Assurance agricole: Amélioration des conditions des paysans de Yamoussoukro

IMG_20190626_100547_8La compagnie d’assurance Génération Nouvelle d’Assurances Côte d’Ivoire (GNA-CI) a décidé de se rapprocher des agriculteurs de Yamoussoukro.

L’objectif est d’apporter son soutien à différents secteurs d’activités dont notamment ceux de l’agriculture et de l’élevage. 

C’est la motivation de cette maison d’assurance qui a pris le pari de sceller désormais des partenariats avec les sociétés coopératives qui œuvrent au développement des activités agricoles. Car l’économie de la Côte d’Ivoire repose sur l’agriculture.

Fort de cela pour accompagner les paysans, une agence de cette entreprise d’assurance  a officiellement ouvert ses portes dernièrement à la capitale politique, à travers une coupure de ruban qui s’est effectuée en présence des autorités politiques et administratives, des cadres et de nombreuses populations du District de Yamoussoukro.

A cette occasion Romuald Kouassi Konan, Directeur Général de cette entreprise  d’assurance a expliqué le bien-fondé de l’ouverture de cette nouvelle agence.

‘’ En plus des produits classiques d’assurances, nous avons conçu des produits spécifiques destinés à impulser l’activité économique. Nous citerons notamment notre produit d’assurance agricole qui protège nos planteurs et nos éleveurs contre divers risques liés à leurs activités. Nous avons aussi nos assurances caution pour faciliter la soumission  aux appels d’offres et pour l’exécution des marchés et le commerce en général.’’

Cissé Daouda, représentant le Préfet de région de Yamoussoukro s’est réjoui de cette initiative qui, selon lui, est une aubaine pour le soutien des  producteurs et des éleveurs. Tout en estimant que cette structure va encourager les populations à exercer certaines activités, il a, pour ce faire, appelé les bénéficiaires à œuvrer pour garantir une paix durable dans la région afin de donner la chance de succès à cette belle initiative.

A  ce jour cette agence d’assurance est présente dans cinq villes de la région.

                                           Roland Yao (Correspondant)

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Filière fruitière : Le phénomène de la mouche des fruits en Cote d’Ivoire

mangues

Il y a maintenant un moyen de détecter une mouche des fruits. Les ré­sultats sont  probants, argue le Secrétaire général de l’association régionale des producteurs et exportateurs de mangue (AREXMA), Pascal Nembélessini.

La mangue, très prisée et exportée vers l’Union européenne et le reste du monde subit particulièrement les ravages de la mouche des fruits, dont l’espèce la plus virulente est Bactrocera Dorsalis. Le phénomène de la mouche des fruits fait chuter la production locale et affecte négative­ment les exportations.

Le Secrétaire Général de l’AREXMA indique que : « Au cours de la campagne 2015, l’on a enregistré seulement 10 interceptions. Cela est le résultat d’une conjugaison d’actions : une maîtrise de la détection de ces mouches et un système de contrôle suivi à l’aéroport et au port ».

L’association régionale des producteurs et exportateurs de mangue (AREXMA) regroupe 12 membres en charge de la plus part des 22.000 tonnes exportés en 2015. Cette association régionale connaît très bien les effets de la mouche des fruits. Pour le Secrétaire Général de l’AREXMA, Pascal Nembélessini, depuis les années 2000, le phénomène s’est amplifié en Côte d’Ivoire. Ainsi l’on a enregistré en 2014, selon Pascal Nembélessini, 60 à 80% de pertes en raison des mouches d’Asie.

La conséquence est que 62 interceptions de mangues ont été notées en 2014 par les services des douanes européens. Ce qui allait compromettre la campagne d’exportation 2015 vers l’Union européenne avec un risque notable pour la survie de la filière exportatrice. La filière mangue a alors bénéficié d’un appui conjoint du gouvernement ivoirien, à travers la livraison de pes­ticides, et du Programme APE pour le Développement (PAPED), à travers des actions de Forma­tion des producteurs et usiniers par l’intermédiaire du Programme Initiatives Pesticides (COLEACP). Grâce au PAPED, les producteurs, les acteurs, les pisteurs, les exportateurs, les équipes des inspections se sont formés.

La filière fruitière ivoirienne est bien organisée autour de 3 associations qui défendent les intérêts de leurs membres et bénéficient du droit d’usage et de gestion du terminal fruitier au port d’Abidjan: l’Organisation Centrale des producteurs-exportateurs d’Ananas et de Bananes (OCAB) créée le 12 septembre 1991 ; l’Organisation des producteurs exportateurs de bananes, d’ananas, de mangues et autres fruits d’expor­tation de Côte d’Ivoire (OBAM-CI) créé en 2009 ; et l’Association Régionale des Exportateurs de Mangues et produits tropicaux (AREXMA) qui a été créé en 2013.

La filière fruitière maintient les populations dans les zones rurales, participe à un amé­nagement équilibré du territoire et à l’intégration des femmes dans le tissu socio-économique.

Cette filière occupe une place impor­tante dans la diversification de la production agricole et par les revenus qu’elle procure aux populations. Le Plan National de Développement (PND) 2016-2020 a inscrit la filière fruitière en bonne position dans le cadre du développement de l’agro-industrie ivoirienne. La stratégie nationale d’exportation en fait également une filière prioritaire.

Patrice KOUAKOU

 

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Coton : Des innovations notables dans la filière

Korhogo16L’action conjuguée dans l’ensemble des acteurs de la filière coton a permis, depuis la campagne dernière, de franchir la barre des 1200kg/ha de coton graine, c’est ce que nous apprend Traoré Assita, Représentante du Fonds interprofessionnel pour la recherche et le conseil (FIRCA).

Le coton constitue le quatrième produit d’exportation après le cacao, l’hévéa et la noix de cajou. La Côte d’Ivoire, avec 450.000 tonnes de Coton graine en 2015, est le troisième producteur africain de coton après le Burkina Faso et le Mali. Il représente 7% des recettes d’exportation de la Côte d’Ivoire et contribue à hauteur de 1,7% au PIB.

Innovations dans la filière notamment dans le cadre du projet d’appui au secteur agricole de Cote d’Ivoire (PSAC) ayant pour objectif d’améliorer les rendements et les revenus des producteurs. Les nouvelles techniques portent sur l’amélioration des rendements à savoir : la fertilisation du cotonnier pour la détermination du facteur N-NH4 ; la formation des producteurs à travers les champs écoles paysans ; le traitement insecticides sur seuil et l’utilisation de la fumure organique par les producteurs.

L’État de Côte d’Ivoire, à travers le conseil du coton et de l’anacarde, a attribué des zones exclusives d’activité à six sociétés cotonnières que sont : Compagnie ivoirienne pour le développement des textiles (CIDT) ; Société d’exploitation cotonnière d’Olam SA (SECO) ; Ivoire Coton (IC) ; Compagnie Ivoirienne de coton SA (COIC) ; Société industrielle cotonnière des savanes 2.0 (SICOSA 2.0).

La culture du coton, 100% sans OGM, est pra­tiquée sur des exploitations de type familial d’environ 3 hectares en moyenne, ces su­perficies étant partagées avec des cultures vivrières. Elle est intensifiée par l’utilisation systéma­tique d’engrais, de produits phytosanitaires et de se­mences sélectionnées et est en voie de mécanisation par l’utilisation de matériels de culture attelés et moto­risés. Le coton, communément appelé « l’or blanc du Nord », joue un rôle important dans l’économie agri­cole de la Côte d’Ivoire et représente le poumon de l’économie des zones du nord du pays. Il constitue la principale source de revenus de ces populations. C’est une culture résolument tournée vers l’ex­portation, la quasi-totalité de la production de coton étant exportée sur les principaux marchés d’exporta­tion suivants : le Burkina Faso et le Mali pour le coton graine et 15 destinations sur 3 continents pour le co­ton fibre dont 89,51% en Asie

Patrice KOUAKOU

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Climat / Engagements des pays : Pour un but de neutralité climatique d’ici 2050

plage AgbahouLa lutte pour infléchir les émissions de gaz à effet de serre (GES) doit s’accentuer. Telle est la recommandation majeure d’un rapport publié par l’Académie américaine des sciences.

« C’est une bataille que nous ne sommes pas en train de gagner. Le changement climatique est en train de courir plus rapidement que nous », a alerté le Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres. D’où l’urgence de ramener à moins de 2 degrés le réchauffement climatique comme le préconisent les Nations Unies.

L’Afrique est le continent le plus vulnérable aux changements climatiques alors qu’elle ne produit que 4% des émissions de gaz à effet de serre (GES). Plusieurs villes africaines subissent de plein fouet les aléas dus aux changements climatiques.

En Côte d’Ivoire, cela se sait déjà (augmentation des risques climatiques). Par exemple, plusieurs secteurs sont menacés notamment l’agriculture, les ressources côtières, la santé et les ressources en eau. L’on a ainsi comme conséquences : une baisse des rendements agricoles, l’érosion côtière, la recrudescence des vecteurs et l’amenuisement des ressources en eau.

Une étude réalisée par le Bureau National d’Études Techniques et de Développement (BNETD) révèle que 53 % des terres sont à usage agricole. Information donnée par le Directeur général du BNETD, Kinapara Coulibaly qui a ajouté que « la forêt quant à elle, occupe une superficie de 3,4 millions d’hectares soit 10,64%. La superficie des forêts dégradées est quant à elle estimée à 2,7 millions d’hectares ».

Comme Grand-Bassam et Abidjan, d’autres villes africaines sont menacées par la montée des eaux Alexandrie, Lomé  Le Cap, Lagos et une partie de la Guinée.

Le climat est en train de changer ! Les impacts de ce changement vont avoir des répercussions sur notre vie et sur la planète : accès à l’énergie, à l’eau, équilibres géostratégiques, mouvements de population, modification des écosystèmes.

Quelle stratégie de résilience climatique faut-il aux pays face aux réalités de ces changements de température ?

Les pays devront intensifier leurs engagements sur le climat. Tous devront donc prendre les mesures nécessaires pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. Les actions d’atténuation et d’adaptation au changement climatique s’imposent à tous. Ce sont là, les deux grandes réponses aux changements climatiques adoptées par la Convention Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques (CCNUCC).

Les actions d’atténuation sont des mesures prises pour diminuer les émissions de GES afin de réduire les changements climatiques et préserver et renforcer les puits et réservoirs de GES. En outre, les actions d’adaptation sont des mesures prises pour ajuster les systèmes naturels ou humains afin de répondre aux changements climatiques actuels ou attendus (ou à leurs effets), pour en modérer les conséquences négatives.

Le financement climatique pour l’Afrique devrait être revu à la hausse. Les pays africains devraient consacrer environ 2%, un taux raisonnable, de leur PIB aux efforts de secours en cas de catastrophes. Le financement des projets d’adaptation aux changements climatiques et d’atténuation des émissions de gaz à effets de serre va contribuer à assurer la transition vers des systèmes de production et de consommation énergétiques écologiquement viables.

Il faut promouvoir le remboursement de la dette écologique et la justice environnementale. La dette écologique évoque les responsabilités socio-environnementales et les obligations qui en découlent dans un esprit de justice sur le plan de l’accès équitablement partagé aux ressources.

Il faut renforcer la légitimité démocratique de la gouvernance environnementale.

Dans la lutte contre le réchauffement climatique, l’Accord de Paris sur le climat, adopté en décembre 2015 et désormais signé par 192 pays, marque une étape importante des négociations climatiques en devenant le premier accord international destiné à réduire les émissions humaines de gaz à effet de serre (GES).

Il faut donner l’occasion aux pays en développement de bâtir leur développement de façon durable. Au total, Il faut mettre en exergue l’importance à la fois des acteurs de terrain et de la finance climatique. «Nous pouvons et nous devons faire tout ce qui est humainement possible pour maîtriser ce défi à l’humanité», a déclaré la chancelière allemande Angela Merkel.

Patrice Kouakou 

 

 

 

 

 

 

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Climat / Dialogue structuré: Pour un développement inclusif et participatif en Afrique

Changement climatiq Dialogue StructLa Banque africaine de développement organise le tout premier dialogue panafricain sur la réalisation des objectifs en matière d’adaptation et d’atténuation des changements climatiques.

 

Alors que l’Afrique jouit d’un développement économique sans précédent et d’une forte croissance démographique et urbaine, de grandes parties du continent sont également très vulnérables et font déjà face aux conséquences dramatiques du changement climatique. Les collectivités territoriales , la société civile et les jeunes se font de plus en plus entendre et demandent plus d’engagement à tous les niveaux pour lutter contre le changement climatique. Cela fait de l’Afrique un acteur clé du défi mondial visant à atteindre les objectifs fixés dans l’Accord de Paris consistant à réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES). Sur  tout le continent, les villes et les autorités locales sont en action .

La toute première conférence d’échange et de coopération entre autorités nationales et locales africaines sur les problèmes climatiques et la décentralisation des contributions déterminées au niveau national (CDN) a été lancée aujourd’hui à Abidjan, en Côte d’Ivoire.

Les ministres, maires et dirigeants de municipalités africaines exploreront les possibilités de coopération et d’assistance mutuelle lors d’une conférence sur le « Dialogue structuré » organisée par la task force  climat de Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique (CGLU Afrique) en partenariat avec la Banque Africaine de Développement (BAD).

La réunion de deux jours au siège de la Banque, du 15 au 16 mai 2019,   réuni les présidents des associations de gouvernements locaux et des partenaires techniques et financiers.

«La Banque africaine de développement est déterminée à aider les pays africains à mettre en œuvre leur CDN par l’intermédiaire de son Africa NDC Hub», a déclaré Anthony Nyong, Directeur pour le Changement climatique et la croissance verte à la Banque africaine de développement. «Nous sommes ravis d’organiser cette conférence qui rassemble les acteurs clés aux niveaux central et territorial afin de s’entendre sur la décentralisation des CDN. »

Les partenaires de la task force climat de CGLU Afrique, tels que la Convention des maires en Afrique subsaharienne (CoM SSA), la Convention  des maires pour le climat et l’énergie (GCoM) et les Collectivités locales pour le développement durable en Afrique (ICLEI Africa), qui conjointement avec la Banque africaine de développement souhaitent accroitre leur soutien climatique aux villes africaines. Le premier Dialogue Structuré explorera des possibilités concrètes d’améliorer la gouvernance à plusieurs niveaux, en mettant un accent particulier sur le développement inclusif et participatif des pays, villes et régions d’Afrique afin de gérer les risques liés au changement climatique tout en ouvrant de nouvelles opportunités d’investissement.

Reconnaissant que le changement climatique ralentit les efforts déployés par l’Afrique pour atteindre les Objectifs de développement durable (ODD) nécessaires pour relever les défis mondiaux tels que la pauvreté, les inégalités et la dégradation de l’environnement, et conformément aux objectifs fixés dans le cadre des CDN, la Convention des maires en Afrique subsaharienne  (CoM SSA) financée par la Commission européenne s’est également engagée à fournir un soutien technique aux villes et municipalités africaines afin d’élaborer et de mettre en œuvre des actions axées sur l’accès à l’énergie propre, l’atténuation du changement climatique et l’adaptation à celui-ci.

À cette occasion, la Convention des Maires (GCoM) a désigné le maire d’Accra, Mohammed Adjei Sowah qui rejoindra son Conseil d’administration, reflétant l’implication des villes africaines au niveau mondial et la promotion de la collaboration en matière de recherche, d’innovation et d’investissement entre les collectivités locales, les gouvernements nationaux, les universités et le secteur privé par le biais de la Convention des Maires (GCoM)  et à l’échelle régionale par le biais de la Convention  des Maires en Afrique subsaharienne (CoM SSA).

«C’est un véritable honneur que de faire partie du Conseil d’administration de la Convention des Maires et de siéger avec des pairs du monde entier. Le lien direct que nous, les maires, avons avec nos citoyens et l’impact que les villes peuvent avoir sur la vie quotidienne des habitants en font l’un des niveaux d’action les plus pertinents pour lutter contre le changement climatique », a déclaré Mohammed Adjei Sowah, Maire d’Accra. « Ce qui fait la différence est la vision que nous portons en tant que Maires, mais également le soutien et la collaboration que les villes et les municipalités peuvent apporter à des discussions telles que le Dialogue structuré avec la BAD. Cette vision est au cœur de l’action pour le climat et nous devrions nous efforcer de l’amplifier à Abidjan et au-delà, à l’ensemble de la région de l’Afrique subsaharienne », a-t-il ajouté.

Contacts médias:

Banque africaine de développement, Amba Mpoke-Bigg, Département de la communication et des relations extérieures, courriel: a.mpoke-bigg@afdb.org, tél.: +225 57 25 77 00

CGLU Afrique, Em Ekong, Directrice de la communication, e-mail: eekong@uclga.org, tel: +44 7801 701 675

Convention des Maires en Afrique subsaharienne, Jude Fuhnwi, courriel: jfuhnwi@uclga.org, tél.: +233 54 450 6505

Convention mondiale des maires sur le climat et l’énergie (GCoM) : Brett Kobie, Conseiller spécial pour la communication, Convention mondiale des maires sur le climat et l’énergie, courriel: bkobie@globalcovenantofmayors.org, tél.: +32 476 97 46 30

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Développement durable / ONU: 5 personnalités africaines parmi les 17 Champions des ODD

ODD 13 mai 2019Le Secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres a nommé cinq personnalités africaines parmi 17 champions des Objectifs de développement durable (ODD).

Les 17 défenseurs sont représentatifs du caractère universel des ODD. Ils sont issus des gouvernements, mais aussi du monde du divertissement, universitaire, du sport, des entreprises et comprend des activistes du monde entier. Ces 17 personnalités vont créer des ponts entre leurs publics respectifs et travailler ensemble pour faire avancer les choses.

Les leaders africains nommés sont le chef de l’Etat Ghanéen, Nana AKUFO-ADDO, co-président du groupe, Graça Machel, ex-épouse de Nelson Mandela et fondatrice du Graça MACHEL Trust, Muhammadu Sanusi II, émir de Kano (Nigéria), Hindou Oumarou Ibrahim, activiste dans les domaines de l’environnement et des droits des peuples autochtones (Tchad) et Edward Ndopu, fondateur de Global Strategies on Inclusive Education (Afrique du Sud).

Le Secrétaire général a chargé les 17 personnalités de mener l’action, de construire l’ambition et de renforcer la volonté politique mondiale en faveur des ODD. Ils ont pour mission de promouvoir les principes de la paix, de la prospérité, des peuples, de la planète et des partenariats.

11 de ces personnalités ont déjà occupé cette position de Champions des ODD, entretemps on dénombre 6 entrants à cette mission pour la première fois : l’Emir de Kano (Nigéria), Muhammadu Sanusi II ; la militante tchadienne de l’environnement et des droits des peuples autochtones, Hindou Oumarou Ibrahim ; l’actrice et cinéaste indienne, Dia Mirza ; la lauréate du Nobel de la paix et survivante yézédie, Nadia Murad ; le militant sud-africain pour l’éducation, Edward Ndopu ; et la footballeuse brésilienne, Marta Vieira da Silva.

« Nous avons les outils pour répondre aux problèmes posées par le changement climatique, la pression environnementale, la pauvreté et les inégalités. Ils se trouvent dans les grands accords de 2015 – le Programme de développement durable à l’horizon 2030 et l’Accord de Paris sur le changement climatique », a rappelé M. Guterres.

« Mais les outils ne servent à rien si vous ne les utilisez pas. Donc, aujourd’hui et chaque jour, mon appel est clair et simple. Nous avons besoin d’action, d’ambition et de volonté politique. Plus d’action, plus d’ambition et plus de volonté politique », a souligné le chef de l’ONU.

Les membres du nouveau groupe des Champions des ODD

Coprésidents :

  • M. Nana Addo Dankwa Akufo-Addo, Président du Ghana (République du Ghana)
  • Mme Erna Solberg, Premier Ministre de la Norvège (Royaume de Norvège)

Membres :

  • La Reine Mathilde (Belgique)
  • Muhammadu Sanusi II, émir de Kano (Nigéria)

  • Sheikha Moza bint Nasser, fondatrice de la Fondation Education Above All (Qatar)

  • Richard Curtis, scénariste, producteur et réalisateur (Royaume-Uni)

  • Hindou Oumarou Ibrahim, activiste dans les domaines de l’environnement et des droits des peuples autochtones (Tchad)

  • Jack Ma, fondateur et président exécutif du groupe Alibaba (Chine)

  • Graça Machel, fondatrice du Graça Machel Trust (Mozambique)

  • Dia Mirza, actrice et productrice de films, ambassadrice de bonne volonté du Programme des Nations Unies pour l’environnement pour l’Inde (Inde)

  • Le Dr. Alaa Murabit, fondatrice de la voix des femmes libyennes (Canada)

  • Nadia Murad, lauréate du prix Nobel de la paix ; présidente et ambassadrice de bonne volonté de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (Iraq)

  • Edward Ndopu, fondateur de Global Strategies on Inclusive Education (Afrique du Sud)

  • Paul Polman, président de la Chambre de commerce internationale, vice-président du conseil d’administration du Pacte mondial des Nations Unies (Pays-Bas)

  • Jeffrey Sachs, Directeur du Centre pour le développement durable à l’Université Columbia (États-Unis)

  • Marta Vieira da Silva, footballeuse de l’équipe Orlando Pride, ambassadrice de bonne volonté d’ONU Femmes (Brésil)

  • Forest Whitaker, fondateur et directeur général de la Whitaker Peace & Development Initiative, envoyé spécial de l’UNESCO pour la paix et la réconciliation (États-Unis)

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    Changement climatique/Dialogue structuré d’Abidjan : Contributions déterminées au niveau national (CDNs)

    Refacc yamoussoukroLa Banque africaine de développement en partenariat avec Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique (CGLU Afrique) ​accueille, du 15 au 16 mai 2019, le tout premier dialogue structuré entre les autorités nationales et locales en Afrique pour traiter des problèmes climatiques et soutenir la décentralisation des Contributions déterminées au niveau national(CDNs). Objectif : accélérer l’Afrique sur le chemin d’un développement durable, soucieux de l’environnement et résilient aux aléas climatiques.

    Quatre ans après l’entrée en vigueur de l’Accord de Paris et le lancement du Partenariat Global de Marrakech pour l’Action Climatique, le constat est sans appel : les CDNs sont encore loin d’être une réalité sur le continent. Au vu des émissions de gaz à effet de serre de l’ordre de 60 %, émanant des zones urbaines, il est ainsi nécessaire d’impliquer les municipalités et collectivités territoriales dans la lutte contre le changement climatique.

    Des chefs de municipalités et de collectivités territoriales exploreront des opportunités de collaboration, de coopération et d’entraide au cours de ce dialogue structuré sur l’atteinte commune et concertée des objectifs fixés dans le cadre des Contributions déterminées au niveau national.

    Même son de cloche pour les représentants des gouvernements nationaux et municipaux, ainsi que du secteur privé, des institutions financières, et des agences internationales afin d’identifier des synergies, de concrétiser diverses opportunités de collaboration et de mettre en place un cadre propice aux investissements en vue d’atteindre les objectifs fixés dans le cadre des CDNs, d’ici 2030.

    Le dialogue structuré est une Conférence pour l’échange et la coopération entre les autorités nationales et locales africaines sur l’atteinte des objectifs en matière d’adaptation et d’atténuation du changement climatique.

    Patrice Kouakou

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