Rapport sur le Développement Rural FIDA 2016:Opportunités centrales pour réduire la pauvreté

Pour le Président du FIDA, Docteur Kanayo F. Nwanze, depuis la publication, en 2011, du Rapport sur la Pauvreté Rurale, le monde a été marqué par des changements rapides qui modifient le paysage du développement. Le Rapport sur le Développement Rural 2016, publication phare du FIDA, lance un appel de ralliement aux décideurs et aux praticiens du développement pour gagner la guerre menée contre la pauvreté à l’échelle planétaire.

La présentation régionale du Rapport sur le Développement Rural FIDA 2016 a été une véritable aubaine pour décrypter, avec plusieurs experts, le rôle du secteur agricole, du secteur privé, et des jeunes dans la transformation rurale inclusive en Afrique de l’Ouest et du Centre.

Deux priorités du Rapport peuvent stimuler la croissance: l’autonomisation des jeunes ruraux, et la prise en compte de la réforme des règlements limitant l’accès et l’investissement du secteur privé des filières.

S’appuyant sur la Stratégie de la BAD, l’expert principal en Agriculture, Benedict Kanu a évoqué 3 systèmes: production, post-récolte, vente. Il a insisté sur le système de production, avec l’agriculture familiale dans laquelle les jeunes et les femmes sont impliqués. Pour l’expert Benedict Kanu, il faut remanier totalement la formation professionnelle.

Au sujet du soutien des Etats aux filières en vue du développement agricole, l’experte Angela Dannson du Ministère ghanéen de l’alimentation et de l’agriculture a souligné qu’il faut une interaction avec le secteur privé.

Car l’agriculture doit décoller pour assurer la sécurité alimentaire. L’agriculture doit être transformée tout le long de la chaîne des valeurs et de l’industrie. « Nous travaillons  dans les cadres mondiaux comme les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD), l’Objectif de Développement Durable (ODD), le concept de la chaîne des valeurs pour l’amélioration du commerce… »  a précisé l’experte Angela Dannson. C’est pourquoi elle invite tous à trouver de nouvelles manières de travailler ensemble. « La BAD à travers ces 5 grandes zones de priorités devrait constituer un fer de lance pour booster le développement agricole ».

« La ruralité, ce sont les sociétés. Il faut d’abord s’adresser aux communautés et à leurs histoires, et ensuite harmoniser le cadre de travail et de collaboration » a indiqué Mamadou Cissoko, Président d’honneur du Réseau des organisations paysannes de l’Afrique de l’Ouest (ROPPA).

A en croire le Président de l’Association Nationale des Riziculteurs de Côte d’Ivoire (ANARIZ-CI), Thomas Kouadio-Tiacoh, l’on devra prendre en compte 3 étapes: la production, la transformation et la conservation. Il a précisé qu’il faut constituer la transformation à travers les hommes.

L’experte Ada Osakwe, Directrice exécutive d’Agrolay Ventures, Nigéria a interpelé tous sur le fait qu’il faut protéger les marchés en raison de la récurrence des contingences et contraintes dans l’activité.

Le Directeur de la Division des politiques et du Conseil technique du FIDA, Adolfo Brizzi a pour sa part, exposé sur l’apport du secteur public pour la transformation inclusive du développement rural. Il a fait savoir que depuis 1 an le FIDA s’est imposé des objectifs: Éradiquer la pauvreté et la faim. L’expert Adolfo Brizzi a également souligné que la finance rurale reste un problème; et le financement de l’Afrique reste un mythe. Car c’est un secteur à haut risque.

Le FIDA a publié son Rapport sur le Développement Rural 2016, sur le thème:Encourager une transformation inclusive du monde rural.

Patrice Kouakou

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