L’agriculture québécoise pourrait hausser sa production de 30 % d’ici 2025

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Une projection positive, pour le milieu agricole, élément important dans l’économie du Québec.

©Photo TC Media – Réal-Jean Couture

Le secteur agricole du Québec pourrait hausser sa production de 30 % au cours de la prochaine décennie et créer 21 000 nouveaux emplois, selon une nouvelle étude de la firme ÉcoRessources.

Produite pour l’Union des producteurs agricoles (UPA), cette étude évalue le potentiel de croissance en agriculture pour la période 2016-2025, définit les conditions nécessaires pour que cette croissance se matérialise, et estime les retombées économiques qui pourraient en découler.

« La croissance de la demande au Québec, dans les provinces canadiennes, dans le nord-est des États-Unis et ailleurs dans le monde apporte ainsi des opportunités de marchés pour lesquelles les producteurs agricoles sont bien positionnés. La concurrence est forte, et d’autres régions voudront profiter de ces ouvertures. Toutefois, les producteurs québécois peuvent compter sur plusieurs facteurs avantageux, notamment : la qualité de leurs produits, la disponibilité de superficies importantes en terres publiques, la présence de nombreuses ressources d’excellente qualité, l’énergie hydroélectrique et la présence d’autres ressources énergétiques, la présence d’outils structurants de mise en marché collective et l’existence de filières agroalimentaires dynamiques », indiquent les auteurs de l’étude.

Au total, le secteur agricole du Québec pourrait hausser sa production de 30 % d’ici 2025, tirée par les principaux piliers habituels (lait, porcs, grains, etc.) et par des secteurs plus modestes, mais dont le potentiel de développement est très important (sirop d’érable, produits maraîchers et serricoles). Une telle croissance pourrait faire augmenter les retombées économiques générées par le secteur.

Ainsi, l’emploi total généré en agriculture pourrait croître de 21 000 pour atteindre 92 000 ETC en 2025. Le PIB total, quant à lui, pourrait augmenter de 1,8 G$, atteignant 7,6 G$ en 2025. Enfin, les revenus fiscaux totaux pourraient croître de 250 M$, pour atteindre près de 1,1 G$ en 2025.

Selon l’étude, la croissance des différents secteurs de production nécessitera des investissements importants et des efforts concertés, qui généreront à leur tour des retombées économiques pour le Québec et ses régions :

·         le maintien et l’intensification des efforts de développement des marchés;

·         la poursuite des efforts visant à offrir des produits qui répondent aux exigences croissantes des consommateurs;

·         le maintien de l’ouverture des marchés;

·         l’accès à des programmes de sécurité du revenu adaptés;

·         l’accès au financement et à des programmes d’aide à l’investissement;

·         l’accès à une protection adéquate contre les risques climatiques;

·         l’appui à l’établissement de la relève; des investissements en recherche et développement;

·         l’accès à la main-d’œuvre agricole; la mise en place d’un environnement réglementaire favorable ou équitable par rapport à la concurrence.

« L’agriculture constitue un pilier incontournable de l’économie du Québec. Dans un contexte où l’on cherche des solutions pour relancer l’économie de la province, les secteurs agricoles et agroalimentaires sont bien positionnés pour contribuer à cette relance », concluent les auteurs.

L’étude d’ÉcoRessources est disponible à l’adresse : https://www.upa.qc.ca/fr/publications/

lavantage.qc.ca

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