Sécurité humaine en Afrique de l’Ouest: La CEDEAO renforce les mécanismes nationaux d’alerte précoce et de réponse

La paix et la sécurité constituent un champ important pour la communauté humaine. C’est ce qui justifie l’organisation de l’atelier sur l’identification et de l’enregistrement des organisations de la société civile (OSC), en collaboration avec la CEDEAO et la GIZ le mardi 29 novembre 2016 à Abidjan.

L’objectif de la cartographie des OSCs est de les associer au projet, et de les fédérer. Cela permettra une meilleure efficacité par une maîtrise des conflits dans les Etats-membres de la CEDEAO.

Dans le cadre de la mise en œuvre des Centres nationaux d’alerte et de réponse précoces, la Direction Alerte précoce du Département Affaires politiques, paix et Sécurité de la CEDEAO a confié au Forum des OSCs de l’Afrique de l’ouest (FOSCAO) les activités du Suivi-évaluation. C’est pour mesurer l’efficacité ou non des réponses qu’offrent les Centres.

Le Centre National pour la Coordination du Mécanisme de Réponse (CNCMR) s’agrège à l’architecture de l’alerte précoce et de réponse de la CEDEAO. Il va permettre l’analyse des alertes, la coordination des réponses et une bonne collaboration entre les acteurs.

Pour les représentants de la CEDEAO, du FOSCAO, de la GIZ et du Gouvernement de Côte d’Ivoire, cette démarche permettra d’amener les OSCs à conjuguer leurs efforts afin de travailler à la transformation des risques de violences.

Selon le Directeur de l’Alerte précoce du Département Affaires politiques, Paix et Sécurité de la CEDEAO, Docteur Gueye Abdou Lat, pour les 15 États membres de la CEDEAO, il ya 5 moniteurs terrain pour chaque pays, et spécialement 7 moniteurs pour le Nigéria.

Le Docteur Gueye Abdou Lat précise que l’alerte précoce de conflit est la collecte et l’analyse des informations par rapport aux situations de conflits, et la proposition d’option politique en vue d’influencer des acteurs qui sont susceptibles de promouvoir une paix durable.

L’alerte précoce a ainsi pour but de faire le monitoring/suivi, d’analyser puis de développer à temps, des réponses cibles à des situations de crise.

« Il est temps de consolider la paix et la sécurité humaine, et de mettre en place un mécanisme d’alerte précoce pour mettre fin au terrorisme, au conflit agriculteurs-éleveurs, au changement climatique, au conflit foncier, au chômage des jeunes… Car ces épreuves peuvent compromettre le développement de nos pays de la CEDEAO » a souligné le Directeur de l’Alerte précoce du Département Affaires politiques, Paix et Sécurité de la CEDEAO,

Force est de constater le défi du fossé entre l’alerte et la réponse. C’est pourquoi les OSCs sont invitées à appuyer les Gouvernements des Etats membres dans la réduction de l’écart, et à favoriser un environnement de dialogue et de médiation permanente.

Tous les intervenants ont signalé le rôle prépondérant de la Société civile. Et ils se proposent prendre en compte les recommandations des OSCs.

Le représentant du Ministre de l’intégration africaine et des Ivoiriens de l’extérieur, ajoute que ces actions et initiatives de paix dans les Etats membres de la CEDEAO contribueront à construire durablement une région forte et de résilience.

Patrice Kouakou

 

 

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