Archives pour la catégorie Agriculture

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A quand l’entrée en vigueur de l’APE avec les pays de la Communauté d’Afrique de l’Est?

Le projet APE, Accord de Partenariat Economique entre l‘UE et la Communauté des pays d’Afrique de l’Est, ne fait pas l’unanimité au sein de cette communauté. Certains pays refusent de coopérer.

L’Union européenne négocie actuellement un accord de libre échange avec les six pays de  la CEA, la Communauté d’Afrique de l’Est (Kenya, Burundi, Ouganda, Tanzanie, Rwanda et Soudan du Sud). Un accord censé être signé début février, mais, si le Kenya et le Rwanda ont déjà signé ce traité avec l’Union européenne de manière bilatérale, le Burundi s’y refuse, rappelle la taz, die tageszeitung. La raison  est que l’UE a gelé son aide au développement à cause de la crise politique qui agite le pays depuis les élections de 2015.  Et ce n’est qu’après de longues hésitations que l‘Ouganda a annoncé, en septembre dernier, vouloir signer ce traité appelé APE, Accord de Partenariat Economique.

Ghana Ölindustrie (imago/Xinhua) Raffinerie au Ghana

Quant à la Tanzanie, elle n’entend toujours pas signer dans l’état actuel des choses. Le gouvernement ne voit dans ces APE que des désavantages pour la libéralisation de sa propre industrie et son développement. Mais le risque est que les pays qui refuseraient de signer voient se tarir l’aide européenne au développement.

Plusieurs accords commerciaux entre l’UE et les États de l’Afrique trouvent leur origine dans le sommet de Cotonou au Bénin en l’an 2000. Les pays africains sont censés pouvoir exporter sans taxes vers l’UE leurs produits leurs produits alimentaires comme poissons ou mangues, leurs matières premières tels que pétrole, minerais ou coton. Cela est censé renforcer l’économie et créer des emplois afin de lutter à longue échéance contre les raisons de l‘émigration des Africains vers l’Europe.

Mittelmeer Migranten und Flüchtlinge in Schlauchboot (picture-alliance/AP Photo/S. Diab) Les APE, les Accords de Partenariat Economique entre l’UE et les pays d’Afrique sont censés apporter la prospérité et mettre fin un jour à l’émigration.

Par ailleurs, les pays en développement ont le droit de n’ouvrir que progressivement leurs marchés pour les produits de l’UE, afin de ne pas mettre en danger la production locale.

Mais  certains pays se sentent en position de dépendance vis à vis de l’UE, souligne die tageszeitung.

Afrika Kaffeeanbau Illustration (picture alliance/Tone Koene) Production de café au Kenya

Les tergiversations sur les accords menacent déjà l’intégration régionale: comme la Communauté d’Afrique de l’Est est une union économique et douanière, il faut que les six Etats qui la composent signent tous les accords avec l’UE afin de pouvoir les appliquer. Initialement, le Kenya était opposé aux APE. Jusqu‘à ce qu’en 2014, l’UE introduise des taxes douanières sur plusieurs produits kényans. Le Kenya a alors changé sa position et s’efforce actuellement de faire pression sur ses voisins.

La taz souligne que même les APE que l’UE a négociés ou négocie avec d’autres communautés africaines, avec la CEDEAO ou la SADC, ne font pas l’unanimité au sein même de ces communautés.

Autre thème: Les transferts d’argent des émigrés africains

Dans un article intitulé : « L’Afrique sous perfusion des émigrés « , la FAZ, la Frankfurter Allgemeine Zeitung relève que pour de nombreux pays africains, les virements d’argents de leurs émigrés sont parfois une question de survie, du moins une source financière importante pour les familles de ceux qu’on appelle en Europe des « réfugiés économiques ».

Ces transferts d’argent des émigrés africains en Europe vers leurs  pays d’origine est un aspect qui explique le manque de volonté de certains États africains de coopérer lors du rapatriement de ressortissants dont le statut de résident dans des pays européens est contesté.

Rien qu’en 2015, 35 milliards de dollars ont été transférés vers l’Afrique. Sachant cela, il est clair que l’offre de l’UE en novembre 2015 de verser aux principaux pays africains d’émigration la somme de 1,8 milliard d’euros pour la « réintégration » de demandeurs d’asile africains déboutés, ait provoqué l’hilarité au sud du Sahara, souligne la FAZ .

L’exemple du Nigeria montre à quel point les virements d’argent à partir de l‘étranger sont importants pour l’économie de la patrie d’origine d’un émigré. Rien qu’en 2015, plus de 20 milliards d’euros ont été transférés dans ce pays le plus peuplé d’Afrique avec ses 180 millions d‘habitants. Cette somme équivaut à 4% du PIB ! Selon les estimations de la Banque Mondiale un tiers de tous les produits importés au Nigeria sont financés avec l’argent de la diaspora nigériane.

Mobile Banking Afrika (picture-alliance/Landov) Les migrants internes en Afrique contribuent aussi à nourrir leurs familles restées au pays.

Outre le Nigeria, le Sénégal, le Mali, le Bénin et la Gambie sont parmi les pays dont sont issus une grosse partie de ceux qu’on appelle des « réfugiés économiques » en Europe. Près d’un milliard et demi d’euros sont transférés chaque année vers le Sénégal ce qui correspond à  11,7 % du PIB. Le Mali reçoit près de 850 millions d’euros (soit 6,8% de son PIB) et même le petit Bénin reçoit de l’étranger plus de 300 millions d’euros (soit 3,6% de son PIB). Dans le cas de la Gambie, qui n’a que 2 millions d’habitants mais qui compte un grand nombre d’émigrés, plus de 22 % du PIB proviennent de l’étranger !

Pour de nombreux pays subsahariens les virements de l’étranger sont de loin le plus important instrument du développement, résume le journal de Francfort. Très souvent, cette manne financière ne dépasse pas seulement les montants de l’aide au développement classique, mais aussi ceux des investissements étrangers directs ! -( à l’exception des investissements chinois dans le domaine des matières premières). C’est pourquoi aucun gouvernement africain n’a sérieusement intérêt à freiner l’exode de ses concitoyens », conclut la FAZ.

Auteur Philippe Pognan, Afro-presse (hebdomadaire)

http://www.dw.com/fr

 

« Les pays africains doivent miser sur la diversité agricole »

Les actions d’aide au développement menées par l’Europe ne favorisent pas une agriculture africaine durable, affirme Charles Goerens, député européen (groupe ADLE) du Parti démocratique du Luxembourg.

Les pays africains doivent développer une agriculture durable et diversifiée.

La Croix : Le Parlement européen a voté en 2016 une résolution très critique sur la politique d’aide au développement de la Nasan, la Nouvelle Alliance pour la sécurité alimentaire et la nutrition destinée aux pays africains pauvres dans laquelle l’Union européenne a investi plus d’un milliard d’euros. Pourquoi ?

Charles Goerens : Nous avons tout intérêt à ce que les pays en développement éradiquent la pauvreté et parviennent à la sécurité alimentaire. Or l’aide au développement est en partie dévoyée. Lorsque l’on brade en Afrique les bas morceaux de poulet non prisés par les Européens, on crée une rude concurrence sur les marchés africains et déstabilise des agricultures très fragiles.

L’UE devrait être le meilleur avocat des pays demandeurs de protection, comme elle a su, elle, protéger son agriculture. Pourtant dans les accords de partenariat économique (APE) qu’elle négocie avec les pays ACP (Afrique, Caraïbes, Pacifique), elle applique la libéralisation du commerce qui expose ces pays à une concurrence brutale, en se référant aux accords du Gatt. Mais ceux-ci avaient été pensés pour commercer entre pays à situations économiques comparables !

> Lire aussi : En Afrique, le défi de l’emploi agricole

Le commerce prend le pas sur le développement…

C. G. : Les APE ont été négociées par la direction générale du commerce de la Commission, la direction générale chargée du développement ayant eu un rôle second. Il y a de fait une asymétrie entre acteurs. Tant qu’ils ne seront pas sur un pied d’égalité et tant qu’il n’existera pas au sommet des institutions une instance d’arbitrage pour trancher les conflits entre directions, alors il y aura toujours un problème de cohérence des politiques européennes.

Dans votre résolution, vous demandez de ne pas soutenir les cultures OGM en Afrique. Pourquoi ?

C. G. : Les OGM rendent les agriculteurs dépendants d’acteurs extérieurs. Les pays ont besoin de soutenir leur agriculture paysanne, de miser sur la diversité des semences et des modes de culture pour s’adapter aux différents milieux et aux changements climatiques. Toutefois il revient aux pays de définir eux-mêmes leur cadre légal, d’interdire les OGM s’ils le souhaitent.

À nous de prêter assistance à ceux qui le demandent pour renforcer leur gouvernance. Plus les acteurs publics sont forts, plus la société civile est organisée, plus ils peuvent faire contrepoids aux puissants acteurs privés.

> Lire aussi : À la COP22, l’agriculture africaine face au changement climatique

La lutte contre l’accaparement des terres fait aussi partie de vos priorités…

C. G. : Le Parlement s’est saisi de cette question comme ce fut le cas dans le passé pour la suppression des subventions honteuses à l’exportation des produits agricoles qui détruisaient les marchés par une concurrence déloyale. Pour l’arrêter, il a suffi d’une décision unilatérale de l’UE. La lutte contre l’accaparement des terres est plus complexe et la décision revient, in fine, à chaque État. La politique est affaire de petits pas. Nous devrons nous mobiliser au long cours sur cet enjeu.

Recueilli par Marie Verdier
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L’université Mohammed VI ouverte sur l’Afrique et le développement durable

L’agriculture, l’eau, l’environnement, les ressources naturelles et la sécurité alimentaire ainsi que l’Afrique figurent en bonne place dans les recherches de l’Université  Mohammed VI Polytechnique inaugurée hier par le roi.

L’université à vocation internationale  est centrée sur la recherche appliquée, l’innovation et l’entreprenariat. Elle mise sur un modèle d’enseignement et de recherche tournés vers l’innovation et l’expérimentation. Ainsi l’université comprend plusieurs sites d’expérimentation, « livings labs », dont un sur l’agriculture, Agri-Tech Platforms (Maroc et Afrique) avec des fermes expérimentales agricoles.  Ces dernières développeront des modèles et des techniques d’assolement et d’utilisation d’engrais innovants et feront des essais de plantations dans des milieux minéraux et biologiques différents.

Le campus universitaire entend devenir une véritable tête de pont entre le Maroc, l’Afrique et le Monde.

L’université Mohammed VI Polytechnique est située à Benguerir, appelée encore la Ville verte, entièrement  nouvelle dont la construction a été lancée en 2009. Le maître d’ouvrage est l’Office chérifien des phosphates (OCP), qui y a érigé  son Centre de compétence industrielle et développé l’université Mohammed VI en partenariat avec des institutions comme l’Ecole des mines de Paris, Sciences Po, Massachusetts Institute of Technology (MIT) aux Etats-Unis ou la Columbia University.

Par Commodafrica

«La Mauritanie peut s’entendre à la fois avec le Maroc et l’Algérie»


Abdoul Alassane Kane, expert consultant en Intégration régionale et ancien fonctionnaire de la CEA (Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique)

Au-delà des opportunités bilatérales, le partenariat économique entre le Maroc et la Mauritanie devrait s’ouvrir sur une perspective régionale. Tel est le point de vue d’Abdoul Alassane Kane, expert consultant en Intégration régionale pour qui Nouakchott peut être dans de bons termes à la fois avec Rabat et Alger.  

Les Inspirations ÉCO : Avec la visite du chef de gouvernement, Abdelilah Benkirane, pensez-vous que l’imbroglio entre la Mauritanie et le Maroc est désormais derrière nous ?
Abdoul Alassane Kane : Il devrait en être ainsi, tout au moins pour la cause immédiate dudit imbroglio. Une rencontre à un si haut niveau devrait, ensemble avec les déclarations non-équivoques des officiels marocains qui l’ont précédée ou suivie, permettre de mettre un terme à l’incompréhension et à la polémique générées par les propos du responsable du Parti de l’Istiqlal. A-t-elle été suffisante pour aplanir toutes les divergences et apurer les ressentis qui semblent perceptibles depuis quelques années entre les deux pays ? Il est trop tôt pour l’affirmer. Les échéances à venir -le tout prochain sommet de l’Union africaine notamment- nous donneront probablement quelques indications ou signaux y afférents.

Comment la Mauritanie peut-elle à la fois être dans de bons termes avec Rabat et Alger ?
Question simple et complexe à la fois. Simple, si on se réfère aux idéaux et principes qui structurent les relations entre États -respect de la souveraineté de chacun, bon voisinage, coopération mutuellement avantageuse, règlement pacifique des différends-. Complexe, quand on prend en compte l’ampleur des divergences existantes entre Rabat et Alger sur le dossier du Sahara, et ce, depuis quatre décennies. L’enjeu pour la Mauritanie, c’est d’avoir sa propre diplomatie, avec une approche holistique, lisible et cohérente dans la durée. Il est communément admis que pour un pays, les facteurs structurants de la diplomatie devraient être d’abord sa géographie, ensuite ses intérêts, et enfin ses sentiments. La diplomatie régionale de la Mauritanie doit refléter sa géographie -toute sa géographie-, ne doit pas être réduite à un mouvement de balancier entre tel et tel voisin, et être sous-tendue par ses intérêts stratégiques. Il n’y a pas que Rabat et Alger autour de la Mauritanie, et son positionnement régional gagnerait en pertinence et en opportunités, s’il est inclusif de tout son voisinage. Les relations avec un pays voisin ne peuvent pas se définir par opposition à un autre voisin. Vu sous cet angle, être en bons termes avec le Maroc et l’Algérie est du domaine du possible, pour peu que les relations soient basées sur des partenariats mutuellement avantageux, et libérées autant d’un certain angélisme anachronique (du genre «nous sommes frères arabes» ou «frères africains») et des soupçons de condescendance qui ont de temps à autre pollué lesdites relations.

Comment analysez-vous les échanges économiques entre le Maroc et la Mauritanie ?
Les données statistiques de la période 2008-2014 montrent notamment que la Mauritanie est en pourcentage, le 3e partenaire commercial du Maroc en Afrique subsaharienne (ASS), avec 8,3%, juste derrière le Nigéria (15,7%) et le Sénégal (11%). Si l’on se réfère aux seules exportations de l’exercice 2014, la Mauritanie a été la première destination des produits marocains avec 12%, devant le Sénégal (9,4%) et la Côte-d’Ivoire (9,1%), loin devant le Mali (4,1%). Pour autant, la Mauritanie reste encore l’un des «parents pauvres» des IDE marocains vers l’ASS, avec seulement 1% durant la période 2003-2013 (au même niveau que le Togo), très loin derrière le Mali (15%), la Côte-d’Ivoire (9%) ou le Burkina (8%). Le ratio Exportations/IDE du Maroc n’est en équilibre qu’avec le Sénégal, la Côte d’Ivoire et -dans une moindre mesure- le Gabon. La Mauritanie fait partie des marchés porteurs pour les exportations marocaines en Afrique, mais elle n’apparaît presque pas sur les radars IDE du royaume chérifien. Il y a donc là un besoin de rééquilibrage, le renforcement et la durabilité de tout partenariat étant tributaire d’une bonne répartition des gains escomptés.

Qu’est-ce que la Mauritanie et le Maroc ont à gagner en développant, chacun leur partenariat ?
Au-delà des opportunités bilatérales, l’optimalité du partenariat économique Mauritanie-Maroc devrait être recherchée dans une perspective régionale. Le Maroc ambitionne de développer ses exportations vers l’Afrique de l’Ouest, et a donc besoin d’une économie mauritanienne ouverte et performante, notamment en matière de transport -transit inter-États, de fourniture de services logistiques et de facilitation du commerce. Le royaume chérifien gagnerait donc à accompagner la Mauritanie dans ses efforts de réalisation et d’entretien d’un réseau routier de qualité, à travers différentes formules de PPP. De son côté, la Mauritanie a un besoin impératif de diversifier son économie, encore largement tributaire du commerce de quelques produits primaires. Cela passe impérativement par une insertion dans des chaînes de valeur régionales, aux fins de promouvoir la transformation desdits produits et une industrie de services dynamique. Une arrivée soutenue d’investisseurs marocains dans le secteur manufacturier, notamment dans le cadre de la Zone franche de Nouadhibou, serait pour l’économie mauritanienne un important levier de croissance et de diversification. Mais pour une plus grande attractivité des IDE -marocains ou autres- la Mauritanie devra gagner le pari de réformes plus audacieuses pour une véritable administration de développement, une amélioration sensible de certains indicateurs de l’environnement des affaires et un retour formel dans le marché régional CEDEAO.

Pensez-vous que le Maroc peut partager avec la Mauritanie son expérience de développement économique, notamment dans des secteurs comme l’Agriculture ?
Le Maroc et la Mauritanie ont en commun un certain nombre de défis de développement dont l’importance du stress hydrique, un déficit céréalier structurel, une forte dépendance aux importations de produits énergétiques d’origine fossile. Sur ces questions, comme sur d’autres, le Maroc développe, depuis quelques années, des politiques et stratégies de réponse à long terme (Plan Maroc Vert, Masen/Énergies renouvelables…) dont les enseignements seraient très utiles pour la Mauritanie, et pas seulement.


Une économie en quête de rebond

Après avoir fléchi en 2015, l’activité de la Mauritanie a accéléré en 2016 et devrait rester sur une bonne dynamique en 2017. La croissance devrait être soutenue par la relance de la production de la pêche qui compenserait partiellement le ralentissement de l’industrie manufacturière et minière. Le secteur primaire,  pilier majeur de l’économie, reste  particulièrement vulnérable aux fluctuations pluviométriques. Malgré le recul de la production manufacturière, le secteur secondaire reste lui aussi central et devrait être stimulé par les activités de construction et de travaux publics dans le cadre d’un programme d’investissement structurant. S’agissant du secteur tertiaire (secteur financier et commerce), celui-ci devrait poursuivre son expansion pour devenir le premier contributeur à la formation du PIB. L’activité dans le secteur manufacturier pourrait ralentir, et le secteur minier, dominé par la production de cuivre mais surtout de minerai de fer, continuerait à souffrir d’une demande extérieure peu porteuse et de l’absence de rebond du prix de ces matières premières après la baisse observée en 2015.

Par Oumar Baldé, leseco.ma

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Une délégation d’opérateurs agricoles africains visite des projets de la région du Souss

Une délégation d’opérateurs agricoles et d’institutionnels africains a effectué, lundi, des visites à des projets agricoles de la région du Souss afin de s’informer du potentiel de cette région en matière de production et d’exportation des fruits et légumes.

La visite de cette délégation, composée de 33 personnalités du Sénégal, Gabon, Côté d’Ivoire, Burkina Faso et d’Egypte, s’inscrit dans le cadre des activités programmées dans le cadre de la huitième édition des Trophées de la filière fruits et légumes (Trofel), organisée les 10 et 11 janvier à Agadir. Les opérateurs agricoles et institutionnels africains se sont enquis lors de ces visites des moyens et techniques modernes déployés dans des unités de conditionnement de légumes et fruits destinés à l’export de même que des domaines privés dédiés à la culture des agrumes.
“La visite de cette délégation africaine s’inscrit dans le cadre des efforts des professionnels de la filière “fruits et légumes” visant à mettre en œuvre les accords conclus récemment entre le Maroc et certains pays africains ayant pour objectif de développer la coopération et le partenariat dans le domaine agricole”, a indiqué Abderahmane Rifaï, membre du comité d’organisation de Trofel 2017.
Contrairement aux édition précédentes qui étaient tournées vers l’Europe en tant que marché traditionnel pour les exportateurs marocains, les organisateurs de cette 8ème édition de Trofel ont décidé de s’ouvrir sur le continent africain, alliant ainsi de pair le choix du Royaume de diversifier les marchés et d’opter pour une coopération Sud-Sud plus intense notamment avec les pays africains, a-t-il souligné dans une déclaration à la MAP.
Les membres de cette délégation vont tenir des rencontres B to B avec les producteurs et exportateurs marocains afin d’examiner les opportunités offertes pour les deux parties, a-t-il ajouté.

A noter que les initiateurs de cette édition, organisée sous l’égide du ministère de l’Agriculture et de la Pêche maritime et le parrainage de l’Etablissement de contrôle et de coordination des exportations en partenariat avec les associations professionnelles représentant la filière “fruits et légumes” au Maroc, ont prévu un prix pour une personnalité africaine qui a excellé dans le domaine agricole.

Mercredi 11 janvier 2017 / http://www.libe.ma/Une-delegation-d-operateurs-agricoles-africains-visite-des-projets-de-la-region-du-Souss_a82427.html

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Relance économique : La Côte d’Ivoire maintient le tempo

Le gouvernement ivoirien table sur une croissance de 8,9% en 2017. Le dynamisme économique de ces dernières années sera maintenu grâce à la bonne tenue de l’ensemble des secteurs d’activité.

Le taux de croissance projeté en 2017 est de 8,9% du PIB. Nous constatons que tous les secteurs croissent. Ces prévisions sont du porte-parole du gouvernement ivoirien, Bruno Nabagné Kone, rendues publiques fin septembre dernier à l’issue d’un Conseil des ministres consacré au budget de l’exercice 2017. En détails, le gouvernement ivoirien prévoit une croissance de 12,5% du secteur tertiaire, alors que le secondaire devrait progresser de 8,9% et le primaire de 6, 1%. Ce dernier englobe les activités liées à l’agriculture vivrière et des produits d’exploitation que sont le café et le cacao. Quant au solde commercial des échanges extérieurs, il devrait rester positif à 3,9% du Produit intérieur brut (PIB). «Tout cela dans un contexte inflationniste relativement stable puisque l’inflation est maintenue à 1,5%. Dans la zone UEMOA, la norme est aujourd’hui de 3% mais la Côte d’Ivoire se maintient à un niveau relativement bon», se félicite le gouvernement ivoirien.

Secteurs phares
En Côte d’Ivoire, la plupart des secteurs ont enregistré de bonnes performances ces dernières années, notamment en 2015, en lien avec la mise en œuvre de diverses réformes (dont la refonte des filières coton, anacarde, café et cacao) et du Plan national de développement 2012-2015. Les cultures de rente ont tiré le secteur primaire (nouvelle récolte record de cacao). Les bons résultats du BTP, de l’agroalimentaire, de l’énergie et du secteur aurifère ont porté l’expansion du secteur secondaire. Enfin, le dynamisme des transports, des télécommunications et des services financiers a soutenu l’activité dans le secteur des services. En revanche, la production de pétrole est en déclin, du fait de l’arrêt de production d’un champ et de l’épuisement progressif des autres gisements exploités.

Dynamisme
L’activité devrait demeurer dynamique en 2017 grâce à la poursuite des grands travaux publics de réhabilitation des infrastructures dans le cadre du 2e Plan national de développement (2016-2020), l’amélioration du climat des affaires, les mesures de soutien au secteur privé et le renforcement de la stabilité politique. Ces facteurs qui soutiennent l’investissement devraient compenser l’impact négatif sur le tourisme de l’attentat perpétré dans la station balnéaire de Grand-Bassam en mars 2016. En outre, les prix garantis aux agriculteurs, la mise en place de la couverture maladie universelle, le relèvement du salaire minimum et des salaires dans la fonction publique devraient continuer de tirer la consommation.

El Niňo
Cependant, l’activité agricole pourrait pâtir d’une certaine sécheresse, conséquence du phénomène climatique El Niňo. La croissance demeure largement exposée aux fluctuations des cours des matières premières et encore bridée par la vétusté des infrastructures. Cependant, la reprise de l’activité depuis la fin de la crise post-électorale a permis d’accroître sensiblement le niveau de vie de la population et partant de dynamiser la consommation des ménages.


Fiche pays
Côte d’Ivoire

Taille
23,1 millions de consommateurs

Monnaie
Franc CFA

PIB/Hbt
1.460 dollars

Croissance
8,9% (2017p.)

Région économique
CEDEAO/UEMOA

Note Coface
B

Doing business 2017
142e/189

Par Coface Publication : 10 janvier 2017

http://www.leseco.ma/les-cahiers-des-eco/afrique/237-le-marche-de-semaine/53575-relance-economique-la-cote-d-ivoire-maintient-le-tempo.html

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Climat et sécurité alimentaire : une convention de financement FAO-Côte d’Ivoire pour l’atteinte des objectifs

Abidjan – Le ministère de l’Environnement et du Développement durable de Côte d’Ivoire et l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) ont conclu, jeudi à Abidjan, une convention de financement du projet pour la contribution à l’atteinte des objectifs liés au changement climatique et à la sécurité alimentaire.

« La signature de ce projet vise à renforcer les capacités de la Côte d’Ivoire face aux effets visibles du changement climatique, principalement dans la filière du riz », a expliqué le représentant de la FAO en Côte d’Ivoire, Germain Dasylva.

Ce projet, doté d’un budget d’environs 126 millions F FA, sera exécuté en synergie avec d’autres initiatives. Il s’agit notamment deux projets régionaux, en cours de mise en œuvre par les deux parties, portant sur le renforcement des capacités et de partage d’expériences pour le développement durable de la chaîne de valeur du riz en Afrique, grâce à la coopération sud-sud et l’appui à la transition vers des systèmes alimentaires basés sur l’agriculture.

Le ministre ivoirien de l’Environnement et du Développement durable, Allah Kouadio Remi, s’est pour sa part félicité de ce partenariat qui se présente comme « un appui concret des institutions des Nations Unies à la mise en œuvre de l’accord de Paris dans notre pays ».

L’impact de ce projet, selon le ministre, est de contribuer à l’adaptation du secteur vivrier aux changements climatiques via la promotion de pratiques d’agriculture intelligente face au climat en Côte d’Ivoire, pour assurer la sécurité alimentaire dans le pays.

« L’accent sera mis (dans le cadre de cette initiative) sur la filière du riz qui est l’une des denrées alimentaires les plus consommées en Côte d’Ivoire par toutes les catégories de la population », a-t-il indiqué.

Le projet est prévu pour une durée de 18 mois.

tg/tm