Archives pour la catégorie Entrepreneuriat

togo-entrepreneuriat-jeunes

Entrepreneuriat des jeunes : excellente approche, selon la BAD

L’engagement du gouvernement en faveur de entrepreneuriat des jeunes est remarquable et il faut l’encourager à continuer dans cette voie. Le représentant de la Banque africaine de développement (BAD) au Togo, Serge N’Guessan, n’a pas tarit d’éloges sur les actions menées par les pouvoirs publics pour inciter les jeunes à monter leur business, devenir indépendants et contribuer à créer de l’emploi.

Différents mécanismes permettent d’accorder des financements comme le FAIEJ (Fonds d’appui aux initiatives économiques des jeunes) et le PRADEB (Programme d’appui au développement à la base).

L’entrepreneuriat, c’est un chemin d’avenir pour l’Afrique, celui qui fera du continent une région compétitive’, a déclaré M. N’Guessan.

‘Si au Togo, certains ont décidé d’entreprendre eux-mêmes avec l’appui de l’Etat, c’est à nous tous de les motiver. A ces jeunes, je leur dis, c’est en commençant petit qu’on deviendra grand. Ils doivent tout mettre en œuvre pour être leaders dans leurs domaines. Avec de la volonté, et l’innovation, ils peuvent être compétitifs et la BAD y croit à fond’, a-t-il ajouté.

La BAD compte investir  25 milliards de dollars dans les prochaines années pour accompagner la création d’entreprises par des jeunes.

Le Togo devrait bénéficier d’une partie de cette manne.

http://www.republicoftogo.com

universite-mohammed-vi

L’université Mohammed VI ouverte sur l’Afrique et le développement durable

L’agriculture, l’eau, l’environnement, les ressources naturelles et la sécurité alimentaire ainsi que l’Afrique figurent en bonne place dans les recherches de l’Université  Mohammed VI Polytechnique inaugurée hier par le roi.

L’université à vocation internationale  est centrée sur la recherche appliquée, l’innovation et l’entreprenariat. Elle mise sur un modèle d’enseignement et de recherche tournés vers l’innovation et l’expérimentation. Ainsi l’université comprend plusieurs sites d’expérimentation, « livings labs », dont un sur l’agriculture, Agri-Tech Platforms (Maroc et Afrique) avec des fermes expérimentales agricoles.  Ces dernières développeront des modèles et des techniques d’assolement et d’utilisation d’engrais innovants et feront des essais de plantations dans des milieux minéraux et biologiques différents.

Le campus universitaire entend devenir une véritable tête de pont entre le Maroc, l’Afrique et le Monde.

L’université Mohammed VI Polytechnique est située à Benguerir, appelée encore la Ville verte, entièrement  nouvelle dont la construction a été lancée en 2009. Le maître d’ouvrage est l’Office chérifien des phosphates (OCP), qui y a érigé  son Centre de compétence industrielle et développé l’université Mohammed VI en partenariat avec des institutions comme l’Ecole des mines de Paris, Sciences Po, Massachusetts Institute of Technology (MIT) aux Etats-Unis ou la Columbia University.

Par Commodafrica

betharam

Côte d’Ivoire: À Bétharram, on se ressource spirituellement aussi par le bio

À Adiapodoumé, sur la route de Dabou, la maison d’accueil Bétharram des frères du Sacré-Cœur de Jésus de Bétharram propose aux retraitants un cadre calme en pleine nature et une nourriture bio, totalement produite sur place.

Un centre de formation agrobiologique

Tshanfeto-« lève-toi » en langue ébrié- est une ferme pédagogique créée par la communauté des Bétharramites en 2000. Depuis septembre 2016, la 18e promotion de stagiaires y acquiert des connaissances en techniques agricoles et en élevage. Claude Emmanuel a 20 ans. Dans une vie antérieure, il était footballeur professionnel. Marie N’Goran a 26 ans. Dans une vie antérieure, elle étudiait la logistique. Abou Fofana quant à lui, est fils d’agriculteurs. Tous les trois font partie des 32 stagiaires qui viennent d’entamer une formation de 10 mois pour devenir agriculteurs à Tsanfeto.

Pour Claude Emmanuel, chrétien évangélique, ce choix de formation correspond d’abord à un appel : « le Seigneur m’a dit de m’occuper d’abord des animaux si je veux être pasteur d’hommes, comme le roi David. » Marie, chrétienne catholique, s’est essayée à beaucoup de petits boulots avant d’atterrir chez les bétharramites. Abou Fofana quant à lui, est musulman d’une lignée d’agriculteurs, il compte simplement perpétuer la tradition familiale. Trois personnalités différentes, un maillon de la chaîne de production qui permettra aux retraitants de la maison d’accueil Bétharram d’avoir dans leurs assiettes, une nourriture bio.

« Nous n’utilisons pas d’engrais chimique », explique le Fr. Herman responsable de la formation et de la discipline des stagiaires. Pour appuyer ses dires, il désigne un énorme tas de compost derrière les plants de navets et de choux. La nourriture des poulets, cailles et autres porcs est également produite sur place, par les stagiaires.

La maison d’accueil Notre Dame de Bétharram

Juste en face de la ferme pédagogique Tshanfeto, la maison d’accueil notre Dame de Bétharram reçoit des visiteurs depuis 2015. En petit nombre- pas plus de 30. « Il s’agit pour la plupart, de religieux ou religieuses venus se ressourcer. Il y a souvent aussi des étudiants qui préparent leur thèse ou encore des couples en lune de miel », explique le Fr. Valentin, responsable du centre d’accueil. Aux heures de repas, ce sont les aliments produits par les stagiaires de Tshanfeto qui sont à l’honneur. Ignames, aubergines, piments mais aussi cailles, poulets, œufs. « Notre défi est de prendre soin des gens qui viennent se reposer chez nous. Prendre soin de leur santé physique comme spirituelle. » Les retraitants profitent des mêmes espaces verts que les religieux.

Les retraitants bénéficient des prières communautaires

C’est en effet dans l’enceinte de la maison de formation des frères du Sacré-Cœur que sont accueillis ces visiteurs en quête de silence. En plus des prêtres, une vingtaine de frères en formation réside dans des pavillons autour de la chapelle Sainte Marie de Jésus Crucifié. « Nous voulons ainsi que les retraitants bénéficient des prières communautaires, ils peuvent aussi profiter d’un suivi spirituel s’ils le désirent », commente le responsable de la maison d’accueil. L’enjeu est de se couper au maximum de la pollution des grandes villes pour profiter d’une nourriture naturellement produite par la terre-mère. Se ressourcer en mangeant bio.

La congrégation des frères du Sacré-Cœur de Bétharram

Les religieux du Sacré-Cœur de Jésus de Bétharram sont présents en Côte d’Ivoire depuis 1959. Fidèles à leur charisme, « aller là où les autres ne veulent pas aller », ils se sont installés dans le diocèse de Katiola, à 431 km d’Abidjan. Depuis 1990, le diocèse de Yopougon leur a confié la paroisse Saint-Bernard d’Adiopodoumé, à la sortie de la ville.

Lucie Sarr / Urbi&Orb, à Abidjan
bad-pdt-adesina

Banque africaine de développement : plaidoyer pour l’agriculture et la sécurité alimentaire

La stabilité que connaît la Côte d’Ivoire depuis ces trois dernières années a permis à la BAD de s’installer durablement pour déployer ses activités. Son nouveau président, Akinwumi Adesina, entend mettre l’accent sur l’agriculture pour absorber le chômage des jeunes Africains et lutter contre la pauvreté.

Le retour définitif de la Banque africaine de développement à son siège statutaire d’Abidjan, fin 2014, a symbolisé, selon le Premier ministre ivoirien Daniel Kablan Duncan, «la confiance de la Banque dans les capacités de la Côte d’Ivoire à lui offrir durablement les conditions favorables pour exercer ses missions, mais également la reconnaissance des efforts importants déjà accomplis pour justement favoriser ce retour». En effet, la Côte d’Ivoire, deuxième économie de l’Afrique de l’Ouest après le Nigeria, avait perçu comme une injustice, début 2003, la «relocalisation temporaire» du siège de la BAD à Tunis «en raison de la fragilité du climat sociopolitique de l’époque». Au regard du prestige dont jouit la BAD, les autorités d’alors voyaient dans le choix stratégique de la Banque de délocaliser le centre de ses opérations à Tunis un autre coup dur à l’économie nationale, peu de temps seulement après l’éclatement de la rébellion en septembre 2002. Crise qui a connu son pic avec la guerre survenue après le second tour de l’électorale présidentielle de 2010, mettant ainsi à mal la paix et la stabilité du pays.

La sécurité, condition du développement
Le gouvernement ivoirien, selon l’aveu même de son Premier ministre Daniel Kablan Duncan, a fait de la sécurité, de la stabilité et de la paix ses priorités après la profonde crise postélectorale de 2010 qui a sinistré l’économie du pays. Et dès leur prise de fonction en avril 2011, les nouvelles autorités d’Abidjan ont mené des actions visant à améliorer considérablement le niveau de sécurité dont l’indice, selon les Nations unies, est aujourd’hui comparable à celui des grandes métropoles occidentales.
La préservation de ce climat de sécurité propice à l’environnement des affaires, malgré quelques escarmouches, a facilité la réhabilitation des infrastructures d’accueil, dont l’immeuble du CCIA, d’un coût de rénovation évalué à 33,7 milliards FCFA, d’une part, et du siège de la BAD, estimé quant à lui à 36 milliards FCFA, d’autre part. Ces ouvrages ont été mis à la disposition du personnel, revenu plus nombreux, environ 2.000 salariés, contre 800 au départ de la Banque à Tunis en 2003.
Ce contexte de stabilité qui a caractérisé l’environnement économique et social de la Côte d’Ivoire tout au long de 2015 a permis à la BAD de déployer sainement ses opérations et d’organiser à la fois son cinquantenaire et son assemblée générale annuelle en fin mai 2015 à Abidjan, au terme de laquelle la Banque a élu son nouveau président, le Nigérian Akinwumi Adesina, en remplacement du Rwandais Donald Kaberuka.

Le défi du chômage des jeunes
Si, au plan national, la Côte d’Ivoire a connu en 2015 une relative stabilité, «le changement de leadership à la tête de la BAD intervient, au plan régional, dans un environnement particulier où l’Afrique fait face à de nouveaux challenges sur les plans sécuritaire, économique, démographique et environnemental», analyse le président ivoirien Alassane Ouattara, économiste et banquier de son état. En effet, le monde est confronté à des problèmes de sécurité marqués par le terrorisme et les conflits armés, avec pour corollaire des violations massives des droits de l’homme. Ce contexte d’insécurité international n’épargne malheureusement pas le continent africain. Si rien n’est fait, ces menaces pourraient contrarier les bonnes perspectives que présente l’Afrique pour les années à venir.
Aussi, le chômage des jeunes Africains constitue un problème à aborder avec «audace». L’Afrique est aujourd’hui le plus jeune continent du monde avec 60% de sa population âgée de 15 à 24 ans, relève Akinwumi Adesina. Ce haut fonctionnaire de la Banque souligne d’ailleurs que plus de la moitié de ces jeunes sont au chômage, en sous-emploi ou inactifs. S’ils ne sont pas rapidement accès à l’emploi, prévient Adesina, ils continueront à amplifier le phénomène migratoire vers l’Occident et représenteront une bombe latente risquant de réduire à néant «les atouts économiques de l’Afrique».
Enfin, au plan économique, les cours des matières premières, essentiels produits d’exportation du continent, continuent de subir les soubresauts des marchés financiers internationaux. Du pain sur la planche pour le nouveau président de la BAD qui devrait impérativement trouver des solutions idoines au financement du développement de l’Afrique, en dépit des contraintes liées à la lutte contre le réchauffement climatique.

Priorité à l’agriculture et à la sécurité alimentaire
Malgré son potentiel en ressources naturelles, sa croissance économique flatteuse et ses perspectives d’avenir, avec une démographie galopante se rapprochant des 2 milliards d’individus d’ici quelques années, l’Afrique demeure aujourd’hui le continent le plus pauvre et le plus dépendant des autres économies. Le nouveau patron de la BAD, Akinwumi Adesina, ne conçoit pas «qu’un continent avec d’abondantes terres arables, de l’eau, une réelle diversité de ses ressources agro-écologiques et un climat favorable soit importateur net de produits alimentaires alors qu’il dispose de 65% des terres arables en jachère dans le monde, qui pourraient répondre aux besoins alimentaires de 9 milliards de personnes sur la planète d’ici à 2050.» Pour ce chantre de l’agriculture, l’Afrique doit absolument prendre sa place dans la chaîne des valeurs en produisant pour elle-même et par elle-même, tout en cessant d’exporter les matières premières pour développer des zones industrielles agro-alimentaires. L’objectif étant de profiter pleinement de ses richesses naturelles au-delà de ses hydrocarbures ou de ses ressources minérales. C’est en cela, indique Akinwumi Adesina, que la Banque, sous sa présidence, accordera la priorité à l’agriculture et à la sécurité alimentaire. Bien sûr, d’autres secteurs ne sont en reste.

Alexis Noumé, Cote d’Ivoire Economie

fida-couverture-rapport-dvlpt-rural-2016

Rapport sur le Développement Rural FIDA 2016:Opportunités centrales pour réduire la pauvreté

Pour le Président du FIDA, Docteur Kanayo F. Nwanze, depuis la publication, en 2011, du Rapport sur la Pauvreté Rurale, le monde a été marqué par des changements rapides qui modifient le paysage du développement. Le Rapport sur le Développement Rural 2016, publication phare du FIDA, lance un appel de ralliement aux décideurs et aux praticiens du développement pour gagner la guerre menée contre la pauvreté à l’échelle planétaire.

La présentation régionale du Rapport sur le Développement Rural FIDA 2016 a été une véritable aubaine pour décrypter, avec plusieurs experts, le rôle du secteur agricole, du secteur privé, et des jeunes dans la transformation rurale inclusive en Afrique de l’Ouest et du Centre.

Deux priorités du Rapport peuvent stimuler la croissance: l’autonomisation des jeunes ruraux, et la prise en compte de la réforme des règlements limitant l’accès et l’investissement du secteur privé des filières.

S’appuyant sur la Stratégie de la BAD, l’expert principal en Agriculture, Benedict Kanu a évoqué 3 systèmes: production, post-récolte, vente. Il a insisté sur le système de production, avec l’agriculture familiale dans laquelle les jeunes et les femmes sont impliqués. Pour l’expert Benedict Kanu, il faut remanier totalement la formation professionnelle.

Au sujet du soutien des Etats aux filières en vue du développement agricole, l’experte Angela Dannson du Ministère ghanéen de l’alimentation et de l’agriculture a souligné qu’il faut une interaction avec le secteur privé.

Car l’agriculture doit décoller pour assurer la sécurité alimentaire. L’agriculture doit être transformée tout le long de la chaîne des valeurs et de l’industrie. « Nous travaillons  dans les cadres mondiaux comme les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD), l’Objectif de Développement Durable (ODD), le concept de la chaîne des valeurs pour l’amélioration du commerce… »  a précisé l’experte Angela Dannson. C’est pourquoi elle invite tous à trouver de nouvelles manières de travailler ensemble. « La BAD à travers ces 5 grandes zones de priorités devrait constituer un fer de lance pour booster le développement agricole ».

« La ruralité, ce sont les sociétés. Il faut d’abord s’adresser aux communautés et à leurs histoires, et ensuite harmoniser le cadre de travail et de collaboration » a indiqué Mamadou Cissoko, Président d’honneur du Réseau des organisations paysannes de l’Afrique de l’Ouest (ROPPA).

A en croire le Président de l’Association Nationale des Riziculteurs de Côte d’Ivoire (ANARIZ-CI), Thomas Kouadio-Tiacoh, l’on devra prendre en compte 3 étapes: la production, la transformation et la conservation. Il a précisé qu’il faut constituer la transformation à travers les hommes.

L’experte Ada Osakwe, Directrice exécutive d’Agrolay Ventures, Nigéria a interpelé tous sur le fait qu’il faut protéger les marchés en raison de la récurrence des contingences et contraintes dans l’activité.

Le Directeur de la Division des politiques et du Conseil technique du FIDA, Adolfo Brizzi a pour sa part, exposé sur l’apport du secteur public pour la transformation inclusive du développement rural. Il a fait savoir que depuis 1 an le FIDA s’est imposé des objectifs: Éradiquer la pauvreté et la faim. L’expert Adolfo Brizzi a également souligné que la finance rurale reste un problème; et le financement de l’Afrique reste un mythe. Car c’est un secteur à haut risque.

Le FIDA a publié son Rapport sur le Développement Rural 2016, sur le thème:Encourager une transformation inclusive du monde rural.

Patrice Kouakou

logo-fida-4

Économie rurale: Emploi des jeunes en Afrique de l’Ouest et du Centre

Les activités du Fonds international de développement agricole (FIDA) en Afrique de l’Ouest et du Centre s’adressent aux jeunes et visent à leur permettre de développer des moyens d’existence ruraux durables et de participer plus pleinement aux affaires communautaires.Le FIDA met l’accent sur de multiples points d’entrée afin que les jeunes puissent obtenir des emplois décents dans l’économie rurale.

En Gambie, par  exemple, les projets collaborent avec des kafos (groupements villageois traditionnels) de jeunes pour améliorer leur accès à des terres productives. Par l’intermédiaire de ces kafos, les jeunes obtiennent un accès à des terres qu’ils peuvent cultiver. Les projets remettent en état les jardins potagers existants afin d’améliorer la production et offrent aux membres des kafos une formation portant sur les meilleures pratiques et la commercialisation des légumes.

Les kafos de jeunes reçoivent aussi des kits de démarrage comprenant des semences, des engrais, des produits chimiques et de petits outils, ainsi que du petit matériel pour l’arrosage et le transport, et pour faire en sorte que les produits soient prêts pour les marchés. Afin de sécuriser ces terres, les projets appuient leur enregistrement par le biais d’accords écrits entre le kafo, les autorités coutumières et les autorités administratives locales.

En Sierra Leone, le FIDA appuie un programme d’assistance aux jeunes par l’intermédiaire d’associations de services financiers. On trouve, au sein de chaque association participant au programme, un gestionnaire et un caissier choisis parmi les membres de la communauté locale, et qui doivent être âgés de 21 à 29 ans. Le programme assure leur formation. Le recrutement de jeunes est perçu comme un investissement pour la durabilité des associations et contribue à leur intégration au sein de leurs communautés.

Au Nigéria, un programme appuyé par le FIDA a encouragé une nouvelle catégorie d’entrepreneurs-mentors, appelés « N-Agripreneurs ». Il s’agit de jeunes universitaires diplômés et dynamiques, possédant et gérant de petites entreprises. Leur rôle consiste à agir en tant qu’intermédiaires entre les petits agriculteurs axés sur le marché, principalement des jeunes, et les grandes industries agroalimentaires et les grossistes.

Dans le cadre de leur mission, les N-Agripreneurs mettent leurs entreprises à disposition, à la fois comme plateforme de participation à des services de développement des entreprises proposés aux producteurs, et spécialement les jeunes intéressés par les activités fondées sur l’agriculture, et comme enceinte de partage des savoirs à l’intention des communautés paysannes. Le projet a appuyé la création d’une plateforme inter-États de jeunes dans l’agriculture afin de faciliter le partage de savoirs, d’expériences et de compétences entre les jeunes entrepreneurs et les agriculteurs tournés vers le marché.

Source: FIDA (2015).

image001

Abidjan:Lancement régional du Rapport sur le développement rural 2016 du FIDA

Le Fonds international de développement agricole (FIDA) et la Banque africaine de développement (BAD) feront la présentation régionale du Rapport sur le développement rural 2016, le mercredi 23 novembre 2016 à  l’Amphithéâtre de la BAD, immeuble CCIA à Abidjan. Le thème retenu pour cet événement régional est : Encourager une transformation inclusive du monde rural.

Le Rapport sur le développement rural 2016, publication phare du FIDA, lance un appel de ralliement aux décideurs et aux praticiens du développement pour gagner la guerre menée contre la pauvreté à l’échelle planétaire. Un ensemble de personnalités éminentes y analysent les expériences de développement rural dans plus de 60 pays en développement.

En Afrique de l’Ouest et du Centre, le chômage des jeunes, le manque d’infrastructures de base, l’insécurité foncière et l’insuffisance des crédits et des assurances sont les principaux obstacles à la transformation rurale inclusive. Le rapport appelle à l’autonomisation des jeunes ruraux comme première étape vers l’élimination des inégalités dans la région.

Malgré le ralentissement économique, il existe également des opportunités pour investir dans les populations rurales, car les gouvernements sont désormais contraints d’accorder une importance primordiale aux exportations agricoles, aux marchés régionaux, à la sécurité alimentaire et au développement des filières inclusives pour soutenir la transformation rurale. La réforme des règlements qui limitent l’accès et l’investissement du secteur privé dans les filières qui desservent les petits exploitants doit être considérée comme une priorité, indique le rapport.

Cet événement sera ponctué d’importantes communications d’experts en la matière. Les panélistes sont Nouhoun Coulibaly, directeur général de la Planification, contrôle des projets et statistiques, ministère de l’Agriculture et du développement rural de Côte d’Ivoire ; Angela Dannson, directeur, ministère de l’Alimentation de l’agriculture du Ghana ; Mamadou Cissoko, président d’honneur du Réseau des organisations paysannes de l’Afrique de l’Ouest (ROPPA) ; Samuel Bruce-Olivier, directeur de la division Partenariat et renforcement des capacités d’AfricaRice ; Ada Osakwe, directeur exécutif d’Agrolay Ventures du Nigeria ; Adolfo Brizzi, directeur de la division des Politiques et du conseil technique du FIDA.

Le directeur régional pour la division Afrique de l’Ouest et du Centre du FIDA, Ides de Willebois,  présentera les perspectives régionales du rapport. Les principales conclusions du rapport dans son ensemble seront présentées par le spécialiste principal, mobilisation mondiale FIDA, Torben Nilson.

L’Expert principal en agriculture, Benedict Kanu présentera la stratégie de la BAD, « Nourrir l’Afrique ».

Un débat sur le rôle du secteur agricole, du secteur privé et des jeunes dans la transformation rurale inclusive en Afrique de l’Ouest et du Centre sera animé par le directeur du cabinet Afrique Communication au Sénégal et consultant international, Thiendou Niang.

Le FIDA appelle à des politiques visant à renforcer la capacité des jeunes ruraux, à investir dans les infrastructures et à accroître l’accès à la terre et au financement pour mettre fin aux inégalités en Afrique de l’Ouest et du Centre.

Ce lancement régional verra la participation d’éminentes personnalités du développement agricole et rural ; et économique et social ; notamment Michel Mordasini, vice-président du FIDA ; Kapil Kapoor, vice-président par intérim chargé des Opérations sectorielles et directeur de la Stratégie et des politiques opérationnelles de la BAD et Minayaha Coulibaly, chef de cabinet, ministère de l’Agriculture et du développement rural de Côte d’Ivoire.

Patrice Kouakou