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20 millions de personnes risquent de mourir de faim: « Au XXIe siècle, cela paraît impensable »

Plus de 20 millions de personnes risquent de mourir de faim dans les six prochains mois sur la Terre. La FAO, Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture, pointe quatre famines particulièrement meurtrières.

Quelles sont les régions menacées? Pourquoi celles-ci? Comment intervenir? Dominique Burgeon,directeur de la division des urgences de la FAO, nous livre un éclairage en trois questions.

Quelles sont les régions menacées?

« Nous sommes extrêmement préoccupés par la situation alimentaire dans quatre pays où le risque de famine est bien réel. Pour le Yémen, le Soudan du Sud, le Nigéria et la Somalie, ce sont bien 20 millions de personnes qui sont en insécurité alimentaire sévère.

Extrêmement préoccupés par cette situation

Non seulement ils ne peuvent plus subvenir à leurs besoins alimentaires de base mais en plus ils sont obligés de vendre leurs biens, leurs outils, leurs animaux, parfois même des gens qui ont pu rencontré leurs pairs pour parvenir à s’alimenter. Nous sommes donc extrêmement préoccupés par cette situation.

Je pense qu’il est important de souligner, comme vous l’avez dit, que jamais au cours des 20 dernières années, nous avons eu une situation telle que celle-ci, où on a autant de personnes au bord de la famine ».

Cela signifie que c’est quelque chose qui ne s’est pas produit avant?

« Il est important de se souvenir que la dernière famine qu’on a eue, c’était en 2011, c’était en Somalie, elle a tué 250 000 personnes. Je pense qu’il est donc important de souligner que le dénominateur commun à ces crises est souvent la situation de conflit. Aujourd’hui, c’est le cas dans les quatre pays cités plus haut.

Malheureusement, et c’est le cas pour l’instant en Somalie, au conflit viennent parfois s’ajouter les événements climatiques extrêmes, comme la sécheresse. Nous sommes donc vraiment très inquiets par cette situation. Et se retrouver dans des situations de famine au XXIe siècle, ça paraît presque impensable ».

Comment des organisations telles que la FAO peuvent intervenir dans ces zones de conflits?

« Tout d’abord, je pense qu’il faut se mobiliser parce que le dénominateur commun à ces crises, ce sont bien les situations de conflit. Il faut donc, bien sûr, essayer de trouver des solutions politiques. En ce qui nous concerne, je pense qu’il est important de permettre aux agences onusiennes et aux ONG d’avoir les moyens de fournir une assistance alimentaire. Quand on est dans des situations de famine, ce qui compte est de pouvoir fournir une assistance alimentaire dans l’immédiat.

Avoir un futur à plus long terme

Il faut en effet bien se rendre compte que dans ces situations, 80 % des gens dépendent de l’agriculture pour assurer non seulement leur propre alimentation, mais aussi pour générer des revenus. Et donc, pour couvrir leurs besoins primaires, leurs besoins d’éducation, leurs besoins de santé.

Quand les conflits viennent détruire les infrastructures et casser les chaînes d’approvisionnement, une organisation comme la FAO se mobilise pour leur fournir des semences, des outils, des engrais, des équipements de pêche, pour vacciner leurs animaux ou encore leur fournir du travail pour la réparation d’infrastructures collectives, d’irrigation par exemple.

Je pense qu’il est important de se rendre compte que dans ces situations, l’agriculture est fondamentale et que, outre survivre grâce à l’aide alimentaire, elle leur permet de vivre et d’avoir un futur à plus long terme ».

rtbf.be

Afrique : quels programmes américains d’aide au développement Donald Trump pourrait-il supprimer ?

Commerce (Agoa), santé (Pepfar), énergie (Power Africa Fund)… Les trois anciens présidents américains Bill Clinton, George W. Bush et Barack Obama ont tous lancé leur programme de développement à destination des pays les moins avancés. Mais le tout nouveau locataire de la Maison-Blanche, Donald Trump, menace, lui, de couper dans les budgets.

Tour d’horizon des trois grands plans dont la remise en question pourrait affecter le continent.

Michael Pauron, Jeune Afrique

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Le président Salva Kiir: « La question du Sahara est différente dans sa genèse et sa nature juridique et politique de celle du Soudan du Sud »

Le président de la République du Soudan du Sud, M. Salva Kiir Mayardit, a déclaré que « la question du Sahara est différente dans sa genèse et sa nature juridique et politique de celle du Soudan du Sud », en saluant « les efforts sérieux et crédibles fournis par le Maroc » en vue de trouver un règlement politique à cette question.

« Tout en considérant que la question du Sahara est différente dans sa genèse et sa nature juridique et politique de celle du Soudan du Sud, Son Excellence le Président Salva Kiir Mayardit reconnait les efforts des Nations Unies en vue d’aboutir à une solution politique au conflit régional sur le Sahara », lit-on dans le communiqué conjoint ayant sanctionné la visite officielle du Roi Mohammed VI au Soudan du Sud.

Le Président du Soudan du Sud a, d’autre part, tenu à féliciter le Roi pour « la réintégration du Maroc au sein de l’Union africaine et s’est félicité, dans ce cadre, du soutien témoigné à l’égard du Maroc par une majorité écrasante de pays africains », en mettant en exergue « le rôle du Maroc et sa contribution effective pour le développement, l’unité et la stabilité du continent ».

Le Président Salva Kiir Mayardit a également salué la vision du Roi Mohammed VI pour le renforcement de la coopération interafricaine et Sud-Sud, ainsi que les efforts du Souverain pour la préservation de la paix, de la stabilité, et pour la promotion de la prospérité du continent, indique le communiqué conjoint.

Les deux Chefs d’Etat ont souligné le rôle important des organisations régionales subsahariennes africaines pertinentes, à savoir l’Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD) et la Communauté d’Afrique de l’Est (EAC), notamment dans la mise en œuvre des stratégies du développement durable dans la région de l’Afrique de l’Est, relève le communiqué.

Les deux Chefs d’Etat ont salué le processus d’intégration initié par ces deux groupements subrégionaux, indique la même source soulignant que le Président Salva Kiir Mayardit s’est félicité, à cet égard, du grand potentiel du Maroc à contribuer au développement et à la stabilité de l’Afrique de l’Est dans son ensemble, et a appelé à renforcer les relations entre le Maroc et la région de l’Afrique de l’Est.

La visite du Roi Mohammed VI symbolise l’engagement du Souverain et du Président de la République du Soudan du Sud, aux valeurs du panafricanisme, de la solidarité et de la fraternité, et témoigne de la forte volonté du Maroc de contribuer à la consolidation de la stabilité et au processus de construction de la paix au Soudan du Sud, poursuit le communiqué.

Le Roi s’est félicité, à cette occasion, de l’appel lancé récemment par le Président Salva Kiir Mayardit pour un dialogue national, le qualifiant d’initiative audacieuse pour la réalisation de l’objectif de l’Union africaine de faire taire les armes d’ici 2020 et la création d’un Soudan du Sud stable, développé et prospère, souligne la même source.

Les deux chefs d’État ont identifié un nombre de domaines à même de donner l’élan espéré au développement des relations entre les deux pays, affirme le communiqué conjoint, ajoutant que le Roi et le Président Salva Kiir ont exprimé leur détermination à promouvoir une coopération Sud-Sud mutuellement bénéfique et génératrice de richesses.

Au cours de cette visite, le Roi a co-présidé avec le président Salva Kiir, la cérémonie de signature de conventions et de mémorandums d’entente dans des secteurs clés. Il s’agit de la signature de la Convention relative à la construction de la nouvelle ville à Ramciel. Les autres conventions et mémorandums d’entente couvrent les domaines de l’agriculture, de l’énergie, des mines, des hydrocarbures, de l’industrie, de l’investissement, de la lutte contre l’évasion fiscale, de la formation professionnelle et du partenariat économique entre les milieux d’affaires, précise la même source.

Dans ce contexte, le Roi a assuré le Président Salva Kiir Mayardit de la disposition du Maroc à partager son expérience avec le Soudan du Sud dans les domaines de la sécurité, et du développement économique et social en vue de contribuer à la stabilité et au développement de la nouvelle nation, souligne le communiqué conjoint.

Jeudi 2 Février 2017 – 23:11


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Ibrahim Assane Mayaki : « Le Nepad pourrait devenir le PNUD africain »

À la tête du Nepad depuis 2009, le Nigérien Ibrahim Assane Mayaki évoque avec Jeune Afrique l’évolution de cette institution et le défi du financement de l’organisation panafricaine.

Ibrahim Assane Mayaki, 65 ans, a été nommé en 2009 à la tête du Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (Nepad). Ancien ministre des Affaires étrangères (1996-1997) et ancien Premier ministre du Niger (1997-2000), il s’est attelé à réformer cette institution qui a fêté ses 15 ans en 2016, et à l’intégrer au sein de l’Union africaine (UA).

Né en 2001 de la fusion du plan Omega, porté par le président sénégalais Abdoulaye Wade, et du Millennium African Plan de trois de ses homologues, le Sud-Africain Thabo Mbeki, le Nigérian Olusegun Obasanjo et l’Algérien Abdelaziz Bouteflika, l’organisation regroupe aujourd’hui 20 pays. Longtemps critiqué pour son inefficacité et son manque de communication, le Nepad pourrait devenir une véritable agence de développement africaine.

Le projet muri de longue date fait partie de la grande réforme de l’UA qui sera présentée lors de la retraite des présidents africains, ce dimanche soir à Addis-Abeba, veille de l’ouverture du 28e sommet de l’institution.

L’une de vos missions était d’intégrer le Nepad à l’Union africaine. Où en êtes-vous ?

L’intégration a été finalisée puisque que j’ai moi-même un statut de commissaire. J’ai un contrat signé par le président de la Commission. Tous nos systèmes sont ceux de l’Union africaine. Notre budget est adopté par la Commission. Du point de vue administratif et technique, cette intégration est faite.

Vous appelez aussi de vos vœux l’élargissement des compétences du Nepad, afin d’en faire une agence africaine de développement…

Tout ceci est intégré au projet de réforme de l’UA, supervisé par le président Kagame et qui sera soumis aux chefs d’État lors de leur retraite, ce soir. Si cette agence de développement se met en place, ce sera comme le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud). Cela permettra une cohérence entre la fonction stratégique de la commission de l’UA et l’exécution prise en charge par cette agence de déploiement.

Cette grande réforme dont tout le monde parle, et dont le Nepad fait partie, aura-t-elle l’adhésion des chefs d’Etat ?

Je suis confiant, puisque ce sont ces mêmes chefs d’État qui ont demandé à ce que cette réforme ait lieu. Ensuite, le président Kagame ne l’a pas faite seul. Il a monté un comité qui représentait tout le continent, toutes les spécialités, il a fait des consultations très larges, il a créé les bases d’un consensus.

L’un des points essentiels, qui aura un impact sur le budget de la future agence de développement, est le futur mode de financement de l’organisation. La solution proposée, à savoir taxer les importations de tout le continent à hauteur de 0,2%, est-elle la bonne ?

Le grand avantage de cette formule est qu’elle a été éprouvée au niveau de la Cedeao. La formule a fait l’objet de quelques débats, puisqu’il y a quelques pays qui ont basé leur économie sur des zones duty free, mais les ministres des Finances ont finalement abouti à un accord pour sa mise en œuvre. Cela triplera les ressources de l’Union africaine. Le Nepad pourra être doté d’un budget plus important, pour nos programmes d’infrastructures, d’agricultures, ou liés au changement climatique.

L’UA a-t-elle les capacités d’absorber cette future manne financière ?

La gestion sera bien sûr un défi. Mais faites confiance aux ambassadeurs en poste à Addis-Abeba et au Conseil exécutif pour mettre la pression sur la Commission afin que cet argent ne soit pas gaspillé. La capacité d’absorption de l’UA devra être l’une des priorités du prochain président de la Commission. Il faudra que les dépenses correspondent à des résultats, qu’il soient quantifiables et visibles.

Votre pays, le Niger, a mis en place un Comité d’orientation stratégique pour le programme électronucléaire (Cospen). L’idée serait de produire de l’énergie nucléaire civil d’ici 2030.  Est-ce une bonne chose ?

Cela ne ferait pas sens qu’on n’y réfléchisse pas. Les Sud-Africains l’ont déjà fait. Nous avons la matière première : cela fait presque 50 ans que l’on produit du yellow cake (combustible nucléaire, ndlr) pour l’exportation. Nous avons notre coopération avec Areva, des ingénieurs formés de puis trente ans… On peut donc envisager un processus supervisé par l’AIEA qui nous amènerait vers une production pacifique et civile.

Votre deuxième mandat à la tête du Nepad se termine cette année. Quelle sera la suite ?

Mon mandat ne se terminera pas tout à fait à la date prévue, car les réformes en cours nécessiteront certainement une période de transition. Mais ce sont les chefs d’Etat qui décideront si c’est moi qui la mène.

Vous serez de nouveau candidat ?

Non, deux mandats sont largement suffisants.

Que ferez-vous ensuite ? Pensez-vous refaire de la politique au Niger ?

Non, pas du tout ! Je prendrai ma retraite et je m’occuperai de mes petits enfants !

Michael Pauron  &  Vincent Duhem

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Entrepreneuriat des jeunes : excellente approche, selon la BAD

L’engagement du gouvernement en faveur de entrepreneuriat des jeunes est remarquable et il faut l’encourager à continuer dans cette voie. Le représentant de la Banque africaine de développement (BAD) au Togo, Serge N’Guessan, n’a pas tarit d’éloges sur les actions menées par les pouvoirs publics pour inciter les jeunes à monter leur business, devenir indépendants et contribuer à créer de l’emploi.

Différents mécanismes permettent d’accorder des financements comme le FAIEJ (Fonds d’appui aux initiatives économiques des jeunes) et le PRADEB (Programme d’appui au développement à la base).

L’entrepreneuriat, c’est un chemin d’avenir pour l’Afrique, celui qui fera du continent une région compétitive’, a déclaré M. N’Guessan.

‘Si au Togo, certains ont décidé d’entreprendre eux-mêmes avec l’appui de l’Etat, c’est à nous tous de les motiver. A ces jeunes, je leur dis, c’est en commençant petit qu’on deviendra grand. Ils doivent tout mettre en œuvre pour être leaders dans leurs domaines. Avec de la volonté, et l’innovation, ils peuvent être compétitifs et la BAD y croit à fond’, a-t-il ajouté.

La BAD compte investir  25 milliards de dollars dans les prochaines années pour accompagner la création d’entreprises par des jeunes.

Le Togo devrait bénéficier d’une partie de cette manne.

http://www.republicoftogo.com

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« De tous les chefs d’Etat français », François Hollande « aura été celui dont le rapport avec l’Afrique aura été le plus sincère et le plus loyal ». C’est ce qu’a déclaré, samedi, Ibrahim Boubacar Keïta (IBK), le président du Mali. C’était à l’occasion du sommet France-Afrique.

François Hollande qui participait à son dernier sommet France-Afrique, s’est montré heureux. Le président français a dit quelques mots.

« Je viens sans doute de vivre la journée la plus importante de ma vie politique » a fait savoir, François Hollande. Selon lui, «la France restera toujours au côté du Mali jusqu’à l’aboutissement du processus de paix. Jusqu’à ce que l’Etat malien puisse avoir son autorité respectée sur l’ensemble du territoire malien».

De l’avis du président français, les terroristes ne contrôlent plus aucun territoire (au Mali), la démocratie a repris son cours. Pour preuve, les élections ont eu lieu, l’économie repart et la réconciliation avec les accords d’Alger est en cours ».

Et de poursuivre : « Ensemble, la France, l’Afrique nous avons été capables de relever des défis et de faire avancer le monde. Ensemble, l’Afrique, la France, nous avons été capables, aux Nations unies, de porter des objectifs de développement durable. L’Afrique, la France, ensemble, nous portons le message d’une réduction des inégalités à l’échelle planétaire».

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Seychelles : Vincent Mériton a pris part au Sommet France-Afrique

Une soixantaine de délégations des pays et des organisations multilatérales ont participé à ce Sommet de Bamako « pour le partenariat, la paix et l’émergence ».

Dans son intervention le Vice-Président a mis l’accent sur la démocratie, la bonne gouvernance et l’état de droit comme le socle du développement durable et de la paix et la sécurité. Il a souligné l’importance de l’économie bleue, considérée par l’Union africaine dans son Agenda 2063 comme « l’avenir de l’Afrique » car elle ouvre des perspectives d’une croissance économique écologiquement durable et socialement inclusive. Il a aussi appelé à la mise en application des promesses de la COP21 de Paris et la COP22 de Marrakech dans la lutte contre les changements climatiques.

Le sommet a adopté une déclaration dans laquelle les chefs d’état et de gouvernement affirment leur volonté d’unir davantage leurs efforts pour prévenir et lutter contre toutes les formes de menace à la paix, à la sécurité et à stabilité notamment le terrorisme, le crime transnational organisé, l’insécurité maritime, la radicalisation et l’extrémisme violent.

Au titre du développement et de l’émergence, ils ont convenu d’inscrire leurs actions dans le cadre du Programme d’Action d’Addis Abeba sur le financement du développement, les objectifs du développement durable des Nations-Unies, l’Accord de Paris sur le changement climatique et de l’Agenda 2063 de l’Union africaine.

Face aux défis d’ordre économique, social, humanitaire, environnemental et climatique ils ont réaffirmé leur engagement à intensifier les efforts contre la pauvreté et en faveur d’une croissance économique inclusive et diversifiée.

Le renforcement des systèmes de santé ainsi que des systèmes d’éducation et de formation professionnelle et entrepreneuriale, et le développement des investissements étrangers et du partenariat publique-privé, sont autant de sujets sur lesquelles les participants se sont prononcés. Ils ont appelé à la prise en compte du potentiel de croissance et de transformation économique et sociale que représente l’économique numérique, l’innovation et les énergies renouvelables.

La déclaration reconnait aussi le potentiel de l’économie bleue comme « moteur d’une croissance économique solidaire et soucieuse de l’environnement » et appelle à une coopération accrue dans ce secteur.

En marge du sommet la délégation seychelloise a participé au Forum économique organisé le 13 janvier par le Conseil national du patronat de Mali (CNPM) et le Mouvement des entreprises de France (MEDEF).

Le Vice-Président Mériton était accompagné de M. Alain Volcère, Secrétaire général au bureau du Vice-Président et de l’Ambassadeur Bernard Shamlaye.