Bonne gouvernance en Afrique : Le M.A.E.P, un instrument de contrôle participatif

Ils sont légions, ces pays Africains qui aspirent à l’atteinte d’un niveau de développement économique dit émergeant à l’horizon 2020. Mais bien de paramètres et de critères subsistent quant à l’atteinte de ces objectifs si ambitieux, au nombre desquels : Un cadre de vie décent et de qualité pour la population, prenant en compte notamment, l’accès au logement, à l’eau, à l’électricité, à l’éducation pour tous ; aux infrastructures essentielles que sont les routes, les hôpitaux…, de même que la prise en compte des principaux indicateurs économiques que sont le PIB par habitant, l’indice de pauvreté, le niveau de démocratie, et la bonne gouvernance, pour ne citer que ceux-là.

Ces critères sont désormais mesurables et peuvent être appréciés avec la participation de la population, grâce un instrument de contrôle participatif désigné le M.A.E.P, entendez, « Mécanisme Africain d’Evaluation par les Pairs ».

Ce programme qui prévoit le suivi et le contrôle de la gouvernance politique, sociale, économique et culturelle en Afrique, a pour objet principale : de favoriser l’adoption de politiques, de normes et pratiques devant conduire à une stabilité politique, pour l’atteinte d’une forte croissance économique et un développement durable ; de même qu’à l’intégration économique accélérée à l’échelle sous régionale et continentale des Etats Africains.

Sous l’égide de l’UNION AFRICAINE, le MAEP est né de la volonté des chefs d’état et de gouvernement en charge de la mise en œuvre du Nouveau Partenariat pour l’Afrique (NEPAD), le 09 mars 2003 à Abuja au NIGERIA.

Le Programme est décliné dans chaque pays, qui y adhère, par la mise en œuvre d’une COMMISSION NATIONALE DU MECANISME AFRICAIN D’EVALUATION PAR LES PAIRS (CN-MAEP), instituée par décret présidentiel. Les attributaires de la commission sont représentatifs de toutes les couches sociales dans chaque pays dont notamment la société civile, et les Organisations Professionnelles de journalistes et media (OPM). Ces instances participent au processus de contrôle et d’élaboration des différents rapports. Pour ce faire, un niveau d’information et d’acquisition de connaissances sur le MAEP est indispensable aux journalistes.

C’est donc pour une meilleure appropriation de ces outils d’information en vue d’une réelle implication des OPM, qu’une délégation de la Commission Nationale du MAEP, conduite par son Secrétaire National, Monsieur KALILOU SYLLA, anime en ce moment, un séminaire d’information au siège de la Maison de la Presse au Plateau.

Rappelons que la Côte d’ivoire est le tout denier pays à faire son adhésion à ce programme de bonne gouvernance qui compte à ce jour, 35 pays membres sur les 54 du continent.

Par BEN ALLAH, Directeur de publication

E.Mail : scotland.tribune@gmail.com

Site web : www.africaland.info

Tel: 02 02 48 08

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