays présentant un niveau élevé d’insécurité alimentaire suite à un conflit ont 40 fois plus de chances de retomber dans un conflit en l’espace de 10 ans.

La FAO mène depuis longtemps des campagnes de sensibilisation sur le lien entre conflit et faim, comme cela a notamment été le cas lors du discours du Directeur général à l’occasion du Conseil de sécurité de l’ONU en juillet dernier. La FAO, l’Union européenne, le Programme alimentaire mondial ainsi que d’autres partenaires, briefent régulièrement le Conseil de sécurité sur la situation de la sécurité alimentaire et publient chaque année un rapport annuel sur les crises alimentaires.

Un lien clair entre conflit et famine

Dans une zone marécageuse du Soudan du Sud, le lien entre conflit et famine est clair. Les familles ont fui la violence pour se réfugier dans les marais mais ne possèdent que peu de moyens pour se nourrir. Les souffrances liées à la faim ont fortement augmenté. Ces populations survivent grâce à des livraisons alimentaires et aux poissons qu’ils pêchent en utilisant les kits de pêche fournis par la FAO.

L’agriculture est souvent le principal moyen d’existence pour la vaste majorité des personnes confrontées à un conflit, et ce, même si la violence fait rage autour d’eux. Pour toutes ces raisons, la FAO travaille d’arrache-pied avec ses partenaires, et souvent dans des contextes sécuritaires extrêmement difficiles, afin de soutenir les moyens d’existence ruraux. En 2016, en Syrie, par exemple, une étude de la FAO a révélé que plus de 75 pour cent des ménages ruraux, cultivaient toujours de la nourriture pour leur consommation personnelle, bien qu’à échelle réduite.

Investir dans la production alimentaire durable peut également contribuer à la paix. La FAO a développé une politique corporative de consolidation de la paix afin d’améliorer la contribution du secteur aux efforts visant à prévenir les conflits.

En Colombie, la FAO a fait équipe avec l’Agence nationale de développement rural afin de soutenir les politiques destinées à restaurer les zones rurales affectées par le conflit armé, à encourager le processus de paix en encourageant la reconstruction des communautés rurales et à améliorer la compétitivité du secteur agricole national.

Associer les efforts visant à restaurer et à soutenir des moyens d’existence résilients avec ceux visant à consolider la paix et à résoudre les conflits est essentiel afin de parvenir à un développement durable et à une certaine sécurité alimentaire. De même, investir dans la sécurité alimentaire peut contribuer aux efforts visant à prévenir les conflits et permettre d’instaurer une paix durable.
Source: FAO
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ODD/Objectif 2030 : Plateforme de la francophonie pour susciter des projets concrets

Le développement durable a bénéficié en 2015 d’un cadre stratégique universel adopté par les Nations Unies. Le Programme de développement durable à l’horizon 2030 est un plan d’action pour l’humanité, la planète, la paix et la prospérité. Décliné en une série de 17 objectifs de développement durable (ODD), il vise à mettre fin à la pauvreté et transformer nos vies tout en protégeant la planète pour les générations futures, sur la base d’un partenariat renouvelé entre tous les pays et les acteurs de la société. Le grand défi de ce Programme est maintenant de rassembler et de mobiliser ces acteurs dans toute leur richesse et leur diversité. Le développement durable se doit d’être une révolution sociétale porteuse d’humanisme. DSC_0282

L’initiative « Objectif 2030 » vise ainsi à favoriser des progrès concrets en matière de développement durable par la mise en œuvre du Programme de développement durable à l’horizon 2030. Dédiée aux acteurs non étatiques, elle cherche à répondre à leur besoin d’informations et à soutenir des actions et solutions novatrices qui allient inclusion sociale, progrès économique et protection de la planète. Il s’agit ici de construire et renforcer un mouvement citoyen engagé qui traduise le Programme de développement durable à l’horizon 2030 en actions et solutions exemplaires et adaptées.

Articulée autour d’une plateforme numérique, l’initiative « Objectif 2030 », se décline en trois composantes :

  • Un cours en ligne ouvert et massif (CLOM ou MOOC en anglais) pour former et sensibiliser les populations aux enjeux du développement durable. Animé par l’Université Senghor d’Alexandrie, ce cours donne aux apprenants la possibilité de comprendre et d’analyser les enjeux et actions du développement durable. A l’issue de cette formation, les participants disposent de compétences utiles afin d’être aptes à générer des projets de  développement durable et des informations fiables sur ce sujet.

 

  • Un outil participatif de financement et d’appui technique qui soutient des solutions concrètes, simples et mesurables dédiées à la mise en œuvre du Programme de développement durable à l’horizon 2030 et crée des communautés de solutions autour d’elles. Les utilisateurs de la plateforme peuvent ensuite collaborer de plusieurs façons : don financier, mobilisation des ressources, bénévolat, partage d’informations et de bonnes pratiques … Seules les actions permettant d’obtenir des résultats concrets et rapides sont retenues.

 

  • Un espace de présentation et de capitalisation des meilleurs projets pour favoriser les synergies facilitant leur réalisation. Il permet la diffusion d’études de cas et de reportages audiovisuels montrant les progrès de développement générés de façon participative. DSC_0288

 

Quelques chiffres en 2017

  • Six modules pédagogiques déclinés en 30 vidéos sont accessibles en ligne
  • 2600 étudiants issus de 99 pays ont suivi le cours du 1er au 31 mars 2017
  • 21 projets concrets sur les 215 soumis sur la plate-forme bénéficient de l’outil participatif technique et financier
  • Les 21 projets en ligne sont en faveur de 69 932 bénéficiaires provenant de 14 pays
  • Six projets déjà entièrement financés sont en faveur de 8 508 bénéficiaires
  • Deux partenariats confirmés en faveur de l’initiative (Université Senghor d’Alexandrie, RDEE Ontario)

 

Patrice Kouakou

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ODD/Engagement francophone:Un programme au coeur des populations à l’horizon 2030

Le programme de développement durable à l’horizon 2030 des Nations Unies fait état de la détermination des peuples à “mobiliser les moyens nécessaires à la mise en œuvre de ce Programme grâce à un Partenariat mondial revitalisé pour le développement durable, qui sera mû par un esprit de solidarité renforcé, où l’accent sera mis sur les besoins des plus démunis et des plus vulnérables, et auquel participeront tous les pays, toutes les parties prenantes et tous les peuples”. DSC_0246

Si les gouvernements sont aux commandes de la mise en œuvre du Programme et de ses ODD, la contribution de tous les secteurs de la société est vitale si nous voulons atteindre universellement les ODD à l’horizon 2030.

En effet, la faiblesse des capacités et la vulnérabilité grandissante des populations face aux mutations sociales, environnementales et économiques appellent une réponse forte de toutes les parties prenantes. Malheureusement, les acteurs concernés sont confrontés à une série de problèmes : capacités limitées, maîtrise insuffisante des mécanismes de financement, faible participation aux instances et processus internationaux due à une barrière linguistique, absence d’outils méthodologiques adaptés aux besoins et  information difficilement accessible. DSC_0287

A l’occasion de l’examen des revues nationales volontaires lors du Forum politique de haut niveau 2016, plateforme centrale de suivi et d’évaluation du Programme de développement durable à l’horizon 2030, de nombreux états ont ainsi reconnu que, si la mise en œuvre des ODD relevait de la responsabilité de la société dans son ensemble, l’ampleur et la profondeur du Programme en constituaient un défi. Pour beaucoup, les citoyens et parties prenantes n’ont actuellement pas les moyens d’accéder à l’information, de participer de manière significative ou encore de comprendre leur rôle dans le processus de développement.

L’un des enjeux de cette mise en œuvre sera donc de rassembler et mobiliser les acteurs non étatiques dans toute leur diversité, de porter l’ambition de ces objectifs au cœur des populations et de les rendre assez tangibles pour inciter toutes les parties prenantes à trouver des moyens d’y contribuer. Il s’agit ici d’inventer des façons de faire et de penser différentes afin de transformer durablement nos modèles de développement de manière inclusive. Espace de diversité, la Francophonie a une incroyable capacité d’innovation collective et l’IFDD s’engage aux côtés des populations pour l’appropriation et la mise en œuvre du développement durable.

Patrice Kouakou

 

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ODD/Mobilisation à New York: La société civile francophone au coeur de la stratégie du programme de développement à l’horizon 2030

Si la mise en oeuvre du programme de développement à l’horizon 2030 tente la mobilisation et l’implication de tous les acteurs de la société, beaucoup ne se sont pas encore engagés dans ce processus.

Des inégalités persistent, non seulement en matière de richesses et de vulnérabilité, mais également en capacité d’action.

Informer, impliquer les populations, rassembler les volontés, développer des capacités et encourager les innovations doivent être au coeur de l’action francophone.

L’événement parallèle qui s’est tenu en marge du forum politique de haut niveau de 2017, par l’Organisation Internationale de la Francophonie, en collaboration avec le Gouvernement de Madagascar, sur le développement durable a permis aux participants d’échanger sur les stratégies novatrices déployées à ces fins. DSC_0262

Dirigeant le panel de la Table-ronde qui s’est tenue aux Nations Unies à New York le 19 juillet dernier sur les stratégies novatrices pour porter l’ambition du programme de développement durable à l’horizon 2030 au coeur des populations, le Très Honorable Jean Max Rakotomamonjy, Président de l’assemblée Nationale de Madagascar, a révélé que dans son pays, la société civile a toujours été associée dans tout référentiel de développement; ses représentants siègent dans des structures de plaidoyer. Et c’est aussi le cas pour la plateforme de la société civile ou encore de l’Union des femmes ou des syndicats. Il en a profité pour exhorter vivement les pays et organisations qui ont développé des outils qui répondent à ces défis à saisir cet espace pour témoigner de leurs expériences et de permettre d’échanger sur l’application et la réplication de ces solutions.

Susan Alzner, la Chef de service de Liaison Non Gouvernemental des Nations Unies est ensuite intervenue pour témoigner du rôle que la société civile joue dans la mise en oeuvre des objectifs de développement durable. DSC_0235

Isabelle Pypaert Perrin et Danièle Sassou Nguesso ont ensuite pris la parole pour parler de leurs experiences respectives. Isabelle Pypaert Perrin, le Déléguée générale d’ATD Quart Monde a parlé de ce que fait son organization sur le terrain, en décrivant des cas spécifique d’appui à Madagascar, en RDC, en Suisse et RCA, tout en revenant sur l’idéologie de Joseph Razinsky, le fondateur d’ATD Quart Monde sur sa strtégie de lutte contre la pauvreté, pour décrire au mieux sa determination de ne maisser personne de côté.

Danièle Sassou Nguesso, avec sa multiple casquette de chef d’entreprise et son implication dans des activités caritatives, a fait mention du déploiement des structures qu’elle dirige et de l’accompagnement que procure le gouvernement congolais à la société civile, pour parvenir à l’autonomisation des femmes pour laquelle elle s’investit tant.

Il y a ensuite eu le regard d’un pays qui a très tôt compris l’intérêt d’agir avec la société civile en mettant en place une plateforme nationale de dialogue, il s’agit de la Suisse dont l’expérience a été présentée par Daniel Dubas, chef de la section développement durable au département fédéral de l’environnement et de l’énergie. Il a apporté un point de vue pratique de la mise en oeuvre du développement durable et de l’agenda 2030 au niveau du gouvernement Suisse, notamment de savoir comment on intègre les parties prenantes, sachant aujourd’hui  que cet agenda 2030 et les ODD sont encore relativement peu connus en Suisse – c’est une réalité – et le gouvernement fédéral y travaille en essayant d’intégrer le plus d’acteurs possibles en amont. DSC_0216

Jean-Pierre Ndoutoum le Directeur de l’IFDD a affirmé qu’en plus de son action au niveau stratégique avec des acteurs étatiques, l’IFDD a mis en place Objectif2030 qui est avant tout un contrat social pour construire un mouvement citoyen engagé et outillé.

Elle vise à atteindre des projets concrets, mesurables et chiffrés en matière de développement durable en soutenant et en créant des interliens entre les membres de la société civile.

Cette initiative est dédiée aux acteurs non étatiques et se déploie autour de trois composantes par le biais d’une plateforme numérique et participative.

La première de ces composantes est la formation. Elle consiste à former des milliers de citoyens grâce à un cours en ligne et massif.

Ce cours est animé par l’Université Senghor d’Alexandrie qui est également un opérateur de la Francophonie.

En 2017, ce cours a permis a permis à 2000 personnes de 99 pays à la compréhension et à l’analyse des enjeux et des actions liées au développement durable.

D’ici 2030, l’IFDD envisage une dizaine d’autres formations en ligne, de renforcement de compétences qui seront utiles et essentiels pour générer des projets de développement durable et des informations fiables sur ce sujet.

La seconde composante permet quant à elle de générer et de soutenir des actions et des solutions novatrices qui allient inclusion sociale, progrès économique et protection de la planète, et ce grâce à un outil de financement et d’appui technique.

Lors du premier appel à propositions, 215 projets ont été reçus, et 10% d’entre eux, en faveur d’environ 70 000 bénéficiaires provenant de 14 pays tirent actuellement avantage de l’outil, avec cinq projets entièrement financés.

La troisième composante dont cet événement parallèle faisait partie est axée sur le plaidoyer, la communication et la sensibilisation. DSC_0321

Le but est de réaliser des synergies en facilitant la réalisation et la mise à l’échelle des actions opérationnelles du développement durable, notamment par le partage d’études de cas et par le partage de bonnes pratiques.

Patrice Kouakou

 

 

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ODD/ Éliminer l’extrême pauvreté et la faim: Chiffres clés

  • 836 millions de personnes vivent encore dans l’extrême pauvreté
  • Environ une personne sur cinq dans les régions en développement vit encore avec moins de 1,25 dollar par jour
  • L’écrasante majorité des personnes vivant avec moins de 1,25 dollar par jour appartiennent à deux régions: l’Asie du Sud et l’Afrique subsaharienne
  • On trouve souvent des taux de pauvreté élevés dans les petits pays fragiles et touchés par un conflit
  • Un enfant sur quatre âgé de moins de 5 ans dans le monde a une taille insuffisante par rapport à son âge
  • Chaque jour en 2013, 32 000 personnes ont dû abandonner leur foyer pour être à l’abri d’un conflit

Source: ODD

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FAO: le pape donne 25 000 € pour l’Afrique de l’Est

Le pape François a fait un don de 25 000 € à l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), en faveur des populations d’Afrique de l’Est victimes de la sécheresse et des conflits. C’est ce qu’a annoncé l’organisme dans un communiqué publié le 21 juillet 2017.

La FAO salue une « initiative sans précédent » pour soutenir les efforts contre l’insécurité alimentaire et la famine dans cette région du monde. Cette donation se veut « une contribution symbolique pour un programme de la FAO qui fournit des semences à des familles vivant en milieu rural, confrontées aux répercussions des conflits et de la sécheresse », a expliqué le pape dans une lettre remise par l’observateur permanent du Saint-Siège Mgr Fernando Chica Arellano.

Dans le message adressé au directeur général de la FAO José Graziano da Silva, Mgr Chica Arellano a précisé que le pape souhaitait « encourager les gouvernements ».

L’état de famine a été déclaré en février dans plusieurs régions du Soudan du Sud : quelque 6 millions d’habitants souffrent de malnutrition. Par ailleurs, les besoins humanitaires en Somalie, en Ethiopie, au Kenya, en Tanzanie et en Ouganda sont évalués à quelque 16 millions d’euros, soit 30% de plus qu’à la fin 2016.

Le pape François doit se rendre pour la deuxième fois au siège de la FAO à Rome le 16 octobre prochain, à l’occasion de la Journée mondiale de l’Alimentation, qui a cette année pour thème « Changeons le futur de la migration. Investissons dans la sécurité alimentaire et le développement rural ».

Lors de sa première visite, le 20 novembre 2014, le pape argentin avait dénoncé la spéculation sur les dentées alimentaires et le paradoxe de la surabondance et des stocks alimentaires détruits dans une partie du monde tandis que l’autre meurt de faim.

Il avait invité à lier, « au plan juridique », à la fois « le droit à l’alimentation et le droit à la vie, le droit à une existence digne, le droit à une protection légale qui n’est pas toujours adaptée aux personnes souffrant de la faim, mais aussi l’obligation morale du partage des richesses ». « Aucun système discriminatoire, de fait comme de droit, touchant l’accès au marché des aliments, ne devrait être pris comme modèle de modification des normes internationales destinées à l’élimination de la faim dans le monde », avait-il déclaré.

Anne Kurian, Zenit

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MAEP : Consultations citoyennes en Côte d’Ivoire

La Commission nationale du Mécanisme Africain d’Évaluation par les Pairs (CN MAEP) et les Organisations de la Société Civile (OSC) ont organisé le lancement des consultations citoyennes les 11 et 12 juillet 2017 à la Maison de l’Entreprise (CGECI) à Abidjan Plateau.

Les consultations citoyennes constituent un maillon très important dans la chaîne de mise en œuvre du Mécanisme Africain d’Évaluation par les Pairs (MAEP) en Côte d’Ivoire.

Ces consultations s’inscrivent dans le cadre de l’auto-évaluation de la gouvernance. L’objet est de permettre aux populations à la base de participer en profondeur à l’évaluation de la gouvernance en Côte d’Ivoire.

Le MAEP a un caractère participatif, évolutif et inclusif. C’est l’occasion de faire des propositions concrètes afin d’améliorer la gouvernance. Celles-ci donnent un rôle  central aux OSCs . C’est ce qui explique l’implication de la Société civile ivoirienne organisée en groupes majeurs dont le réseau couvre toute l’étendue du territoire national.

Plus de 200 personnes des zones pré définies ont participé au lancement de ces consultations citoyennes à Abidjan. Notamment des femmes, des jeunes, des syndicats, des religieux, des personnes en situation de handicap, des organisations paysannes, des organisations professionnelles des médias, et une trentaine de participants de l’administration.

Ces consultations se dérouleront sur 3 semaines, à partir du 07 juillet 2017, sous forme d’un atelier éclaté dans les 6 zones géographiques de la Côte d’Ivoire.

Après les consultations d’Abidjan, ce seront celles des 5 zones de l’intérieur du pays. Une consultation sera menée par les groupes majeurs dans chacune des zones selon le découpage ci :

Zone 1 : Abidjan (District d’Abidjan, Lagunes et Sud Comoé);

Zone 2 : Bouaké (Vallée du Bandama, Lacs);

Zone 3 : Gagnoa (Sassandra, Marahoué, Gôh, Djiboua, Bas-Sassandra);

Zone 4 : Korhogo (Denguélé, Savanes);

Zone 5 : Man (Montagne, Woroba);

Zone 6 : Abengourou (Zanzan, Indénié- Djuablin).

Le MAEP privilégie le dialogue et les échanges. Cela implique les citoyens, favorise leur participation aux outils de la base ; permet de connaître les attentes et les contraintes des différents groupes présents sur le territoire national. Les peuples sont donc consultés pour entendre leurs avis. «Le MAEP est la voix des sans voix» a argué le Président de la CN MAEP, Bernard Konan.

Pendant les consultations, les participants seront repartis en 4 sous-groupes de travail correspondant au 4 thématiques du MAEP.

Thématique 1 : La démocratie et la bonne gouvernance politique ;

Thématique 2 : La gestion et gouvernance économique ;

Thématique 3 : La gouvernance des entreprises ;

Thématique 4 : Le développement socio-économique.

La phase de lancement des consultations citoyennes a permis de sortir un Rapport consignant les observations d’Abidjan. Cela sera réédité dans les grandes villes pré définies de la Côte d’Ivoire selon le découpage prévu.

A propos de Rapport, le Président du panel des éminentes personnalités,  le Professeur Kayal   du MAEP continental recommande à tous un Document final reflétant l’expression du peuple de Côte d’Ivoire : un Document factuel et réaliste. «Ayez à cœur la qualité de ce Document» a-t-il conclu.

Le MAEP est un moteur d’accélération de la gouvernance. Les consultations citoyennes constituent la clé de voûte  du processus du MAEP.

Le processus a bénéficié de l’appui stratégique et financier de la Communauté Economique pour l’Afrique (CEA) et du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD).

Patrice Kouakou

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