Commercialisation du manioc : Une réelle valeur ajoutée

Le manioc constitue la 2ème production vivrière de Côte d’Ivoire en volume après l’igname. Il est le 3e aliment riche en calorie après le riz et le maïs. La production nationale est selon les récentes statistiques de 2 436 495 tonnes en 2013 et 4 239 303 tonnes en 2014. Selon l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), le manioc est une culture du XXIème siècle, du fait qu’il s’adapte aux variations climatiques. Le manioc est également tolérant aux maladies et aux ravageurs. Ses rendements en tonnes par hectare sont optimaux avec une pluviométrie entre 1000 et 2000 mm d’eau par an, et une température de 23 et 25 degrés C.

Le cycle de production de la Côte d’Ivoire revêt plus de 80% de la production nationale consacrée à la consommation humaine. Le tubercule du manioc est transversal. C’est une denrée qu’on peut cultiver et transformer dans n’importe quel endroit du pays, ce sont des emplois qui pourraient en découler. C’est l’un des aliments les plus consommés. Une fois transformés, le manioc et ses produits dérivés sont consommés dans les grandes villes.

Le manioc contribue à l’autosuffisance alimentaire.  Car il se consomme des feuilles à la racine. Le tubercule est transformé en farine, en semoule, en fécule et en tapioca. Le format le plus connu est l’attiéké. Le Manioc contribue à l’alimentation humaine et animale. Le manioc et ses produits dérivés se vendent bien. Une réelle valeur ajoutée.

Les femmes représentent environ 90% des travailleurs dans la production du manioc. Elles interviennent beaucoup à titre individuel. On constate également plusieurs coopératives de productrices et de transformatrices de manioc en Côte d’Ivoire.

La racine (appelée aussi cassave ou tubercule de manioc), le fécule, la semoule (gari, attiéké) et le Tapioca sont les principaux dérivés du manioc recherchés et demandés à l’échelle internationale. En outre, la semoule (gari, attiéké) et le Tapioca constituent plus de 85% des exportations annuelles sur les 5 dernières années.

Le commerce du manioc et de ses produits dérivés n’est, jusque là, soumis à aucune réglementation normative. Le manioc a l’avantage d’être vendu des feuilles aux racines.

La fabrication/transformation du manioc est faite par plusieurs petites unités semi-artisanales ou artisanales, souvent même familiales ; certainement plus importante que la production industrielle.

Le manioc est utilisé comme matière première dans l’industrie pour fabrication de l’amidon, de biocarburant, de textile, de papier, etc.

Patrice Kouakou

 

 

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