La garantie des droits fonciers, une condition incontournable pour le développement agricole au Rwanda

Réunis mardi dernier à Kigali pour discuter de la manière d’intégrer la gouvernance foncière dans les stratégies et les plans agricoles, des experts et acteurs du foncier rural rwandais ont planché sur le projet de Programme intégré pour le développement de l’agriculture en Afrique (Caadp), dont le Rwanda est l’un des pays pilotes, renseigne Ecofin.

Destiné, comme le précise le communiqué publié par la Commission économique pour l’Afrique (Cea), à « renforcer la collaboration inter-institutionnelle sur les programmes de réforme foncière, à garantir la sécurité et l’accès équitable à la terre ainsi que promouvoir des investissements pour la promotion de la transformation agricole et rurale », ledit projet devrait à terme permettre d’attirer davantage d’investissements dans le secteur agricole des pays africains. Un objectif d’autant plus réalisable que le gouvernement rwandais met en œuvre depuis 2008 une politique destinée à augmenter les surfaces agricoles et à intensifier sa production. « En conceptualisant un programme agricole qui garantit les droits fonciers et la consolidation de l’utilisation des terres, le Rwanda a non seulement amélioré la productivité agricole, mais aussi exploité les économies d’échelle et amélioré l’accès au marché et les revenus », a déclaré à cet effet Andrew Mold, le directeur par intérim de la Commission économique pour l’Afrique (Cea) en Afrique de l’Est.

La réunion de Kigali a été organisée par l’Initiative de politique foncière (Lpi), une initiative conjointe de la Commission économique pour l’Afrique (Cea), de la Commission de l’union africaine (Cua) et de la Banque africaine de développement (Bad), en partenariat avec le Fonds international de développement agricole (Fida) et le gouvernement rwandais.

Moctar FICOU / VivAfrik

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