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Atteinte des ODD : Le Burkina veut valoriser les légumineuses

Après Kongoussi le 10 février 2017, Ouagadougou accueille ce 11 février 2017 la dernière cérémonie de clôture de l’Année internationale des légumineuses 2016. Le ministre de l’agriculture et des aménagements hydrauliques, Jacob Ouédraogo, a saisi l’occasion pour saluer et encourager les délégations, notamment la FAO, les chercheurs, les producteurs et productrices, venues magnifier les légumineuses.

La tenue de la cérémonie de clôture de l’Année internationale des légumineuses au Burkina traduit la volonté des autorités du pays, soutenues par l’Organisation des Nations Unies pour l’agriculture et l’alimentation (FAO), d’encourager la production et la consommation de ces spéculations.

« Je remercie les responsables de la FAO qui ont porté leur choix sur le Burkina pour abriter cet évènement de portée mondiale et crédité notre pays d’une grande confiance pour l’organisation de cette importante cérémonie qu’ils ont en outre largement soutenue », a déclaré le ministre de l’agriculture, Jacob Ouédraogo.

Le but principal de cette cérémonie est de faire face au défi de l’insécurité alimentaire et du changement climatique, d’où le thème « Valorisation des légumineuses dans le cadre des ODD (Objectifs de développement durable) et pour la résilience au changement climatique ».

« Il est avéré que malgré les multiples bienfaits qu’offrent les légumineuses, leur production ne connaît pas le même succès que les céréales telles que le maïs et le riz », a par ailleurs déploré le ministre de l’agriculture.

La Directrice adjointe de la FAO, Maria Helena Semedo (Micro)

Des actions fortes attendues…

Jacob Ouédraogo a reconnu que cela est dû en grande partie aux habitudes alimentaires des populations et de la persistance de certains préjugés défavorables aux légumineuses. L’ultime solution convient donc de chercher à booster la consommation de ces plantes très riches en protéines. Et sans oublier, il faut souligner que la production des légumineuses est généralement réalisée par les couches vulnérables notamment les femmes rurales.

Selon la Directrice adjointe de la FAO, Maria Helena Semedo, il faudrait aussi travailler d’abord à consolider les acquis autour de la filière pour ensuite avancer vers leur amélioration. Ce 11 février, les acteurs se sont accordés à faire l’état des lieux de la filière, identifier ses contraintes et insuffisances et évaluer les besoins en matière de recherche.

Plusieurs activités sont au programme de cette cérémonie de clôture dans la capitale burkinabè : des échanges, la présentation du rapport de l’Année internationale des légumineuses, des projections de vidéos, des exposés, des expositions de mets et produits de légumineuses.

Il est également attendu une déclaration dite « Déclaration de Ouagadougou » et une séance d’entretien entre les responsables de la FAO, le gouvernement burkinabè et des représentants de pays invités.

Noufou KINDO

Burkina 24


Lire aussi ▶ Année Internationale des légumineuses 2016 : Le Burkina Faso à l’honneur

https://burkina24.com/2017/02/10/annee-internationale-des-legumineuses-le-burkina-a-lhonneur/embed/#?secret=1qQ9Fh5Udj

Photos de la cérémonie de clôture de l’Année internationale des légumineuses à Ouaga :

Innovation & Technologie: La poignée de main numérique va-t-elle arriver en agriculture ?

La blockchain fait de plus en plus parler d’elle. Elle interpelle les banques. Et changera la manière de travailler de tous les métiers garants de transactions (notaires, experts-comptables, …). Certains assurent même qu’elle peut « ubériser Uber » ! (1) Mais qu’est-ce vraiment ? Et peut-elle être utile à l’agriculteur ?

SOMMAIRE :
Qu’est-ce que la blockchain ?
• Quelles seraient ses utilisations en agriculture ?

Blockchain en agriculture

Accords avec son fournisseur d’appro ou l’administration, échanges paille-fumier, échanges de parcelles ou de matériel entre agriculteurs, assurances et gestion des risques, vente directe, etc. : les applications de la blockchain auront aussi un intérêt pour l’agriculture. (© Terre-net Média)

Qu’est-ce que la blockchain ?

La conception de la blockchain, « chaîne de blocs » en français, est attribuée à Satoshi Nakamoto. Ce pseudonyme couvre le concepteur de la monnaie cryptographique Bitcoin, inventée en 2008. Techniquement, la blockchain est d’une grande complexité, ce qui la rend assez obscure.

Ce qu’il faut en retenir est toutefois assez simple : il s’agit d’une technologie qui garantit la sincérité et la validité de tout type d’échanges. Elle est basée sur la cryptographie, comme la sécurisation des paiements sur internet, et sur des liens entre les transactions. Celles-ci sont regroupées par blocs et liées de manière à garantir que la chaîne ne puisse pas être brisée. D’où le terme de « chaîne de blocs ».

En plus de cette sécurité, le principal intérêt de la blockchain est qu’elle ne nécessite aucun organisme central de validation. Car chaque participant de la chaîne contribue à la sécurité globale. C’est pourquoi la monnaie Bitcoin peut se passer de banque et d’Etat pour exister.

Pour aller plus loin :
• Qu’est-ce que la blockchain ? (Frenchweb, 11/04/2016)
• Qu’est-ce que la blockchain ? (Blockchain France)
Articles sur la blockchain

En synthèse, nous avons un moyen de stocker des informations et des échanges, de manière totalement indépendante et sécurisée. C’est la version numérique de la poignée de main qui a longtemps scellé les contrats, et qui continue dans de nombreux cas à garantir une parole donnée ! Voilà de quoi intéresser beaucoup de secteurs dans un monde dominé par les échanges. Et de quoi interpeler tous les acteurs dont le métier de base est de garantir la sécurité et/ou la sincérité de transactions : notaires, experts-comptables, banques, avocats…

Agrofournisseurs et administration

Quelles seraient les utilisations de la blockchain en agriculture ?

Comme tous les acteurs économiques, les agriculteurs sont très concernés par les échanges, tant en amont qu’en aval de la production. Alors la blockchain a-t-elle un intérêt dans un domaine agricole qui par ailleurs montre une grande appétence pour la digitalisation ?

L’approvisionnement amont sera concerné à plus ou moins long terme. Car en fournissant un moyen 100 % digital, pérenne et sûr de stocker des accords, la blockchain permet d’automatiser complètement le processus et donc de baisser le coût des échanges. Cela est d’autant plus vrai que les solutions actuelles, qui vont de la signature électronique au coffre numérique, présentent toutes des faiblesses : complexité relative et obsolescence de la signature électronique, questionnement sur la pérennité des fournisseurs de coffres numériques, etc. Les agrofournisseurs et l’administration sont les plus concernés par cette révolution. A quelle vitesse iront-ils ? La question reste posée.

Échanges entre agriculteurs

Si la blockchain peut optimiser l’amont en agriculture, elle révèle un potentiel énorme pour ouvrir de nouvelles perspectives sur l’aval. En particulier pour les agriculteurs qui commercialisent en vente directe et pour les échanges entre agriculteurs. Ainsi, une Amap pourrait faciliter l’adhésion de ses membres et ouvrir la voie à une plus grande souplesse dans le choix des paniers. Par exemple en permettant des engagements en ligne sur chaque produit.

Autre possibilité : comme une blockchain stocke les accords (donc les transactions effectives), elle permettrait de générer automatiquement des contrats équitables régionalisés pour les échanges paille-fumier. Point qui suscite régulièrement des débats dans les forums. De tels smarts contracts (« contrats intelligents »), dont les modalités sont générées automatiquement, sont rendus possibles par la confiance établie dans la blockchain. Le dernier exemple porte sur des initiatives qui se multiplient, comme par exemple le service EchangeParcelle.fr pour faciliter les échanges de parcelles, toutes destinées à simplifier le quotidien des agriculteurs. La partie contractuelle est souvent exclue de ces actions pour cause de complexité pratique et juridique. L’arrivée de la blockchain pousserait la logique jusqu’au bout en allant du premier contact à l’accord finalisé.

La blockchain a un potentiel énorme pour simplifier et générer des économies. Le traditionnel « seing privé » est en voie d’être digitalisé : aucun doute sur le fait qu’il se trouvera des acteurs technologiques pour capter rapidement ce marché, dans l’intérêt des agriculteurs.

(1) Voir Pourquoi la blockchain a le potentiel d’ubériser Uber (L’Usine Digitale, 16/06/2016)

L’auteur : Pascal Cochelin
Pascal Cochelin, consultant 
en environnement numérique des entreprises.

Pascal Cochelin accompagne les dirigeants dans leurs projets numériques, quel que soit le domaine de l’entreprise.

Deux axes :
• le système d’information (opérationnel, organisation, pilotage de projet, audits…),
• la transition numérique de l’entreprise (avec adaptation aux attentes, capacités et besoins de chaque service)… Avec la conviction profonde que la réussite d’un projet numérique dépend autant de la maîtrise technologique que de la volonté des équipes à la mettre en œuvre.

Retrouvez Pascal :

sur LinkedIn Logo LinkedIn ; par mail à p.cochelin@3cm-digital.fr ou sur son site 3cmdigital.fr

 

 

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Le promoteur de l’aquaponie étend son entreprise agricole à Dakar

Après sa désignation comme champion digital de l’Agriculture pendant la COP 22 à Marrakech, le jeune Camerounais de 28 ans promoteur de Save Our Agriculture s’est ouvert à l’international.

Flavien Kouatcha débute l’année 2017 en s’ouvrant à l’international. Son entreprise agricole spécialisée dans la conception et la fabrication des kits et unités aquaponiques pour des particuliers et professionnels désireux de produire des aliments 100% bio à domicile a attiré un investisseur sénégalais. La signature du contrat a eu lieu le 5 janvier 2017 dans les locaux de l’espace d’accompagnement Jokkolabs de la ville de Douala. C’est dans cette principale place économique du Cameroun que Save Our Agriculture a ouvert sa première unité de production grand volume en décembre 2016 après des expérimentations à petite échelle dans la banlieue de Douala.

Il s’agit d’un contrat entre entrepreneurs d’une même génération. Comme Flavien Kouatcha et Moussa Diagne est âgé de 28 ans. Tous deux ont une passion pour l’agriculture. Épousant l’air du temps, le premier contact a eu lieu sur les canaux virtuels d’internet. « C’est après avoir vu un reportage sur mon projet sur France 24 que Moussa m’a contacté. Ensuite, nous nous sommes écrits sur les réseaux sociaux. Après plusieurs discussions, j’ai pensé que nous avions intérêt à nous rencontrer pour en parler davantage. C’est ainsi que je l’ai invité au Cameroun », dit fièrement Flavien Kouatcha.

De son côté, Moussa Diagne avoue avoir été intrigué par le fait qu’un jeune comme lui, issu d’un environnement pratiquement semblable soit déjà aussi avancé dans l’aquaponie. « Ce sont toutes ces raisons, en plus de l’engagement très perceptible de Flavien pour l’agriculture, qui m’ont poussé à faire le déplacement pour le Cameroun ». Le contact humain laissera corps au business entre la camerounaise Save Our Agriculture et Dialibatou Marakhib Distribution basé au Sénégal.

En signant l’accord le 5 janvier 2017 à Douala, les deux entreprises envisagent de proposer des unités aquaponiques à Dakar et de s’étendre à d’autres pays de la sous-région Afrique de l’Ouest. Cette technique est une alternative pour le Sénégal. En raison de son climat aride, ce pays d’Afrique de l’Ouest est sans aucun doute un bon terrain d’essai pour une solution durable telle que l’aquaponie. Même s’ils ne possèdent pas d’énormes financements à la hauteur de leur ambition, les deux entrepreneurs africains sont plus que jamais déterminés à nourrir des millions de personnes aux aliments biologiques. La force de travail est encore modeste.

Constituée d’une équipe de 4 hommes et 3 femmes tous passionnés d’agriculture, Save Our Agriculture veut se positionner comme l’une des pépites camerounaises à fort potentiel dans les prochaines années. Alors que son partenaire Dialibatou Marakhib est une ferme polyvalente qui emploie 5 personnes en région rurale sénégalaise. Principalement spécialisée dans la production laitière, l’élevage et la culture maraîchère, Moussa Diagne envisage de déployer des solutions d’agriculture durable à travers l’utilisation des énergies renouvelables et la réutilisation en cycle fermé des denrées issues de l’agriculture dans les processus de croissance végétale. Les deux entrepreneurs sont sur un bon filon au regard de études à l’échelle planétaire. En octobre 2016, le cabinet britannique Price Water House Coopers faisait les éloges de l’aquaponie comme un moyen efficace de booster les productions agricoles en Afrique.

/ Pierre Nka, http://www.quotidieneconomie.com/2017/01/24/flavien-kouatcha-le-promoteur-de-laquaponie-etend-son-entreprise-agricole-a-dakar/

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Les femmes, piliers du développement de l’agriculture en Afrique

Sur le continent, les femmes participent largement à la production agricole et à la transformation des produits, et leur rôle est essentiel dans le développement de la sécurité alimentaire. Pourtant elles jouissent rarement des mêmes droits que les hommes, notamment en ce qui concerne la propriété terrienne.

Remettre les femmes au centre de l’agriculture africaine : tel est l’objet de la réunion organisée par la FAO à son siège, à Rome, le vendredi 16 décembre. L’organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture déplore dans un récent rapport que les femmes reçoivent en général « une partie très faible de la terre, du crédit, de la formation ou de l’information agricole ».

« A titre d’exemple au Mali la propriété foncière revient aux hommes pour 86.7% des cas, explique Tacko Ndiaye, spécialiste des questions du genre, de l’égalité et du développement rural à la FAO. Et on sait que la terre n’est pas qu’un moyen de production important. C’est aussi une garantie pour l’accès au crédit. »

Lutter contre la pauvreté

Selon un calcul de l’organisation des Nations unies, en ce qui concerne le continent africain, si les femmes avaient le même accès que les hommes aux ressources productives, elles pourraient augmenter de 20 à 30% les rendements des exploitations agricoles.

Tacko Ndiaye note que certains pays comme l’Ethiopie et le Rwanda possèdent un « droit équitable », avec «  un système d’enregistrement conjoint par lequel la terre est enregistrée au nom de la femme et du mari ». Et l’experte des questions de genre et de développement rural de conclure : « Investir dans l’autonomisation des femmes dans l’agriculture, c’est un raccourci intelligent dans le cadre de la lutte contre la pauvreté en milieu rural. »

RFI

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Idrissa Nassa renonce à la présidence de l’Afraca, l’Association africaine du crédit rural et agricole

Le patron burkinabè, à la tête de Coris Bank International, a quitté son poste de vice-président de l’Afraca, qui lui garantissait pourtant de succéder au Ghanéen Millison Narh, l’actuel président de l’institution panafricaine.

Fortement impliqué dans l’expansion de son groupe bancaire ouest-africain Coris Bank, dont l’entrée en Bourse est imminente à Abidjan, Idrissa Nassa vient de quitter la vice-présidence et le comité exécutif de l’Association africaine du crédit rural et agricole (Afraca), après quatre ans de services.

Il a été remplacé le 25 novembre par l’ex-ministre malien des Finances Bassary Touré, aujourd’hui vice-président de la Banque ouest-africaine de développement (BOAD), durant la 19e assemblée générale de l’institution panafricaine organisée à Dakar.

En vertu des règles d’alternance régissant le comité exécutif de l’Afraca, le vice-président de cette institution est censé à succéder au président.

C’est désormais à Bassary Touré (66 ans) qu’il reviendra de remplacer le Ghanéen Millison Narh. Ce dernier, par ailleurs vice-président de la Banque centrale du Ghana, préside l’Afraca depuis fin 2012, lorsqu’il avait pris la succession du congolais (RDC) Jules Bondombe Assango. Conséquence du départ d’Idrissa Nassa et de l’élection de Bassary Touré, Millison Narh devrait conserver son poste pendant encore deux ans, avant de le céder au dirigeant malien. Natif de Thiès (Sénégal), l’ancien grand argentier du Mali en 1991-1992 et 2002-2004 est vice-président de la BOAD depuis juin 2009.

Fondée en 1977, l’Afraca est l’une des principales institutions de coordination en matière de financement du secteur agricole sur le continent. Fondée en 1977 et basée à Nairobi, ses activités sont pilotées depuis 2011 par Saleh Usman Gashua, son secrétaire général, ancien dirigeant du nigérian Bank of Agriculture. Afraca compte plus de 110 membres institutionnels, dont une quinzaine de banques centrales africaines, autant de banques agricoles et de développement, une vingtaine de banques commerciales et pas moins de 60 institutions de microfinance. Parmi ses partenaires figurent l’AFD, la FAO, l’Alliance pour une révolution verte (AGRA) et le réseau « La Finance au Service de l’Afrique » (MFW4A).

Joël Té-Léssia

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Le rapport sur le développement rural 2016 est un “appel de ralliement“ (Vice-président FIDA)

Le vice-président du Fonds international de développement agricole (FIDA), Michel Mordasini, a affirmé, mercredi, lors du lancement du rapport 2016 sur le développement rural que ce document est un « appel de ralliement » pour les gouvernements africains autour de l’importance des politiques agricoles et du développement rural.

« Il est indispensable d’associer les populations rurales, les exploitants agricoles à la stratégie de lutte contre la pauvreté », a notamment signifié M. Mordasini.

D’après ce rapport, seules des politiques ciblées axées sur les populations rurales permettront d’éradiquer la pauvreté dans les pays en développement. « L’agriculture, le développement rural, restent des pièces maitresses des opportunités centrales pour réussir les grands objectifs d’une réduction de la pauvreté sur tout le continent », a soutenu Michel Mordasini, pour qui, l’essentiel de la population africaine se trouve en zone rurale.

Pour assurer l’alimentation des villes d’aujourd’hui et de demain, ainsi que la dépendance croissante des importations de denrées alimentaires, il faut une agriculture dynamique et un monde rural qui se transforme de façon inclusive, qui associe l’ensemble des populations rurales au processus de changement, a-t-il conseillé.

« Il y a de grandes opportunités en Afrique, il faut passer à l’action, il faut investir, il faut travailler sur un affinage des politiques pour permettre au secteur privé d’accéder aux zones rurales et de permettre aux petits exploitants agricoles d’accéder aux produits financiers (…) », a-t-il lancé.

Selon le vice-président du FIDA, le rapport révèle les contraintes, les défis et donne un message d’espoir sur les opportunités considérables qui existent en Afrique pour que l’agriculture soit encore un facteur de moteur de croissance et de développement, et une meilleure prospérité pour tous.

Le FIDA est une institution financière internationale et un organisme spécialisé des Nations Unies dont le siège est à Rome. Depuis 1978, le Fonds a octroyé environ 17,7 milliards d’USD sous la forme de prêts à faible taux d’intérêt et de dons en faveur de projets qui ont touché quelque 459 millions de personnes. Il investit dans les populations rurales, en les autonomisant afin de réduire la pauvreté, d’accroître la sécurité alimentaire, d’améliorer la nutrition et de renforcer leur résilience.

kkf/tm, AIP

Discours du Chargé d’Affaires Andrew Haviland pour le lancement de la garantie de crédit USAID-Oikocredit

Je suis heureux du privilège qui m’est offert de m’adresser à vous en ce jour concernant une nouvelle opportunité d’accroitre les prêts aux différentes étapes des chaînes de valeur dans le secteur agricole. Le partenariat de l’USAID avec Oikocredit est un portefeuille de garantie de crédit couvrant jusqu’à 24 millions de dollars de nouveaux prêts. Ce programme rendra possible qu’un nombre plus large de petites et moyennes entreprises accèdent aux crédits nécessaires pour développer leurs activités. Cela aura l’impact de créer des emplois et accroitre les opportunités économiques en Côte d’Ivoire et dans la sous-région.

La semaine mondiale de l’entreprenariat est un moment de célébration des innovateurs et créateurs d’emplois qui lancent des startups, concrétisent les idées, et stimulent la croissance économique. Mais nous savons que le manque d’accès au financement est une contrainte majeure à laquelle sont confrontés plusieurs entrepreneurs, particulièrement en Afrique de l’Ouest. Le portefeuille de garantie de crédit que nous lançons aujourd’hui est conçu pour répondre directement à cette question en soutenant les efforts d’Oikocredit International visant à accroitre les prêts aux PME dans les chaines de valeur axées sur les exportations. Bien que les banques soient impliquées dans le financement du commerce agricole en provenance d’Afrique de l’Ouest, elles ciblent principalement les entreprises plus grandes qui exportent des marchandises largement utilisées, telles que le cacao, le café et le coton. L’accès au financement est plus limité pour les PME, coopératives et associations, en particulier celle étant dans les chaines de valeur émergentes telles que la noix de cajou transformée, le beurre de karité, le manioc, les fruits tropicaux et les vêtements, ou dans les produits commercialisés au niveau régional comme le bétail et les céréales. Nous sommes fiers de soutenir les efforts d’Oikocredit International, qui a une solide présence sur le terrain en Afrique de l’Ouest et un important vivier d’emprunteurs.

Les États-Unis sont à l’avant-garde dans la promotion de l’entreprenariat au niveau mondial à travers le développement des systèmes innovants ; le plaidoyer en faveur de climats plus propices aux affaires ; la promotion de l’entreprenariat des femmes, des jeunes, et des communautés marginalisées ; et la mobilisation du secteur privé pour étendre l’impact. Cette garantie de crédit fait partie intégrante d’une assistance plus globale du Gouvernement des États-Unis en Côte d’Ivoire et dans la région, afin de promouvoir le commerce et la croissance économique. En particulier, le Centre du Commerce et d’Investissements en Afrique de l’Ouest, un projet de l’USAID, dispose d’un réseau de conseillers financiers qui peuvent aider les PME à développer des plans d’affaires solides qui remplissent les conditions de prêts bancaires. J’encourage toute personne intéressée à s’entretenir avec les représentants de l’Incubateur du Commerce présents ici aujourd’hui. Dans le cadre de notre initiative Trade Africa, nous collaborons également avec le gouvernement de Côte d’Ivoire afin d’appuyer et améliorer ses efforts de promotion des investissements et de réduire les barrières au commerce.

Nous nous réjouissons d’ajouter ce partenariat avec Oikocredit International à nos efforts d’assistance, et nous savons qu’il contribuera à notre objectif de favoriser une large croissance

économique et la résilience en Côte d’Ivoire et en Afrique de l’Ouest.

Je vous remercie.