Sénégal/Khadim Diop sur la bonne gouvernance : « Des progrès constants sont réalisés d’année en année»

Le Sénégal ne cesse de gagner des points en bonne gouvernance, a déclaré, avant-hier, le ministre Khadim Diop, en charge de l’Intégration africaine, du Nepad et de la Promotion de la Bonne gouvernance, à l’ouverture du séminaire national sur l’Etat de la gouvernance au Sénégal au regard de l’Indice Mo Ibrahim de la gouvernance en Afrique et du Mécanisme africain d’évaluation par les pairs (Maep).

Le séminaire national, co-organisé par le ministère de l’Intégration africaine, du Nepad et de la Promotion de la bonne gouvernance, la Fondation Mo Ibrahim (Mif) et l’Institut africain de la gouvernance (Iag) est « la traduction effective de la qualité du partenariat qui lie le département en charge de la promotion de la bonne gouvernance au Sénégal et la Fondation », a dit le ministre Khadim Diop. Selon lui, « au Sénégal, des progrès constants sont réalisés d’année en année en la matière, dans tous les secteurs de la vie publique».

Créée en 2006 avec pour centre d’intérêt particulier le rôle crucial que jouent le leadership et la gouvernance dans la transformation de l’Afrique, la Fondation Mo Ibrahim contribue à apporter des changements significatifs en Afrique, en fournissant des outils et en plaidant pour un leadership progressiste et une gestion responsable. Parmi ces outils, l’Indice Ibrahim de la gouvernance en Afrique, créé en 2007 et constitué d’un ensemble exhaustif de données quantitatives permettant de fournir une évaluation annuelle de la gouvernance dans chaque pays africain. En effet, « validé par les experts de plusieurs institutions africaines de référence, l’Indice Ibrahim de la gouvernance en Afrique propose un cadre complet permettant aux citoyens, autorités publiques et partenaires de mesurer avec quelle efficacité les biens et services publics sont fournis et gérés», a indiqué le ministre.

Selon lui, il est composé de 4 catégories principales, qui se subdivisent elles-mêmes en 14 sous catégories : sécurité et Etat de droit (Etat de droit, redevabilité, sécurité personnelle, sécurité nationale), participation et droits de l’homme (participation, droits, genre), opportunité économique durable (management public, environnement des affaires, infrastructures, secteur rural), développement humain (bien-être, éducation, santé).

Un Sénégal performant
« Depuis sa création en 2007, le Sénégal s’honore de figurer parmi les pays les plus performants de l’Iag surtout depuis 2012, avec l’accession à la magistrature suprême du président Macky Sall. En 2015, il se situe au 10ème rang des 54 pays du continent (avec 60,8 points sur 100) en gouvernance globale, après une progression de +3,7 points au cours des 10 dernières années. Il importe de souligner ici que le Sénégal est l’un des seuls trois (3) pays parmi les dix premiers du classement à enregistrer une amélioration dans chacune des 4 catégories de l’indice, avec une hausse particulièrement remarquable dans la catégorie sécurité et Etat de droit (+4,8), à rebours du recul presque général du continent dans ce domaine. Le Sénégal réalise sa meilleure performance dans la catégorie Participation et droits de l’homme, en se hissant au 7ème rang du continent en 2015 », a-t-il laissé entendre. Il a ajouté que la catégorie « Développement humain (+6,1) » affiche la plus forte progression de la décennie écoulée.

Par ailleurs, s’inscrivant dans une quête permanente d’amélioration de la gouvernance de notre pays, le président de la République Macky Sall a engagé le Sénégal dans le processus d’évaluation du Mécanisme africain d’évaluation par les pairs (Maep), qui a été institué dans le Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (Nepad), par les chefs d’Etat africains, pour mesurer les performances et les déficiences des pays africains, dans les domaines de la démocratie, des droits humains, de la bonne gouvernance et des bonnes pratiques de développement économique et social.

Lutte contre la corruption
« On peut constater que la bonne gouvernance des affaires publiques, prônée par le président de la République Macky Sall, est en marche», a noté Khadim Diop. A l’en croire, le développement économique et social ne peut se réaliser que grâce à une plus grande cohérence dans les relations entre l’administration, les citoyens et les acteurs non-étatiques.

« C’est la raison pour laquelle, la prise en compte des questions de bonne gouvernance et de développement durable dans l’agenda des politiques publiques est aujourd’hui un fait établi. Pour les pays africains et le Sénégal en particulier, la question est porteuse d’espoir et revêt un intérêt crucial pour l’atteinte des Objectifs du millénaire pour le développement (Odd) », a souligné le ministre. Il a indiqué qu’en définitive, « l’amélioration des pratiques de gouvernance vise à transformer, en profondeur, les attitudes et comportements des acteurs qui y sont associés. Elle doit permettre l’adoption de nouvelles attitudes de gestion de la chose publique, fondées sur des valeurs, des repères et des principes reconnus et acceptés par tous », a soutenu le ministre. Pour le président du Global local forum (Glf), Abdoulaye Sène, il a reconnu que la corruption est une problématique générale qui transcende les générations. Il s’est félicité de cette initiative qui promeut ainsi la bonne gouvernance et l’Etat de droit. Quant au directeur exécutif de la Fondation Mo Ibrahim Abdoulie Jannah, il a trouvé salutaire la démarche du Maep dont le rapport sera présenté en fin janvier au forum des chefs d’Etat pour l’étape d’évaluation par les pairs, qui se déroulera le 28 de ce mois à Addis-Abeba, en Ethiopie.

Serigne Mansour Sy CISSE

http://www.lesoleil.sn

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