Archives pour la catégorie Société Civile

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L’ONU souligne l’interdépendance et les synergies entre une paix durable et un développement durable

Les 17 Objectifs de développement durable (ODD) du Programme de développement durable à l’horizon 2030 de l’ONU. Photo : ONU/Project Everyone

Lors d’un dialogue de haut niveau consacré aux synergies entre le Programme de développement durable à l’horizon 2030 et le maintien de la paix, le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a souligné la nécessité d’une réponse mondiale qui s’attaque aux causes sous-jacentes des conflits et intègre la paix, le développement durable et les droits de l’homme de manière holistique, et ce, de la conception à l’exécution.

« Notre priorité est la prévention : la prévention des conflits, des pires effets des catastrophes naturelles et autres menaces humaines à la cohésion et au bien-être des sociétés », a insisté le Secrétaire général dans un discours.

Les meilleurs outils de la prévention et de la paix durable sont un développement inclusif et durable, a martelé M. Guterres qui a identifié deux défis majeurs : l’éducation, qui est la condition préalable à la paix et au développement économique, et l’emploi productif et le travail décent, notamment des jeunes, qui sont essentiels à des sociétés stables et sûres.

L’alignement des objectifs des entreprises avec les visées stratégiques de la communauté internationale est déjà apparent dans l’explosion de l’économie verte, s’est réjoui le Secrétaire général qui a cité des estimations montrant que les économies et les revenus que l’on tirerait de la mise en œuvre du Programme 2030 se chiffrent à des dizaines de milliers de milliards de dollars.

Pour accompagner les Etats membres, le Secrétaire général a souligné que l’ONU doit, elle aussi, être prête à se réformer. Il a ainsi identifié trois grands domaines de réforme : les opérations de maintien de la paix, le système des Nations Unies pour le développement et l’administration de l’ONU. Avec ces réformes, M. Guterres estime qu’il est essentiel de créer une nouvelle génération de partenariats avec les gouvernements, la société civile, les organisations régionales, les institutions financières internationales, les universités et le monde des affaires.

La dernière partie de l’équation est, a reconnu le Secrétaire général, le financement. Il faut mettre en œuvre le Programme d’action d’Addis-Abeba et aller au-delà. Les pays en développement, a-t-il expliqué, doivent avoir accès aux technologies et aux marchés et ils ont besoin que les pays développés honorent leurs engagements en faveur de l’aide. Les institutions financières internationales devraient aider les pays à accéder aux marchés financiers et aux investissements étrangers directs. L’aide publique au développement (APD) comme l’aide humanitaire doivent être allouées stratégiquement conformément à des risques et des besoins clairement identifiés.

La paix durable : « moyen et fin » du développement durable

Le Président de l’Assemblée générale, Peter Thomson, a rappelé que, de la même manière que le Programme de développement durable à l’horizon 2030 reconnait l’importance de promouvoir des sociétés pacifiques, justes et inclusives pour réaliser chacun de ses 17 objectifs, les résolutions sur la pérennisation de la paix reconnaissent l’importance du développement durable pour le maintien de la paix.

« Sans paix durable, le développement durable est quasiment impossible ; nous savons que c’est la vérité», a déclaré M. Thompson.

Dix-sept pays dans le monde sont touchés par des conflits prolongés et deux milliards de personnes vivent dans des nations où sévissent fragilités, conflits et violences, a relevé le Président, soulignant que 95% des réfugiés et des personnes déplacées vivent dans des pays secoués par le même conflit depuis 1991.

Selon le Président de l’Assemblée générale, le monde doit agir sur deux fronts ; Tout d’abord impulser un élan « irrésistible » dès à présent, lors de cette phase préliminaire de la mise en œuvre du Programme 2030, en mobilisant les Etats membres, le secteur privé, la société civile et le milieu universitaire. Mais aussi reconnaître la paix durable à la fois comme « moyen et fin » du développement durable, et investir, « financièrement et intellectuellement », dans la paix durable.

Centre d’actualités de l’ONU


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Qu’est-ce que le MAEP ?

Outil de mesure de la bonne gouvernance par la gestion participative en Afrique, le Mécanisme Africain d’Evaluation par les Pairs ( MAEP ) a été créé 09 mars 2003 à Abuja au NIGERIA sous l’égide  de l’Union Africaine, et des chefs d’Etat et de gouvernement en charge du Nouveau Partenariat pour le Développement en Afrique (NEPAD).

Ce programme qui prévoit le suivi et le contrôle de la gouvernance politique, sociale, économique et culturelle en Afrique, a pour objet principale : de favoriser l’adoption de politiques, de normes et pratiques devant conduire à une stabilité politique, pour l’atteinte d’une forte croissance économique et un développement durable ; de même qu’à l’intégration économique accélérée à l’échelle sous régionale et continentale des Etats Africains.

Le Programme est décliné dans chaque pays, qui y adhère, par la mise en œuvre d’une COMMISSION NATIONALE DU MECANISME AFRICAIN D’EVALUATION PAR LES PAIRS (CN-MAEP), instituée par décret présidentiel. Les attributaires de la commission sont représentatifs de toutes les couches sociales dans chaque pays dont notamment la société civile, et les Organisations Professionnelles de journalistes et media (OPM). Ces instances participent au processus de contrôle et d’élaboration des différents rapports.

Ce programme d’auto évaluation compte à ce jour 35 pays membres dont la Côte d’Ivoire.

La Commission Economique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA) ; le PNUD ; constituent  les principaux partenaires technique de ce programme.

Le Programme est décliné dans chaque pays, qui y adhère, par la mise en œuvre d’une COMMISSION NATIONALE DU MECANISME AFRICAIN D’EVALUATION PAR LES PAIRS (CN-MAEP), instituée par décret présidentiel. Les attributaires de la commission sont représentatifs de toutes les couches sociales dans chaque pays dont notamment la société civile, et les Organisations Professionnelles de journalistes et media (OPM). Ces instances participent au processus de contrôle et d’élaboration des différents rapports.

Par BEN ALLAH

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Signature de convention avec le MAEP:La Côte d’Ivoire engage le processus de son auto-évaluation

Une signature de Convention entre la représentation Nationale du Mécanisme Africain d’Evaluation  par les Pair (CN-MAEP) et les groupements représentatifs du corps social ivoirien (organisations de la société civile, et représentants des faitières de journalistes et de médias), désignés « Les Groupes Majeurs », s’est tenue ce vendredi 18 novembre 2016,  au siège local du MAEP, sis Cocody, deux plateaux.

Exprimant sa satisfaction d’être parvenu à cet accord, avec les différentes institutions, elles-mêmes membres de la Commission Nationale du MAEP (CN-MAEP), le président de la Commission Nationale du MAEP, Monsieur Bernard KONAN, nommé par décret  Présidentiel le 10 juin 2015,  a donné les grands axes de la structuration du Mécanisme Africain d’Evaluation par les Pairs, puis indiqué, que cette signature marque de manière formelle, le déclanchement du processus d’auto-évaluation de la Côte d’ivoire.

Considérée comme la première étape d’une vaste procédure d’évaluation de la gouvernance  Politique, Économique, Sociale, Culturelle, de même que du point de vue des droits de l’homme, des libertés, et du principe de l’obligation de rendre compte, ce programme d’évaluation s’étale à terme, sur cinq grandes étapes :

  • 1- La période d’auto-évaluation, basé sur le renseignement de fiches d’information ; d’enquêtes de terrain, et d’études techniques par les équipe du MAEP, mettant à contribution principalement les groupes majeurs ;
  • 2- La mission d’évaluation et d’analyse du groupe d’expert du MAEP de L’UNION AFRICAINE dans le pays concerné suivi d’entretiens et de débats avec  les gouvernants et la société civile ;
  • 3- La rédaction d’un rapport par le groupe d’expert, sur la base des recherches et renseignements de l’auto-évaluation élaborée notamment avec le concours de la société civile (des groupes majeurs)  et des consultations avec le gouvernement;
  • 4- La transmission par le groupe d’expert du rapport ainsi rédigé au Président de la République, S.E.M Alassane OUATTARA, pour ce qui est de la Côte d’Ivoire;
  • 5- La diffusion et la promotion du rapport par les instances du MAEP et de l’UNION AFRICAINE avec le soutien du système des Nations Unies.

Aussi, pour la mise en route de ce vaste programme de gestion participative, les responsables du MAEP – Côte d’ivoire, ont décidé de procédé d’abord par la formation des différents responsables des groupe Majeurs, au cours d’un atelier d’opérationnalisation, dès le lundi 21 novembre 2016, et qui durera deux jours, au siège de la Commission Nationale du MAEP.  Le Représentant des organisations et professionnels de médias (OPM), Monsieur DEMBELE Yacouba,  qui assure la fonction de commissaire au sein de cette commission nationale du MAEP, a dit tout sa joie de participer à une telle plateforme de gestion participative qui dénote de l’engagement du président Alassane OUATTARA, à s’appuyer sur les communautés de base pour réussir son pari de l’émergence économique de la Côte d’ivoire à l’horizon 2020.

Par : BEN ALLAH ; Stéphane BENIHOUA ; TANOH  

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Bonne gouvernance en Afrique : Le M.A.E.P, un instrument de contrôle participatif

Ils sont légions, ces pays Africains qui aspirent à l’atteinte d’un niveau de développement économique dit émergeant à l’horizon 2020. Mais bien de paramètres et de critères subsistent quant à l’atteinte de ces objectifs si ambitieux, au nombre desquels : Un cadre de vie décent et de qualité pour la population, prenant en compte notamment, l’accès au logement, à l’eau, à l’électricité, à l’éducation pour tous ; aux infrastructures essentielles que sont les routes, les hôpitaux…, de même que la prise en compte des principaux indicateurs économiques que sont le PIB par habitant, l’indice de pauvreté, le niveau de démocratie, et la bonne gouvernance, pour ne citer que ceux-là.

Ces critères sont désormais mesurables et peuvent être appréciés avec la participation de la population, grâce un instrument de contrôle participatif désigné le M.A.E.P, entendez, « Mécanisme Africain d’Evaluation par les Pairs ».

Ce programme qui prévoit le suivi et le contrôle de la gouvernance politique, sociale, économique et culturelle en Afrique, a pour objet principale : de favoriser l’adoption de politiques, de normes et pratiques devant conduire à une stabilité politique, pour l’atteinte d’une forte croissance économique et un développement durable ; de même qu’à l’intégration économique accélérée à l’échelle sous régionale et continentale des Etats Africains.

Sous l’égide de l’UNION AFRICAINE, le MAEP est né de la volonté des chefs d’état et de gouvernement en charge de la mise en œuvre du Nouveau Partenariat pour l’Afrique (NEPAD), le 09 mars 2003 à Abuja au NIGERIA.

Le Programme est décliné dans chaque pays, qui y adhère, par la mise en œuvre d’une COMMISSION NATIONALE DU MECANISME AFRICAIN D’EVALUATION PAR LES PAIRS (CN-MAEP), instituée par décret présidentiel. Les attributaires de la commission sont représentatifs de toutes les couches sociales dans chaque pays dont notamment la société civile, et les Organisations Professionnelles de journalistes et media (OPM). Ces instances participent au processus de contrôle et d’élaboration des différents rapports. Pour ce faire, un niveau d’information et d’acquisition de connaissances sur le MAEP est indispensable aux journalistes.

C’est donc pour une meilleure appropriation de ces outils d’information en vue d’une réelle implication des OPM, qu’une délégation de la Commission Nationale du MAEP, conduite par son Secrétaire National, Monsieur KALILOU SYLLA, anime en ce moment, un séminaire d’information au siège de la Maison de la Presse au Plateau.

Rappelons que la Côte d’ivoire est le tout denier pays à faire son adhésion à ce programme de bonne gouvernance qui compte à ce jour, 35 pays membres sur les 54 du continent.

Par BEN ALLAH, Directeur de publication

E.Mail : scotland.tribune@gmail.com

Site web : www.africaland.info

Tel: 02 02 48 08