Secteur Agro industriel: Développement par la transformation locale

La Côte d’Ivoire tient compte de la transformation locale de ses principales spéculations. C’est le cas de l’or blanc ivoirien, le coton. Cultivé plus largement dans le nord du pays, la culture du coton s’est développée dans les années 60 grâce à l’action de la société d’économie mixte, la Compagnie ivoirienne de développement des textiles (CIDT) qui a remplacé la variété «Mono» par la variété «Allen». Pour le traitement du coton graine produit, s’est développé un dispositif industriel de 13 unités d’égrenage produisant du coton fibre et des graines de coton. La capacité totale installée est de 523.000 tonnes. Le développement de la production cotonnière a également entraîné la création de sociétés de filature et de tissage, d’ennoblissement et de trituration.
Le coton fibre était utilisé pour 20% par les industries locales et 80% pour l’exportation. Les graines de coton sont en partie utilisées par l’industrie locale pour la production d’huile. Jusque-là, le coton ivoirien est essentiellement destiné à l’exportation vers les pays européens. Il y a également l’hévéa, autre culture traditionnelle d’exportation. Aujourd’hui évaluée à 300 000 tonnes, la production locale pourrait passer à 600 000 tonnes. La première transformation de l’hévéa a lieu à 100% en Côte d’Ivoire; c’est à dire une fois le latex recueilli, il est entièrement transformé en balles de caoutchouc en Côte d’Ivoire. La seconde transformation ne s’opère qu’à environ 2% (deux pour cents) en Côte d’Ivoire: création de gants hygiénique, de gobelets et autres articles en plastique. Le latex d’hévéa fait l’objet d’une transformation en produit semi-fini par de nombreuses entreprises installées en Côte d’Ivoire qui, très tôt ont compris l’utilité de tirer une plus-value de leur production. C’est aussi le cas avec l’huile de palme dont le taux de transformation locale atteint les 100%. Le secteur du palmier à huile est dominé depuis des années 1990 par des sociétés Palmafrique et Palmci, succursales de groupes internationaux ayant racheté les actifs de l’ancienne société d’Etat Palmindustrie. Les exportations concernent l’huile de palme obtenue après transformation de la graine.

Patrice Kouakou Wanset

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