Nouvel an 2018: La paix est le fruit de l’engagement de chacun

IMG_1194La nouvelle année 2018 débute avec le nom de Jésus qui lui fut donné le huitième jour après sa naissance : jour de vœux, de réjouissances et de retrouvailles. Marie demeurait toujours intimement unie à son Fils et coopérait à l’œuvre du Sauveur à un titre absolument unique. Marie est celle qui nous permit d’accueillir l’auteur de la vie, Jésus Christ, notre Seigneur.

En ce jour premier jour de l’an, l’Église nous invite à célébrer Marie, Mère de Dieu. La Bienheureuse Vierge Marie, Reine des Apôtres, est l’exemple parfait de la vie spirituelle et apostolique.

« Méditer et réfléchir théologiquement et spirituellement le rôle de Marie dans l’histoire du salut, reste donc une nécessité vitale pour les chrétiens qui désirent accueillir intégralement le Christ dans le mystère de son Église. » dixit le Jésuite, René De Haes dans Marie et le pèlerinage de la foi.

Jésus enseignait: « Heureux les artisans de paix, car ils seront appelés fils de Dieu» (Mathieu 5, 9). Dans la Bible paix se dit shalom, en hébreu, et désigne l’état de l’homme qui possède le bien-être de l’existence quotidienne et vit en harmonie avec la nature, avec lui-même et avec Dieu.

Dans son Magnificat, Marie proclame : « Toutes les générations me diront bienheureuse » Cf. Évangile de Saint Luc 1, 48. Pour Saint Bernard, si Marie nous tient, nous ne tombons pas ; si elle nous protège, nous ne craignons rien.

Le terrorisme est le premier problème de sécurité des Etats au 21e siècle, autant en Occident que dans le reste du monde. Face aux menaces terroristes qui pèsent sur tous, les États restent en alerte.

Selon la Radio Télévision Suisse (RTS), l’Afrique constitue une cible de choix des terroristes, principalement islamistes. Depuis le début de l’année 2017, 343 attentats y ont fait au moins 2600 victimes, soit 22 fois plus qu’en Europe.

La comparaison avec un décompte similaire en Europe montre l’étendue du terrorisme en Afrique. La violence terroriste sévit quasi quotidiennement en Afrique. Les États africains font ainsi face aux questions de paix, de sécurité et d’intégration.

Nous invitons tous en ce 1er jour de l’an 2018, à accepter la culture de la vérité pour mettre fin aux menaces terroristes et aux vicissitudes qui pèsent sur tous.

« Nous devons apprendre à vivre ensemble comme des frères, sinon nous allons mourir tous ensemble comme des idiots. » exhorte Martin Luther King.

Ainsi tous les hommes sont condamnés à vivre ensemble. David Hertz renchérit cette invitation en ces termes : « La paix ne consiste pas à gommer les différences, mais à les faire cohabiter dans l’harmonie. » 

Ainsi les populations des cinq continents, notamment les africains doivent, d’abord se réconcilier entre eux, ensuite reconstruire les États ayant à l’esprit la bonne gouvernance, et enfin s’investir pour la paix et la stabilité.

L’on doit apprendre à vivre, en marchant à la lumière de l’Évangile, la Bonne Nouvelle, seul guide sûr dans un monde qui a perdu la vision de la lumière du ciel et qui regarde seulement vers les lumières de la terre.

Kofi Annan, secrétaire général des Nations Unies de 1997 à 2006, disait: «Sans progrès, il n’y a pas de paix possible. Sans paix, il n’y a pas de progrès possible.» Tout le monde la considère importante.

Ils sont nombreux les hommes et les femmes de paix qui, chrétiens ou pas, ont consacré leur vie à la défense des plus pauvres, des exclus. Dom Helder Camara au Brésil, sœur Emmanuelle au Caire, Pietro Bartolo à Lampedusa, Marguerite Barankitseau Burundi, chacun à son époque et dans les circonstances de sa vie a su mener ce combat pour la paix et la justice.

Au sujet des migrants, le Saint Père, le Pape François révèle ceci : « Ceux qui fomentent la peur des migrants, parfois à des fins politiques, au lieu de construire la paix, sèment la violence, la discrimination raciale et la xénophobie, sources de grande préoccupation pour tous ceux qui ont à cœur la protection de chaque être humain. »

Avec Dom Helder Camara, adressons nous à Marie : Prête nous ta voix, chante avec nous ! demande à ton Fils qu’en  nous tous se réalisent pleinement les desseins du Père.

Que le Saint-Esprit nous fasse goûter le bonheur de la repentance, du pardon, de la réconciliation et de la paix.

Patrice Kouakou

  

 

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Bouaké / Lutte contre la corruption : Un leader de jeunes invite la jeunesse

Alumni phot 03Le camp national des jeunes leaders pour l’intégrité tenu à Bingerville en début du mois de décembre 2017  à l’initiative de l’ONG Open Africa Initiative (OAI) ne passe pas sans écho dans la région de Gbêkè, au centre de la Côte d’Ivoire.

Les anciens boursiers du gouvernement américain (alumni) entendent inculquer cette valeur à la jeunesse de la région de Gbêkè en vue d’une lutte efficace contre la corruption, un mal qui gangrène la société ivoirienne depuis des lustres.

A l’initiative d’un des leurs, François N’Guessan dit M’BRA II, Jeune Leader, représentant la région de Gbêkè au camp national d’intégrité 2017 à Bingerville,  journaliste, actuel chargé des affaires Extérieures de l’Union Nationale des Journalistes Correspondants de Presse de Côte d’Ivoire (UNAJCOPCI) et représentant de la Côte d’Ivoire au programme d’échange culturel aux USA (IVLP 2014), les alumni ont tenu une rencontre le 29 Décembre 2017 à American Corner à l’Université Alassane Ouattara.

A l’entame de cette rencontre, François N’Guessan a rendu un vibrant hommage au gouvernement Américain pour son engagement à accompagner la Côte d’Ivoire à la bonne gouvernance à travers la formation de jeunes leaders au cours de différents programmes d’échanges.

Il a dénoncé la corruption, base de tous les maux qui s’enracinent dans l’administration et dans tous les secteurs d’activités en Côte d’Ivoire avant d’exhorter la jeunesse à se dresser contre ce fléau.

« Chers alumni, nous sommes des ambassadeurs pour la bonne gouvernance. Le gouvernement Américain nous a formés pour servir notre pays. Il est donc temps que nous nous levions, avec tous les jeunes de la région de Gbêkè pour dire NON à la corruption ! » a-t-il appelé

Les alumni comptent mener des actions d’envergure dans la région de Gbêkè après la restitution du séminaire des jeunes Leaders pour l’intégrité.

Ils appellent les autorités administratives, politiques, religieuses et coutumières à les accompagner dans leur combat pour le bien-être des populations.

« Autorités de la région de Gbêkè, nous reconnaissons vos efforts pour le développement de la région. Nous demandons votre collaboration pour combattre la corruption jusqu’à son dernier retranchement.» ont-ils lancé.

Selon le dernier rapport de l’ONG Transparency International, publié en janvier 2017, la Côte d’Ivoire est passée de 106ème pays le plus corrompu sur 167 en 2015 à 108ème sur 167 en 2016.

Source: Anciens boursiers Ivoiriens du Gouvernement Americain

 

 

 

 

 

 

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Mali : les images du déjeuner entre le président IBK et Amadou Toumani Touré

Mali déjeuner chez IBK avec ATTRevenu le 24 décembre de son exil dakarois, l’ancien président Amadou Toumani Touré (ATT) a été convié à un déjeuner avec l’actuel chef de l’État malien, Ibrahim Boubacar Keïta. Jeune Afrique vous dévoile en exclusivité les images de cette rencontre.

Après leur retour en avion dimanche matin à Bamako, où ils ont été accueillis par le Premier ministre et le ministre de l’Intérieur, ATT et son épouse Touré Lobbo Traoré se sont rendus directement à un déjeuner dans la résidence privée du chef de l’État, dans le quartier bamakois de Sébénikoro.

L’ancien couple présidentiel y a été reçu par IBK, ainsi que son épouse Keïta Aminata Maïga et leur fils Karim Keïta. Souriants et décontractés, les convives ont dégusté un labadja, un plat traditionnel à base de pâte de farine que l’on trempe dans un ragoût de mouton.

Deux jours plus tôt, IBK avait officialisé le retour de son prédécesseur au Mali lors de la cérémonie de lancement de la Journée nationale des communes. « Le moment est venu de dire à notre jeune frère Amadou Toumani Touré de revenir au Mali, avait alors déclaré le chef de l’État malien. Il a quitté le pouvoir de manière légale. […] C’est pourquoi, au nom du Mali, je l’ai décidé. Je dis : « Mon cher cadet, il est temps de revenir, le climat me semble favorable. » […] Il est temps que nous dépassions les petites passions. Le Mali d’aujourd’hui a besoin de cela. »

Le retour d’ATT marque la fin de son exil à Dakar, où il s’était réfugié suite au coup d’État de la junte d’Amadou Haya Sanogo en mars 2012. Il avait un temps été menacé de jugement pour « haute trahison » devant la Haute cour de justice malienne, pour sa gestion de la crise touarègue. Des accusations restées sans lendemain, après la décision de l’Assemblée nationale d’abandonner définitivement les poursuites en décembre 2016.

JEUNE AFRIQUE

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Patricio Mendez Del Villar (Cirad) : « L’autosuffisance en riz est une question politique »

Les pays africains sont encore loin de l’autosuffisance alimentaire, selon Patricio Mendez Del Villar, chercheur au Cirad.

Depuis la crise de 2008, les gouvernements africains claironnent qu’ils se rapprochent de l’autosuffisance en matière de riz, céréale qui fait partie de l’alimentation africaine au même titre que le maïs, le mil ou le sorgho.

Néanmoins, ceux-ci sont loin du compte, selon Patricio Mendez Del Villar, chercheur au Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad).

Jeune Afrique : L’amélioration de la production de riz en Afrique depuis les « émeutes de la faim » de 2008 est-elle une réalité ?

Patricio Mendez Del Villar : Oui, les pays africains ont fait de gros efforts pour produire plus de riz, en offrant à leurs riziculteurs des engrais moins chers, des semences améliorées et des crédits pour faciliter leurs équipements. La production africaine progresse au rythme annuel de 5% par an, avec des pointes comme au Sénégal (+16 % en 2016) ou bien en Côte d’Ivoire, dont la production a triplédepuis la fin de la guerre civile.

L’Afrique peut-elle atteindre l’autosuffisance en matière de riz ?

Actuellement, elle est confrontée à deux problèmes : elle consomme de plus en plus de riz, soit +2,5 % par an et par tête, et sa population croît rapidement. Cela explique que ses importations de riz croissent de 5 % en moyenne, c’est-à-dire dans la même proportion que sa production.

Le taux de couverture de la production du continent sur sa consommation tourne autour de 55 % à 60 %. En matière de tonnages, le déficit a même tendance à se creuser. Madagascar importe seulement 10 % de sa consommation. Le Mali est proche de l’autosuffisance.

La confiance ne règne pas entre professionnels, les riziculteurs se font donc payer en espèces, ce qui limite les volumes proposés

L’Afrique peut-elle faire mieux ?

Pour cela, il faut qu’elle sache que, dans les zones où il est possible de faire deux récoltes par an, il est indispensable de créer des capacités de stockage convenable. Dans les zones où il n’y a qu’une seule récolte, c’est une logistique de transport coûteuse qu’il convient de mettre en place. D’autre part, dans certains pays comme le Sénégal, la filière du riz manque de professionnalisme. Les contrats entre les rizeries et les producteurs ne sont pas bien respectés de part et d’autre, en raison de surenchères des prix. La confiance ne règne donc pas entre professionnels et les riziculteurs se font ainsi payer en espèces, ce qui limite les volumes proposés.

Le riz importé du Vietnam ou de Thaïlande ne connaît pas ces difficultés. Sa disponibilité ne dépend pas des pluies. Il arrive toute l’année. Il est moins cher que le riz local et de meilleure qualité. Il y en a désormais sur les marchés pour tous les goûts – depuis les brisures jusqu’au riz parfumé – et pour toutes les bourses. Comment ne pas s’étonner que les consommateurs et les commerçants le préfèrent ?

L’Afrique doit monter en production, en qualité et en quantité, surtout pour créer les emplois agricoles et industriels dont elle a un besoin urgent

Dans ces conditions, faut-il abandonner l’objectif d’autosuffisance ?

L’autosuffisance en riz est une question politique, notamment au Sénégal ou au Nigeria, où les gouvernements l’invoquent de façon récurrente. En fait, il faut dépasser la question de la sécurité alimentaire et comprendre que l’Afrique doit monter en production, en qualité et en quantité, surtout pour créer les emplois agricoles et industriels dont elle a un besoin urgent, pour préserver son autonomie en cas de hausse des cours mondiaux du riz et pour améliorer ses balances commerciales

Jeune Afrique

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Les petits paysans victimes du réchauffement et de la faim

petits-paysans-africainsLes petits paysans exposés au réchauffement climatique et à l’insécurité alimentaire, particulièrement en Afrique, doivent être urgemment aidés, sous peine de faire grossir le flux des migrants et réfugiés, avertissent organisations internationales et ONG.

« Je ne veux pas être alarmiste, mais lorsqu’on regarde l’augmentation de la population prévue, si l’investissement à long terme en milieu rural n’est pas soutenu, le problème des migrations que nous voyons aujourd’hui pourrait s’amplifier » a prévenu début décembre à Paris, le Togolais Gilbert Houngbo, président du Fonds international de développement agricole (Fida), agence onusienne basée à Rome.

La population d’Afrique subsaharienne -645 millions de personnes en 2015- « est appelée à augmenter de 1,4 milliard d’ici 2055 », ce qui constitue « une caractéristique démographique unique dans l’histoire mondiale », confirme l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) dans son premier « Atlas sur les migrations rurales en Afrique subsaharienne » publié en novembre.

D’ici la moitié du siècle, la population rurale subsaharienne devrait augmenter de 63%, selon l’ouvrage.

L’Afrique subsaharienne est d’ailleurs « la seule région au monde où la population rurale continuera de croitre après 2050 » ajoute la FAO.

Cocktail explosif, alors que la sous-alimentation a augmenté en Afrique l’an passé, touchant 22,7% de la population contre 20,8% en 2015, soit 224 millions de personnes, un quart de la population mondiale touchée par la faim.

Cette brusque remontée des chiffres de la faim en 2016, après dix ans d’amélioration quasi-constante s’explique par les conflits (Soudan du sud notamment) et les sécheresses qui perdurent (Ethiopie, Somalie) liées au réchauffement climatique, selon la FAO.

80% des pauvres vivent en zone rurale 

Pour éviter un embrasement, les organisations internationales comme le Fida plaident pour une augmentation des aides au secteur agricole producteur d’alimentation, afin de lutter à la fois contre la faim et le réchauffement.

80% des quelque 800 millions de personnes très pauvres dans le monde -vivant avec moins de 1,90 dollar par jour- habitent dans des zones rurales, et 65% d’entre elles travaillent dans l’agriculture, plaide le Fida.

« Ces petits exploitants n’ont qu’une responsabilité minime dans les émissions de gaz à effet de serre, et pourtant ils subissent certains des effets les plus dévastateurs du changement climatique » ajoute la Fondation Bill et Melinda Gates, qui a annoncé mardi à Paris un investissement de 300 millions de dollars pour aider les agriculteurs d’Afrique et d’Asie à faire face au changement climatique.

Au fur et à mesure de l’intensification du réchauffement, « des moyens de subsistance disparaîtront, et les pressions d’origine climatique pourraient contraindre des populations à abandonner leurs habitations et leurs communautés, à la recherche de meilleures conditions de vie » avertit aussi la Fondation.

L’Union Européenne va également investir dans l’agriculture durable, afin de trouver des solutions pour augmenter les rendements des récoltes en zones sèches, et protéger les cultures contre sécheresse, inondations, parasites ou maladies végétales.

Les spécialistes comptent travailler sur des maladies « qui menacent de détruire les récoltes de manioc, patate douce ou igname, constituant la base de l’alimentation en Afrique centrale et en Afrique de l’Ouest », souligne la fondation américaine.

Alors que des ONG comme Oxfam ou CCFD Terre Solidaire militent depuis longtemps pour le soutien aux populations rurales, de grands groupes privés commencent à comprendre l’intérêt de participer à l’effort collectif en faveur de la ruralité dans des pays en voie de développement.

Le fonds d’investissement Livelihoods, qui regroupe de grands noms de l’industrie européenne (Michelin, Danone, Hermès, Credit Agricole, SAP, Schneider Electric..) vient d’investir dans un deuxième fonds carbone de 50 millions d’euros, après avoir replanté 130 millions d’arbres en Afrique, Inde et Indonésie.

Certes, ce faisant, les entreprises allègent leur bilan carbone, mais elles choisissent aussi de soutenir des communautés paysannes fragiles, via des ONG locales, du pied du mont Kenya au delta du Gange, en passant par le Burkina Faso ou la Casamance (Sénégal).

« C’est bien un des paradoxes révoltants de notre époque, ceux qui sont censés produire pour nourrir le monde n’ont pas eux-même de quoi nourrir leur famille », souligne Livelihoods. Trois quart des personnes souffrant de malnutrition dans le monde sont des petits fermiers, des pêcheurs, et des éleveurs pauvres.

Source : tv5monde.com

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Ce qu’il faut retenir du 52e sommet de la Cedeao

Faure Gnassingbé CedeaoNomination de l’Ivoirien Jean-Claude Brou à la présidence de commission de la Cedeao, situations du Togo, de la Guinée-Bissau et de la Gambie, intégration économique insuffisante… Jeune Afrique décrypte le communiqué final de la 52e Conférence de la Cedeao, qui s’est tenue le 16 décembre à Abuja.

Les chefs d’État et de gouvernement de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) ont tenu samedi 16 décembre leur 52e Conférence à Abuja, au Nigeria. Une occasion de faire un point sur tous les dossiers en cours dans la région.

  • Une intégration économique encore faible

Selon le communiqué final diffusé par l’institution, les participants ont déploré le faible niveau du taux d’intégration économique après plus de quarante ans d’existence de la Cedeao, et ont appelé à l’accélération des projets et programmes intégrateurs, « aussi bien dans le domaine des infrastructures que dans le domaine plus global de l’amélioration de l’environnement des affaires et de la compétitivité des entreprises ».

Le projet de création d’une union monétaire n’est par exemple qu’un lointain objectif, pour lequel la conférence a exhorté les États « à prendre les mesures nécessaires pour le respect des principaux critères de convergence nécessaire à la mise en place d’une union monétaire viable et crédible ».

Pour la libre circulation des personnes et des biens, la Conférence a pris note de « la persistance de barrières tarifaires et non-tarifaires ainsi que des pratiques anormales sur les corridors et les frontières des États membres ». Elle a de ce fait accédé à la requête du président de la Task Force de renforcer ses prérogatives lui permettant d’effectuer des contrôles inopinés pour débusquer des agents indélicats et d’en faire rapport aux autorités politiques des États membres visités.

  • Le code des douanes adopté

La Conférence de la Cedeao a en revanche pu adopter le code des douanes de la Cedeao, « qui établira un cadre juridique commun pour les procédures douanières dans tous les États membres et contribuera ainsi à l’amélioration de l’environnement des affaires et à la facilitation des échanges dans l’espace Cedeao.

  • Des perspectives économiques encourageantes

La Conférence s’est félicitée des bonnes perspectives en matière de croissance économique de la région dont le taux de progression du PIB réel est projeté à 2,1 % en 2017 et 3, 1 % en 2018, contre 0,2 % en 2016, principalement en raison de la reprise prévue des prix des principaux produits exportés par les États membres de la Cedeao, ainsi que de l’amélioration de la sécurité dans les zones de production pétrolière. Afin de conforter ces résultats, la Conférence a exhorté les États membres à poursuivre les réformes structurelles engagées pour s’affranchir des fluctuations des cours des matières premières et permettre à leurs économies d’être plus résilientes face aux chocs exogènes.

En revanche, la Conférence a exprimé sa préoccupation « au regard de la campagne agropastorale qui a été mitigée et de la situation alimentaire et nutritionnelle de millions de personnes dans l’espace Cedeao qui sont en besoin d’assistance » et s’est engagée « à mobiliser tous les efforts nécessaires dans les pays et à l’échelle régionale pour venir en aide aux personnes vulnérables ».

  • Terrorisme : la Cedeao demande des soutiens financiers pour le G5 Sahel 

Si la Conférence s’est félicitée « des résultats positifs enregistrés par la Force multinationale mixte du Bassin du Lac Tchad dans la lutte contre Boko Haram et des avancées considérables réalisées dans l’opérationnalisation de la force conjointe du G5 Sahel », elle « reste préoccupée face à l’expansion des attaques terroristes dans la région ». Elle a lancé un appel à la communauté internationale pour qu’elle apporte son soutien financier au G5 Sahel.

La Conférence a encouragé les États membres de la Cedeao « à mieux partager les renseignements et informations entre eux afin de lutter contre le terrorisme dans la région » et a annoncé son soutien au Système d’information policière de l’Afrique de l’Ouest (Sipao), destiné à accroître la capacité des services de sécurité à combattre la criminalité transnationale et le terrorisme.

  • Migrants en Libye : « l’esclavage moderne » fermement condamné

Exprimant sa « profonde indignation face aux traitements inhumains infligés aux migrants et réfugiés africains en Libye » la Conférence « s’engage à travailler avec les organisations internationales partenaires pour mettre rapidement fin à ces pratiques barbares ». Elle soutient la demande de l’Union Africaine pour qu’une enquête internationale soit diligentée et que les auteurs de ces actes criminels soient identifiés et punis.

  • Guinée-Bissau : un mois pour faire respecter l’Accord de Conakry

La Conférence, qui « regrette profondément le manque d’avancées dans le processus de paix en Guinée-Bissau », a demandé aux présidents guinéen Alpha Condé et togolais Faure Gnassingbé « de mener les consultations avec toutes les parties prenantes à l’Accord de Conakry dans un délai de un mois, faute de quoi des sanctions collectives et individuelles seront appliquées à toutes les personnes qui entravent la mise en œuvre de ces accords ».

  • Togo : Faure Gnassingbé à la tribune, de nombreux manifestants dans la rue

Alors que Faure Gnassingbé, chef de l’État togolais, assurait la présidence de la conférence, des milliers de personnes étaient à nouveau descendues dans les rues de Lomé, comme depuis plusieurs semaines, pour réclamer des réformes constitutionnelles et institutionnelles, rapporte l’AFP. La situation politique togolaise a été jugée « préoccupante » par la Conférence qui a « condamné fermement toutes les formes de violences et de débordements » et « s’est félicite des mesures d’apaisement et de décrispation adoptées par le gouvernement togolais afin de créer un environnement propice à l’ouverture du dialogue national ». Les chefs d’État et de gouvernement de la Cedeao ont appelé les acteurs politiques togolais « à s’engager pleinement et dans les plus brefs délais, dans un dialogue inclusif pour parvenir à la mise en œuvre des réformes politiques ».

  • Au Mali, une situation « toujours préoccupante »

Si la Conférence s’est réjouie de la signature d’une trêve entre les belligérants, le 23 août 2017, les chefs d’État et de gouvernement « demeurent préoccupés par la multiplication des attaques terroristes au nord et au centre du pays ».

  • Gestion de l’après-Jammeh en Gambie

La Conférence a salué la mise en place de la Commission Vérité, réconciliation et réparations (CVRR) en Gambie et a exhorté Banjul « à veiller à ce que la volonté de rendre justice aux victimes du régime de l’ancien président Yahya Jammeh le soit dans le strict respect des lois gambiennes et des normes et principes internationaux ». Elle a en outre appelé la communauté internationale à « soutenir, de manière coordonnée, les efforts entrepris par le Gouvernement gambien afin d’assurer la relance économique et la stabilité du pays ».

  • Élections au Liberia

La Conférence a « pris note de la convocation du corps électoral pour le second tour de l’élection présidentielle le 26 décembre 2017 », et a exhorté les deux candidats, George Weah et Joseph Boakai, « à mener une campagne pacifique et à ne recourir qu’aux moyens légaux pour régler tout éventuel différend électoral ». Le communiqué final diffusé par la Cedeao ne mentionne pas la demande de report de l’élection déposé le 14 décembre par le parti de l’Unité, la formation de Joseph Boakai.

  • Un comité pour étudier la candidature de nouveaux membres

Le Maroc, la Tunisie et la Mauritanie ayant déposé des demandes d’adhésion à la Cedeao – le premier en qualité de membre, le deuxième en qualité de membre observateur et le dernier en qualité de membre associé – la Conférence a estimé que ces différents dossiers « devraient être précédés par la mise en place de cadre institutionnel approprié qui devrait constituer la base juridique de telle décision ». Elle a décidé de mettre en place un comité de chefs d’État et de gouvernement pour superviser l’étude approfondie des implications de ces adhésions, composé de représentants du Togo, de la Côte d’Ivoire, du Ghana, de la Guinée et du Nigeria.

  • Jean-Claude Brou devient président de la Commission

Lors du 48e sommet de la Cedeao, qui s’était tenu les 16 et 17 décembre 2015 à Abuja, les chefs d’État et de gouvernement avaient décidé de la fin des mandats en cours des fonctionnaires statutaires pour le 28 février 2018. En application de cette décision, Jean Claude Brou, actuellement ministre de l’Industrie et des Mines de Côte d’Ivoire a été nommé président de la commission de la Cedeao, pour un mandat de quatre ans à compter du 1er mars 2018. Il remplace à ce poste le Béninois Marcel de Souza.

  • Prochain sommet

La prochaine session ordinaire de la conférence des chefs d’État et de gouvernement aura lieu à Lomé, au Togo, en juin 2018.

Jeune Afrique

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Développement durable: Le Vice-Président de la République de Cote d’Ivoire a visité le Centre d’Excellence contre la faim au Brésil

Bresil-Daniel-Kablan-DUNCAN-0004En mission d’imprégnation à Brasilia, capitale de la République fédérative du Brésil, le vice-Président de la République, SEM Daniel Kablan DUNCAN, a visité, mercredi après-midi, le Centre d’Excellence contre la faim dans ce pays.

Ce centre, symbole et référence mondiale en matière d’alimentation scolaire et de sécurité alimentaire et nutritionnelle, intéresse la Côte d’Ivoire qui ambitionne d’abriter un centre d’excellence identique.

Facilitateur national pour la campagne dénommée ‘’faim zéro’’, le vice vice-Président de la République multiplie au Brésil les contacts pour une bonne connaissance de l’expérience du Brésil en la matière. Le centre indique en effet des voies pour atteindre un monde ‘’faim zéro’’ dans le cadre du développement durable.

Ainsi donc, en présence du directeur régional du Programme alimentaire mondial (Pam) pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, le sénégalais Abdou DIENG, de l’ambassadeur représentant la Côte d’Ivoire auprès de l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (Fao), du Fonds international de Développement agricole (Fida) et du Pam, SEM Seydou CISSE, le vice-Président de la République s’est fait longuement présenter les objectifs et le fonctionnement du centre d’excellence brésilien contre la faim, par le directeur, M. Daniel BALABAN, et le chef du projet, Mme Christiane VOUANE.

Auparavant dans la matinée, le vice-Président de la République avait pris part à une importante session sur la même thématique de l’élimination de la faim. C’était dans les locaux du prestigieux palais d’Itamaraty qui abrite le ministère brésilien des Relations extérieures

L’autre temps fort aura été la rencontre que le vice-Président de la République et sa suite ont eue avec le ministre brésilien du Développement social M. Osmar TERRA. L’essentiel de cette séance de travail a porté sur les voies et moyens de donner un coup de fouet à la coopération ivoiro-brésilienne.

Le ministre brésilien a exprimé sa ferme volonté de développer la coopération avec la Côte d’Ivoire. « Nous sommes disposé à développer des échanges pour qu’on travaille ensemble. Nous sommes heureux de pouvoir disposer de cette possibilité de coopération », a souline le ministre brésilien.

Le vice-Président de la République, qui a rappelé la volonté du Président de la République, SEM Alassane OUATTARA d’œuvrer à une croissance ivoirienne de plus en plus inclusive, s’est réjoui de cette coopération dans le domaine du développement social.
Le dossier nutrition et d’autres points s’inscrivent absolument dans cette quête d’un développement inclusif que veulent les autorités ivoiriennes.

Pour amplifier et entrer dans les détails de cette coopération ivoiro-brésilienne dans le domaine du développement social, le ministre de l’emploi et de la protection sociale, M. Jean Claude KOUASSI qui accompagne le vice-Président de la République dans cette tournée d’induction, a eu une autre rencontre avec les services du ministère brésilien du Développement social. Le ministre Jean Claude KOUASSI avait à ses côtés ses conseillers et collaborateurs.

Dans la soirée, l’ambassadeur Sylvestre AKA a convie le vice-Président de la République et toute sa délégation a une réception dans les locaux de l’ambassade ivoirienne sis dans le prestigieux quartier d’Asa Norte en présence du corps diplomatique et de nombreux Ivoiriens établis au pays du roi Pelé, des amis de la Côte d’Ivoire.

Dans l’échange de toasts, l’ambassadeur du Cameroun, SEM Martin MBEGUE, doyen du corps diplomatique africain en exercice, et le vice-Président de la République ont, tour à tour, loué la qualité des relations avec le Brésil depuis déjà de nombreuses décennies et ont plaidé en faveur d’un Développement basé sur la paix et la coopération.

Pour sa part, l’ambassadeur Sylvestre AKA a loué les grandes qualités du vice-Président de la République et son engament résolu et déterminé aux côtés du Président Alassane OUATTARA pour le développement et, surtout, pour l’émergence de la Côte d’Ivoire à l’horizon 2020.

Le Service Communication du vice-Président de la République

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