Archives pour la catégorie Santé

Afrique : quels programmes américains d’aide au développement Donald Trump pourrait-il supprimer ?

Commerce (Agoa), santé (Pepfar), énergie (Power Africa Fund)… Les trois anciens présidents américains Bill Clinton, George W. Bush et Barack Obama ont tous lancé leur programme de développement à destination des pays les moins avancés. Mais le tout nouveau locataire de la Maison-Blanche, Donald Trump, menace, lui, de couper dans les budgets.

Tour d’horizon des trois grands plans dont la remise en question pourrait affecter le continent.

Michael Pauron, Jeune Afrique

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Une étude scientifique conclut aux effets bénéfiques globaux de l’agriculture biologique

Pour la première fois en France, une étude quantifie les avantages et les inconvénients du bio dans les domaines de l’environnement, de la santé et de l’impact social. Le résultat ? Les bienfaits de l’agriculture bio sont confirmés.

Le tableau récapitulatif du rapport est clair : la majorité des cases sont vert foncé. La couleur signale les impacts positifs de l’agriculture biologique. Ils sont confirmés dans les domaines de la création d’emplois, de la moindre pollution de l’eau par les nitrates et les pesticides, de la plus faible consommation d’énergie à l’hectare, de l’impact réduit sur la biodiversité, de l’absence de maladies dues aux pesticides, ou encore de sa préférence pour le plein air, qui favorise le bien-être animal.

Vous avez sans doute déjà entendu ces arguments en faveur de l’agriculture biologique. Mais ce rapport est pourtant inédit : c’est la première fois que l’on tente, en France, de quantifier précisément ces bénéfices, afin de les rendre visibles tant pour le consommateur que pour le décideur politique.

Commandé par le ministre de l’Agriculture, Stéphane Le Foll, il y a un peu plus d’un an à l’Itab (Institut technique de l’agriculture biologique), le rapport Quantifier et chiffrer économiquement les externalités de l’agriculture biologique ? a été présenté par ses auteurs Natacha Sautereau et Marc Benoît, le 25 novembre dernier.

« Il y a externalité lorsque l’activité de production d’un agent a une influence non marchande (positive ou négative) sur le bien-être d’un autre sans qu’aucun ne reçoive ou ne paye une compensation pour cet effet. Les externalités ne sont pas directement visibles et mesurables par le consommateur », explique la synthèse du document. Les deux chercheurs ont pris en compte à la fois les impacts positifs de l’agriculture biologique pour la société et ses effets négatifs, le tout en comparaison avec l’agriculture conventionnelle.

« Une contamination généralisée de ses masses d’eau par les pesticides »

Pour procéder à cette évaluation, ils ont rassemblé une bibliographie de 280 références scientifiques et complété leur analyse par la consultation d’une vingtaine de chercheurs. « Cette étude touche à des domaines très divers, qui vont de la microbiologie des sols à l’épidémiologie en passant par l’économie, explique Natacha Sautereau. Nous avons donc sollicité des experts très différents. » Les externalités ont été regroupées en trois grandes catégories : environnement, santé et performances sociales. Pour chaque partie, la première étape est un essai de chiffrage global : combien d’animaux sont affectés par les pesticides ? Quelles maladies ont un lien avec l’exposition aux pesticides ? Combien d’emplois supplémentaires le bio crée-t-il ? Puis, pour chaque sujet, les auteurs ont cherché les études permettant d’établir un difficile chiffrage économique : quelle valeur donner à la vie d’un oiseau, au service de pollinisation des abeilles, aux gaz à effet de serre non émis ou à un sol en bonne santé ?

Exemple de cette démarche, l’eau, un sujet sur lequel les chercheurs ont pu aisément trouver de nombreuses études. Les chiffres rassemblés dans la synthèse du rapport sont éloquents : « La France connaît une contamination généralisée de ses masses d’eau par les pesticides […] détectés dans 90 % des points de mesures, ainsi que par l’azote, présent sous forme de nitrate […] dans 83 % des points de suivi des eaux de surface. » En outre, « ces pollutions agricoles se sont accentuées dans quasiment toutes les régions », souligne le document. Près de la moitié des sources d’eau potable doivent être dépolluées pour être consommées. Les surcoûts de la pollution de l’eau en France aux nitrates et pesticides ont été évalués entre 940 et 1.490 millions d’euros par an, notent les auteurs du rapport. Ainsi, ils calculent que la société « économise » de 20 à 46 euros par an et par hectare de grande culture (l’unité de comparaison qu’ils ont choisie) en bio plutôt qu’en conventionnel.

Autres chiffrages dans cette partie sur l’environnement, ceux liés à la perte de biodiversité, due entre autres aux pesticides, à la contamination des eaux, ou à la destruction de certains milieux. Le bio permettrait par exemple de diminuer les mortalités d’oiseaux et de poissons, évitant à la société un coût de 43 à 78 euros par hectare de grande culture chaque année. Concernant la pollinisation, le bénéfice créé par une agriculture qui limite leur déclin est comparé au prix d’une location de ruche : 300 euros l’hectare pour des arbres fruitiers dont la production dépend entièrement des abeilles.

Les consommateurs bio ont moins de problèmes de surpoids

La deuxième partie traite des impacts sur la santé. Uniquement pour les cancers (d’autres maladies, comme Parkinson, ont un lien avéré avec les pesticides) pouvant être imputés aux pesticides, l’hypothèse basse est de 52 euros par hectare et par an, et la plus haute de 262 euros. Des dépenses qui seraient évitées en agriculture biologique. « Dans le domaine de la santé, c’est là que les chiffrages sont les plus élevés, mais aussi que les incertitudes sont les plus grandes, c’est pourquoi nous avons eu du mal à produire des résultats chiffrés », explique Natacha Sautereau.

Pour certains sujets, les chercheurs n’ont donc pas pu quantifier les effets, mais soulignent un moindre impact de l’agriculture biologique par rapport à l’agriculture conventionnelle. Ainsi, l’élevage bio consomme significativement moins d’antibiotiques que le conventionnel, contribuant à limiter le développement de l’antibiorésistance.

Concernant l’effet bénéfique de la nourriture bio sur la santé, « les débats […] sont récurrents », indique le document. La seule étude en France sur un grand nombre de personnes mangeant bio est encore en cours. Les premiers résultats « montrent que les consommateurs de produits bio connaissent moins de problèmes de surpoids et d’obésité, et de pathologies associées ». Mais, « ils ont généralement un mode de vie plus sain », précise l’analyse. En outre, les risques d’allergie sont réduits : le bio autorise 47 additifs contre 300 en conventionnel.

Enfin, du côté de l’impact social de la bio, la création d’emplois est le plus facilement chiffrable. Trois ans après leur conversion, la majorité des fermes bio ont augmenté le volume de travail. Le rapport évalue ce bénéfice en emploi entre 10 et 18 euros par hectare de grande culture chaque année.

Le rôle des fermes bio dans le renforcement du lien social (Amaps, circuits courts) dans les territoires est aussi souligné, tout comme une amélioration du bien-être animal grâce à la limitation des mutilations.

Tout au long du rapport, un seul impact réellement négatif est noté : les moindres rendements du bio pourraient obliger à étendre les surfaces cultivées.

Des pistes pour améliorer les soutiens publics à l’agriculture biologique

« Cette démarche de chiffrage économique peut être critiquée », reconnaît Nathalie Sautereau. En effet, comment donner une valeur économique à la vie humaine, au bien-être animal ou à la préservation de la biodiversité ? Et comment comparer la valeur d’une abeille à celle d’une eau non polluée ? Les auteurs ne cachent pas les limites de l’exercice, dues également au manque de données, ou à la diversité des systèmes de culture : tous ne se ressemblent pas à l’intérieur du bio ou du conventionnel.

Ce rapport se veut donc, surtout, un outil d’aide à la décision politique. « Un soutien financier à l’agriculture biologique est largement justifié sur la base de ce rapport », estime Marc Benoît, l’un des auteurs. Ayant assisté à sa présentation, le conseiller du ministre de l’Agriculture chargé du bio, Luc Maurer, précise : « Avec ce rapport, le ministre veut faire deux choses : mieux faire reconnaître la nécessité de développer l’agriculture biologique dans la future politique agricole commune de l’Union européenne, qui commencera en 2020 et qui se prépare dès maintenant ; et identifier les priorités de recherche en agriculture biologique. »

Le document ouvre donc des pistes pour améliorer les soutiens publics à l’agriculture biologique. Il souligne que les consommateurs acceptant de payer un peu plus cher pour les produits bio, ils bénéficient d’une « certaine rémunération par le marché », mais que cela « ne permet pas d’atteindre un niveau satisfaisant de financement des services à caractère public ». Un soutien public mieux organisé pourrait même permettre, éventuellement, de baisser les prix et favoriser un meilleur accès de tous aux produits bio. Parmi les outils envisagés : des taxes sur les intrants polluants (pesticides et engrais chimiques) ou une rémunération des agriculteurs liée aux services environnementaux de leur exploitation.

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Le tableau de synthèse des effets de l’agriculture biologique

Marie Astier (Reporterre.net)

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Un vaccin anti-Ebola élaboré par l’OMS et ses partenaires confirme son efficacité

D’après les résultats publiés vendredi dans la revue médicale ‘The Lancet’, un vaccin anti-Ebola expérimental lancé par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et ses partenaires s’est révélé hautement protecteur contre ce virus mortel.

Appelé rVSV-ZEBOV, ce vaccin a été étudié dans le cadre d’un essai majeur portant sur 11.841 personnes en Guinée, pendant l’année 2015. Parmi les 5.837 sujets ayant reçu le vaccin, aucun cas d’Ebola n’a été enregistré 10 jours ou plus après la vaccination. En comparaison, on a relevé 23 cas 10 jours ou plus après la vaccination chez les personnes n’ayant pas reçu ce vaccin.

« Si ces résultats convaincants arrivent trop tard pour ceux qui ont déjà perdu la vie lors de l’épidémie d’Ebola qui a frappé l’Afrique de l’Ouest, ils montrent que face à la prochaine flambée de cette maladie, nous ne serons pas sans défense », a indiqué le Dr Marie-Paule Kieny, Sous-Directeur général de l’OMS pour les systèmes de santé et l’innovation et principale responsable de l’étude.

Depuis la première identification du virus Ebola en 1976, des flambées sporadiques ont été notifiées en Afrique. Mais l’épidémie qui a endeuillé de 2013 à 2016 l’Afrique de l’Ouest, en faisant plus de 11.300 morts, a fait ressortir la nécessité d’un vaccin.

Une expérimentation vaccinale « en cercle »

L’essai de ce vaccin s’est déroulé dans la région côtière de la Basse-Guinée, une zone où la Guinée recensait encore de nouveaux cas d’Ebola lorsqu’il a débuté en 2015. Il fait appel à un concept innovant, une démarche vaccinale dite «en cercle», aussi utilisée pour éradiquer la variole.

Chaque fois qu’un nouveau cas d’Ebola était diagnostiqué, l’équipe de recherche retrouvait toutes les personnes ayant été en contact avec ce cas au cours des 3 semaines précédentes, et notamment les personnes vivant dans le même foyer, visitées par le malade ou ayant été en contact étroit avec lui, ses vêtements ou son linge, ainsi que certains «contacts de contacts». Au total, 117 grappes (ou «cercles»), comprenant en moyenne jusqu’à 80 individus, ont été identifiées.

Initialement, les membres des cercles ont été répartis de manière aléatoire afin de recevoir le vaccin immédiatement ou après un délai de 3 semaines et la vaccination n’a été proposée qu’aux adultes de plus de 18 ans. Après la publication de résultats provisoires montrant l’efficacité du vaccin, celui-ci a été proposé immédiatement à tous les cercles et l’essai a été ouvert aux enfants de plus de 6 ans.

Outre qu’il montre la haute efficacité du nouveau vaccin chez les personnes vaccinées, l’essai fait aussi apparaître que les personnes non vaccinées appartenant aux cercles ont bénéficié d’une protection indirecte contre le virus Ebola grâce à la démarche de vaccination en cercle (par le biais d’une immunité dite «collective»). Néanmoins, les auteurs font remarquer que l’essai n’était pas conçu pour mesurer cet effet, de sorte que des travaux de recherche supplémentaires seront nécessaires.

Le résultat d’une collaboration internationale et d’un partenariat public-privé

L’expérimentation de ce vaccin a été dirigée par l’OMS, conjointement avec le ministère guinéen de la santé, Médecins sans frontières et l’Institut norvégien de santé publique, en collaboration avec d’autres partenaires internationaux.

Le vaccin a été fabriqué par la société Merck, Sharpe & Dohme. En janvier, Gavi, l’Alliance du Vaccin, a fourni 5 millions de dollars à Merck en prévision des futurs achats de ce vaccin, une fois qu’il sera approuvé, préqualifié et recommandé par l’OMS. Dans le cadre de cet accord, la société Merck s’est engagée à garantir la disponibilité de 300.000 doses de vaccin pour une utilisation d’urgence pendant la période intermédiaire et à soumettre le vaccin pour autorisation d’ici fin 2017.

Des études supplémentaires sont en cours pour fournir davantage de données sur l’innocuité du vaccin pour les enfants et d’autres populations vulnérables telles que les personnes vivant avec le VIH. Dans le cas où la flambée d’Ebola repartirait avant son approbation, ce vaccin serait rendu accessible par une procédure appelée « usage compassionnel », permettant de l’utiliser après l’obtention d’un consentement éclairé. Merck et les partenaires de l’OMS travaillent à la compilation des données pour appuyer les demandes d’autorisation.

Centre d’actualités de l’ONU

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AIEA/Conférence internationale sur la sécurité nucléaire: Intervention de Mgr Antoine Camilleri

Voici notre traduction intégrale de l’intervention du représentant du Saint-Siège.

Monsieur le Président, j’ai l’honneur de vous transmettre, ainsi qu’à tous les participants à la deuxième Conférence internationale sur la sécurité nucléaire de l’Agence internationale de l’énergie atomique, les meilleurs vœux et les salutations cordiales de Sa Sainteté le pape François.

Dans son discours à l’Assemblée générale des Nations Unies le 25 septembre 2015, le pape François a exhorté la communauté internationale à « œuvrer pour un monde exempt d’armes nucléaires, en appliquant pleinement l’esprit et la lettre du Traité de non-prolifération, en vue d’une prohibition totale de ces instruments ». Le Saint-Siège est donc très heureux d’assister à cette Conférence, lui prêtant ainsi son appui pour l’avancée de la sécurité nucléaire.

Monsieur le Président,

La promotion de la sécurité nucléaire – la prévention, la détection et la réponse aux actes criminels ou intentionnels non autorisés concernant des matières nucléaires, d’autres matières radioactives, des installations associées ou des activités associées, ou dirigées contre celles-ci – revêt une importance considérable pour le Saint-Siège.

D’une part, la sécurité nucléaire favorise la paix et la sécurité en contribuant à renforcer le régime de non-prolifération et à accomplir les progrès nécessaires en matière de désarmement nucléaire.

D’autre part, la sécurité nucléaire – si étroitement liée à la sûreté nucléaire et à une plus large « culture de la sécurité » – favorise le développement social et scientifique par l’application pacifique des technologies nucléaires pour promouvoir le développement durable en améliorant l’agriculture, la gestion de l’eau, la nutrition et la sécurité alimentaire, le contrôle des maladies infectieuses et les efforts de lutte contre le cancer.

Des progrès considérables ont été réalisés dans le renforcement de la sécurité et de la sûreté nucléaires : la résolution 1540 du Conseil de sécurité des Nations unies, les Sommets de la sécurité nucléaire, la Convention sur le terrorisme nucléaire et les Codes de conduite de l’AIEA sur la sûreté et la sécurité des sources radioactives et des réacteurs de recherche font partie des importants mécanismes déjà en place. L’existence même et l’activité professionnelle de l’Agence internationale de l’énergie atomique constituent également des aspects cruciaux du travail en matière de sûreté nucléaire et le Saint-Siège saisit cette occasion pour remercier le Directeur général et l’ensemble du personnel de l’Agence pour leur travail à cet égard.

En même temps, nous ne devrions pas être complaisants. La promotion de la sécurité nucléaire fait face à des défis importants, notamment les efforts limités, insuffisants et souvent bloqués pour empêcher la prolifération et aller vers un monde exempt d’armes nucléaires. C’est pourquoi le Saint-Siège estime qu’il est essentiel que la communauté internationale adopte une éthique de responsabilité afin de favoriser un climat de confiance et de renforcer la sécurité coopérative par un dialogue multilatéral.

La logique de la peur et de la méfiance, incarnée par la dissuasion nucléaire, doit être remplacée par une nouvelle éthique mondiale. Nous avons besoin d’une éthique de la responsabilité, de la solidarité et de la sécurité coopérative adéquate pour contrôler le pouvoir de la technologie nucléaire.

Les menaces contre la sécurité nucléaire représentent de sérieux défis techniques et diplomatiques. Celles-ci doivent être abordées en s’attaquant aux dynamiques plus larges de sécurité, politiques, économiques et culturelles qui incitent les acteurs étatiques et non étatiques à rechercher la sécurité, la légitimité et le pouvoir dans les armes nucléaires. Par conséquent, le travail de renforcement de la sécurité nucléaire, d’une importance critique, doit s’inscrire dans le cadre d’efforts beaucoup plus vastes visant à promouvoir le développement socioéconomique, la participation politique, le respect des droits fondamentaux de l’homme et l’état de droit et la coopération et la solidarité aux niveaux régional et international.

Parmi les domaines où des efforts supplémentaires sont nécessaires, ma délégation tient à en souligner deux:

1) La protection physique des matières nucléaires : s’assurer que les matières nucléaires et autres matières radioactives sont stockées en toute sécurité doit rester au centre de la sécurité nucléaire, car le non-contrôle des matières nucléaires pourrait avoir des conséquences catastrophiques.

2) Contrecarrer les menaces d’initiés et prévenir les cyber-attaques sur des données et installations sensibles : une attention accrue doit être accordée au renforcement de la sécurité de l’information et de la sécurité informatique ainsi qu’à la confidentialité des informations relatives à la sécurité nucléaire.

Sur ces deux questions, il convient de rappeler que, bien que la responsabilité de maintenir une sûreté nucléaire effective de toutes les matières nucléaires et radioactives dans un État incombe principalement à cet État, la coopération entre États est essentielle car de nombreuses menaces contre la sécurité nucléaire ne respectent pas les frontières et sont facilitées par l’instabilité politique et les crises qui affligent tristement de nombreuses parties de notre monde. Le Saint-Siège se félicite donc que l’AIEA et ses États membres aient fait de grands efforts pour renforcer le régime de sécurité, y accorder une haute priorité et pour améliorer et compléter la réglementation et le cadre juridique. Ces efforts doivent être poursuivis.

Monsieur le Président,

Une grande partie du succès de l’AIEA dans l’exercice de ses responsabilités dépend de l’engagement des États Membres à respecter leurs obligations juridiques et éthiques. Par conséquent, les responsabilités des États membres doivent rester au cœur de nos discussions. Ce poids de la responsabilité incombe surtout aux États membres qui possèdent des capacités nucléaires, en particulier ceux dotés d’armes nucléaires.

En conclusion, le Saint-Siège tient à souligner qu’il ne se fait pas d’illusions sur les défis qui se posent à la communauté internationale. Cependant, c’est justement à cause de ces défis liés à la sécurité nucléaire que le Saint-Siège souhaite réaffirmer son soutien à l’AIEA dans la mesure où elle s’efforce de remplir, de manière toujours plus efficace, son rôle indispensable pour assurer la sécurité nucléaire dans le cadre d’un effort plus large pour renforcer la sécurité coopérative. Comme l’a dit le Pape François, « la sécurité de notre avenir dépend de l’assurance de la sécurité pacifique des autres, car si la paix, la sécurité et la stabilité ne sont pas établies à l’échelle mondiale, elles ne sont d’aucun bénéfice ». Conférence de Vienne susmentionnée, 2014)

Merci, Monsieur le Président.

© Traduction de Zenit, Constance Roques

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AIEA: le Saint-Siège alerte sur la protection des matières nucléaires et des données informatiques

Le Saint-Siège diagnostique deux domaines où la sécurité nucléaire doit être améliorée: la « protection physique des matières nucléaires » et la protection des données informatiques sensibles.

Le sous-secrétaire du Saint-Siège pour les Relations avec les États, Mgr Antoine Camilleri, est en effet intervenu lors de la Conférence internationale sur la sécurité nucléaire de l’Agence internationale pour l’énergie atomique (AIEA), qui se tient à Vienne sur le thème « Engagements et actions », du 5 au 9 décembre.

« Parmi les domaines où des efforts supplémentaires sont nécessaires », Mgr Camilleri indique tout d’abord « La protection physique des matières nucléaires : s’assurer que les matières nucléaires et autres matières radioactives sont stockées en toute sécurité doit rester au centre de la sécurité nucléaire, car le non-contrôle des matières nucléaires pourrait avoir des conséquences catastrophiques. »

Il invite ensuite à « contrecarrer les menaces d’initiés et prévenir les cyber-attaques sur des données et installations sensibles : une attention accrue doit être accordée au renforcement de la sécurité de l’information et de la sécurité informatique ainsi qu’à la confidentialité des informations relatives à la sécurité nucléaire ».

Constance Roques

Journée mondiale de lutte contre le sida: conjuguer les efforts et les moyens

Le 1er décembre de chaque année, les acteurs de la lutte contre le sida sensibilisent à la maladie. Selon les nombreuses études, campagnes d’informations et recommandations de spécialistes, cette épidémie pourrait s’éteindre si les efforts et les moyens se conjuguaient. Mais près de la moitié des porteurs du VIH dans le monde l’ignorent.

En 2015, 4 personnes porteuses du VIH sur 10 ne connaissaient pas leur statut, estime l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Dans l’Union européenne, c’est un porteur du VIH sur 7 qui ignore son état, un chiffre qui inquiète l’OMS car la moitié des cas diagnostiqués le sont tardivement, en moyenne 4 ans après.

Dans ces 28 pays plus l’Islande, le Liechtenstein et la Norvège, la contamination chez les hommes ayant des rapports sexuels avec d’autres hommes continue de progresser. Mais c’est en Russie où le record de contamination est atteint, 64 %, mais là, le premier mode contamination est constaté chez les hétérosexuels et non pas chez les homosexuels cette fois. Le VIH constitue un véritable sujet d’inquiétude pour la santé publique de cette région de l’est de l’Europe comprenant l’Ukraine, le Belarus, l’Estonie, la Moldavie, la Lettonie et la Géorgie. … suite de l’article sur RFI

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Côte d’Ivoire/lutte contre le SIDA: l’ONG Alliance-Côte d’Ivoire aux côtés des orphelins

Pour lutter contre le SIDA, l’ONG Alliance-Côte d’Ivoire a volé au secours de 65 000 enfants vulnérables et orphelins du fait du VIH-SIDA. Ces derniers ont bénéficié des soutiens de ladite ONG. C’était le mercredi 16 novembre 2016.

SIDA : les orphelins reçoivent les dons de l’ONG Alliance-Côte d’Ivoire.

L’ONG Alliance-Côte d’Ivoire dirigée par Mme Mandjara, lors d’une Conférence de presse animée par cette dernière, a fait le point de ses actions en faveur des enfants vulnérables et orphelins du fait du VIH-SIDA qui ont bénéficié pendant 10 ans du secours de sa structure. Ce sont en tout 65000 enfants dans plusieurs domaines de leur existence qui été secourus par l’ONG.

Notamment, le renforcement des capacités de plusieurs ONG, la lutte contre les violences basées sur le genre, la promotion des droits des personnes vivants avec le VIH et des populations clés, la lutte contre la stigmatisation et la discrimination. Mme Mandjara a par ailleurs dévoilé les nombreux défis de l’ONG pour la lutte contre la tuberculose : «  En Côte d’Ivoire, la maladie est un problème majeur de santé publique. En 2013, 25299 cas de tuberculose ont été de formes contagieuses (60%). Alliance-Côte d’Ivoire contribuera à l’atteinte des objectifs de note conceptuelle de lutte contre la tuberculose. Nous souhaitons réduire le taux de mortalité liée à la tuberculose de 20% à l’horizon 2020 par rapport à l’année 2015, augmenter la notification des cas de tuberculose, toute formes. Et atteindre un taux de succès thérapeutique d’au moins 86% en 2017 « , mentionnait Mme Mandjara.

Ces actions de l’ONG Alliance-Côte d’Ivoire ont été saluées par les autorités présentes à cette Conférence de presse.

, Afrique  Sur 7