Conférence internationale sur le financement de la croissance verte en Afrique

greconfCOMMUNIQUÉ DE PRESSE 14 JUIN 2018

L’African Guarantee Fund (AGF), le Nordic Development Fund (NDF), le Centre du Commerce International (ITC), et la Banque Africaine de Développement (BAD) poursuivent la promotion de la finance verte en Côte d’Ivoire.

Après la Zambie, le Kenya et le Ghana, la Côte d’Ivoire accueille le 19 juin 2018 au Sofitel Abidjan – Hôtel Ivoire, la 4ème édition de la conférence internationale sur le financement de la croissance faible en carbone en Afrique, dénommée la « Green Finance Conference » (Conférence sur la finance verte).

Cette conférence internationale, organisée par l’African Guarantee Fund (AGF), le Nordic Development Fund, le Centre du Commerce International (ITC), et la Banque Africaine de Développement (BAD) en partenariat avec le gouvernement de la Côte d’Ivoire, vise l’élargissement de l’accès des PME africaines aux produits financiers centrés sur le climat et s’inscrit dans le cadre des engagements de la Côte d’Ivoire pour transiter vers une économie plus respectueuse de l’environnement.

En marge de cette conférence internationale, qui se tiendra pour la première fois en Afrique francophone, des ateliers de formation dédiés aux Petites et Moyennes Entreprises (PME) et aux institutions financières se tiendront respectivement le 22 juin à Abidjan (PME) et du 25 au 27 juin, à Grand Bassam (Institutions Financières).

Côte d’Ivoire
En qualité de 8ème puissance industrielle du continent africain, la Côte d’Ivoire entend saisir les opportunités que présentent l’économie verte pour assurer une transition vers une économie plus durable et plus respectueuse de l’environnement qui s’avère nécessaire pour réduire la pauvreté et permettre le développement des moyens de subsistance de millions de personnes qui dépendent essentiellement des ressources naturelles.

Cette conférence internationale sera l’opportunité d’aborder les questions de commercialisation de projets écologiques et des solutions disponibles, de mettre en lumière le rôle des institutions financières dans la promotion de la finance verte ainsi que la nécessité de créer un environnement propice à la pénétration de la finance verte et à la mise en place d’initiatives respectueuses de l’environnement pour le développement durable de l’Afrique.

À PROPOS DES ORGANISATEURS :

Le Centre du Commerce International (ITC)
L’ITC est l’agence conjointe de l’Organisation mondiale du commerce et des Nations Unies. L’ITC aide les petites et moyennes entreprises des économies en développement et en transition à devenir plus compétitives sur les marchés mondiaux, contribuant ainsi au développement économique durable dans le cadre du programme d’Aide pour le commerce et des Objectifs de développement durable.

L’African Guarantee Fund (AGF)
Lancé officiellement le 1er juin 2012, African Guarantee Fund est une institution financière non bancaire panafricaine créée en 2011 par la Banque Africaine de Développement (BAD), l’Agence Danoise pour le Développement International (DANIDA) et l’Agence Espagnole de Coopération Internationale pour le Développement. (AECID). Elle a récemment été rejointe par l’Agence Française de Développement (AFD) et le Nordic Development Fund (NDF). Le principal mandat d’AGF est d’aider les institutions financières en Afrique à accroître leur financement en faveur des PME en partageant les risques qui peuvent en découler. AGF contribue aussi au renforcement des capacités tant des institutions financières que de PME. AGF a obtenu la notation financière AA- délivrée par l’agence de notation financière internationale Fitch.

Le Nordic Development Fund (NDF)
Établi par le Danemark, la Finlande, l’Islande, la Norvège et la Suède en 1989, le NDF est une institution financière nordique commune axée exclusivement sur le changement climatique et le développement dans les pays à faible revenu. Il soutient des opérations de financement climatique menées par le secteur public et le secteur privé en Afrique, en Asie et en Amérique latine et est devenu actionnaire d’AGF en 2016 avec le lancement de la facilité de garantie verte.

La Banque Africaine de Développement (BAD)
La Banque Africaine de Développement (BAD) est une institution financière multinationale de développement, établie dans le but de contribuer au développement et au progrès social des États africains. La BAD, dont le siège est à Abidjan (Côte d’Ivoire), a été fondée en 1964. Le groupe comprend trois entités : la Banque africaine de développement, le Fonds africain de développement, créé en 1972, et le Fonds spécial du Nigéria, créé en 1976. La mission de la Banque est de combattre la pauvreté et d’améliorer les conditions de vie sur le continent, via la promotion des investissements à capitaux publics et privés dans des projets et des programmes aptes à contribuer au développement économique et social dans la région.

<< INSCRIPTION >>

POUR PLUS D’INFORMATIONS, VEUILLEZ CONTACTER :

African Guarantee Fund
Ms. Diana Aluga
Communication Officer
T: +254 732 148 101
E: diana.aluga@africanguaranteefund.com

Centre du commerce international
Melle Mujinga Tambwe
Chargée de communication et des relations médias
T: +41 22 730 0402
E: tambwe@intracen.org

Nordic Development Fund Mr. Charles Wetherill
Program Manager Manager,
EEP Trust Fund
P: +358 50 464 5773
E: charles.wetherill@ndf.fi

Centre du commerce international
M. Yaya Ouattara
Accès aux financements pour les PME
Compétitivité des secteurs et des entreprises
T: +41 22 730 0104
E: greenfinance@intracen.org

ComGreen-Fin

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Développement durable : Abidjan devient la capitale de la finance verte

DDAprès Lusaka, Nairobi et Accra, Abidjan est la quatrième capitale africaine qui accueille la conférence internationale sur le financement de la croissance faible en carbone en Afrique.

La « Green Finance Conference », se tient cette année au bord de la lagune Ebrié, ce mardi 19 juin 2018 au Sofitel Hôtel Ivoire. Cet important rendez-vous de la finance verte s’inscrit en réponse aux défis de l’impact du changement climatique et dans le cadre des contributions déterminées au niveau national. Il est organisé par l’African Guarantee Fund (AGF), le Nordic Development Fund, le Centre du Commerce International (ITC), et la Banque Africaine de Développement (BAD) en partenariat avec le gouvernement de la Côte d’Ivoire. L’objectif est de : « discuter des options de financement des actions favorables à l’atténuation et à l’adaptation au changement climatique et de l’impact de la réglementation afférente sur le développement de nouveaux produits et services pour les particuliers et les PME ».

Cette conférence verra la participation d’illustres personnalités et dirigeants d’institutions financières de développement, de banques commerciales et des institutions financières spécialisées telles que les institutions de microfinance ; des représentants de banques centrales, d’organisations internationales et d’institutions financières régionales et multilatérales ; des représentants de gouvernements et d’autorités de régulations ainsi que des membres de la communauté académique et praticiens du développement durable.
Des experts et spécialistes de l’économie verte viendront alors de tout le continent africain et d’ailleurs pour échanger sur d’importantes thématiques telles que le rôle du secteur financier dans le développement durable, l’accès des femmes et des jeunes à la finance verte, etc. Ce sera l’occasion pour les Institutions financières de développement (IFD) de partager leur expérience en matière de finance verte au profit des Petites et moyennes entreprises (PME) en Afrique.

A l’ouverture de cette conférence, plusieurs allocutions sont prévues dont celle de Mme la Ministre Anne Désirée Ouloto, Ministre de la Salubrité, de l’Environnement et du Développement Durable. Les organisateurs, à travers la Conférence d’Abidjan, veulent élargir l’accès des PME africaines aux produits financiers centrés sur le climat dans le cadre des engagements de la Côte d’Ivoire pour transiter vers une économie plus respectueuse de l’environnement.

Après cet important rendez-vous, se tiendra pour la première fois en Afrique francophone, des ateliers de formation dédiés aux PME, le 22 juin à Abidjan. Ils seront suivis par un autre atelier dédié, lui, aux institutions financières, du 25 au 27 juin à Grand Bassam.

RCG WEST AFRICA

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Journée Mondiale de la Lutte Contre la Désertification et la Sécheresse: Déclaration du gouvernement de Cote d’Ivoire

Ouloto-Desertification-0001Journée Mondiale de la Lutte Contre la Désertification et la Sécheresse: Déclaration du gouvernement
Abidjan le 17 juin 2018. A l’occasion de la commémoration de la journée mondiale de la Lutte contre la désertification et la sécheresse, la ministre Anne Ouloto a livré le message du gouvernement

Ivoiriennes,

Ivoiriens,

Mes chers Compatriotes,

Ce Dimanche 17 juin 2018, le monde entier célèbre la Journée Mondiale de la Lutte Contre la Désertification et la Sécheresse.

Cette année, le thème retenu est : «La terre a de la valeur, Investissez-y». Cette Journée Mondiale est célébrée chaque année pour sensibiliser le public sur les efforts internationaux de lutte contre la désertification.

C’est un moment unique pour rappeler à tous que la Neutralité en matière de Dégradation des Terres (NDT), qui est basée sur une combinaison des actions de réduction du taux de dégradation des terres et de restauration des terres dégradées, est réalisable grâce à la résolution de problèmes, à une forte implication de la communauté et à une coopération à tous les niveaux.

Pour sensibiliser le public à la lutte contre la dégradation des terres et attirer l’attention sur la mise en œuvre de la Convention dans les pays gravement touchés par la désertification et la dégradation des terres, notamment en Afrique, l’Assemblée Générale des Nations Unies a, en 1994, proclamé la date du 17 juin, « Journée Mondiale de lutte contre la Désertification et la Sécheresse (JMLCD) ».
Depuis cette décision, la JMLCD, chaque année est célébrée à travers le monde entier par de nombreuses Institutions à travers l’organisation d’une grande variété d’activités de sensibilisation et surtout le message à la nation, délivré par chaque gouvernement.

L’édition 2018 de cette Journée Mondiale de la Lutte Contre la Désertification mettra un accent particulier sur la gestion durable des terres comme moyen de régénérer les économies, de créer des emplois et de revitaliser les communautés. Sous le slogan «La terre a une vraie valeur. Investissez-y», la JMLCD 2018 appelle tous les acteurs impliqués, notamment les producteurs, les consommateurs et les décideurs, à faire la différence en investissant dans l’avenir de la terre.

La Côte d’Ivoire, notre pays, dont l’économie repose essentiellement sur l’exploitation des ressources naturelles est, à l’instar de bien de pays, confrontée à la problématique de la dégradation des terres. Le phénomène de migrations des populations des zones Nord, Est et Centre vers l’Ouest forestier du pays encore fertile, l’infiltration accrue des forêts classées et des parcs et réserves en sont la preuve incontestable.

Mes chers Compatriotes,

« La terre a de la valeur. Investissez-y ». Ce thème nous interpelle. Il pose la problématique de la Gestion Durable des Terres, en vue d’un monde meilleur, surtout pour les générations futures.

Ce n’est un secret pour personne, la terre a une valeur inestimable. En nous invitant à investir dans la terre parce qu’elle garantit des revenus certains, le thème de cette année nous engage également à plus de responsabilité. Il est un appel vibrant à tous pour une gestion durable de la ressource terre, matrice environnementale soutenant plusieurs spéculations agricoles, minières et minéralières

La terre a de la valeur, parce qu’elle est le support de toutes les activités humaines. En milieu urbain, la valeur de la terre s’exprime en termes de coût. Dans les campagnes, la valeur de la terre tient au fait qu’elle est la source nourricière d’où l’homme tire tous les biens nécessaires à sa vie et à son bien-être.

Dans notre pays, comme partout en Afrique et dans le monde entier, la valeur de la terre a évolué en fonction des contextes socio-économiques. En effet, dans les économies traditionnelles, la terre est une divinité féminine qui, par sa fécondité, est pourvoyeuse de nourriture, ayant ainsi une valeur sentimentale et sacrée. Avec l’avènement des cultures d’exportation (café, cacao, palmier à huile, noix de coco, hévéa, anacarde, etc…), la terre a pris une valeur monétaire et économique. Les nombreux litiges fonciers en milieu rural et les affrontements intercommunautaires en zone forestière sont la preuve que la terre est devenue un bien rare qu’il faut préserver à tout prix.

Mais la valeur de la terre, c’est aussi et surtout sa capacité à procurer de la bonne production pour assurer la sécurité alimentaire, sa capacité à offrir des emplois aux jeunes, sa capacité à assurer aux communautés qui en dépendent la stabilité et la sécurité, sa capacité à promouvoir un développement durable, c’est à dire prenant en compte les besoins des générations actuelles et futures.

Chers compatriotes,

Le thème de la célébration de cette année sonne comme une alerte face à la dégradation que nous faisons subir à nos terres.

Point n’est besoin en effet, de rappeler comment nous perdons toutes les ressources que la terre nous offre gracieusement lorsque nous la dégradons. Les droits que nous nous arrogeons sur ces ressources s’accompagnent de la lourde obligation morale de les gérer intelligemment.

Ainsi, la dégradation des terres, phénomène insidieux et pernicieux, constitue un véritable fléau dans le monde entier, mais plus dans les pays en voie de développement ; en particulier ceux de l’Afrique subsaharienne où les populations qui vivent directement des ressources tirées de la terre, sont de plus en plus nombreuses et les plus vulnérables.
Le Gouvernement ivoirien, garant et soucieux du bien-être des populations, accorde une attention particulière à ce fléau. Pour ce faire, en collaboration avec des Partenaires Techniques et Financiers, notamment la Convention des Nations Unies sur la Lutte contre la Désertification, le Mécanisme Mondial, le FEM, ONU-Environnement, La FAO, le PNUD, TerrAfrica, la Banque mondiale et l’UICN, plusieurs actions sont initiées.

Elles visent essentiellement la restauration des terres dégradées, la prévention de la dégradation des sols, la production de vivriers en contre saison, la lutte contre les feux de brousse, la sensibilisation, etc.

L’occasion est toute indiquée pour nous, d’adresser, au nom du Gouvernement et du Président de la République, Son Excellence Monsieur Alassane OUATTARA, nos sincères remerciements à tous nos partenaires pour leurs appuis soutenus et constants dans cette lutte.

Chers compatriotes,

’’Impossible n’est pas ivoirien !’’ ; Ensemble, il nous appartient, en toute responsabilité, de mener et de gagner le combat d’une gestion durable de nos terres. Nous devons agir, maintenant, avec détermination, pour prévenir, enrayer et inverser la tendance. Nous pourrons ainsi atteindre l’Objectif de Développement Durable 15.3, relatif à la Neutralité en matière de Dégradation des Terres d’ici 2030.

Ensemble, traçons de nouveaux sillons pour le Développement de notre pays par une Gestion Durable des Terres, car la terre a de la valeur, et nous devons y investir tous, pour notre bien-être et celui des générations futures.

Je vous remercie

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Planification familiale: La Côte d’Ivoire est à 23% de taux de prévalence contraceptive sur 31 % de l’objectif national en 2018

AIBEFLe prof. Dagnan N’cho Simplice, représentant la ministre de la Santé et de l’Hygiène Publique au centre, encadré à sa gauche par la directrice du PNSME, précédée du Directeur général de l’Aibef, le mardi 12 juin à Abidjan Treichville.

Le directeur général de la Santé, Prof Dagnan N’cho Simplice, également représentant de la ministre de la Santé et de l’Hygiène Publique a présidé le mardi 12 juin la cérémonie d’ouverture d’un atelier de Consensus pour la validation des indicateurs de progrès FP2020 en 2018, organisé par le Programme National de Santé de la Mère et de l’Enfant (Pnsme) et ses partenaires , à Abidjan Treichville dans les locaux de l’Aibef.

Il ressort que, la Côte d’Ivoire a pris l’engagement d’atteindre un taux de prévalence contraceptive de 36% d’ici 2020. Toutefois en attendant de réaliser cet exploit, les résultats de l’étude réalisée par -Track 20- un projet financé par la Fondation Bill et Melinda Gates dans le cadre de Family Planning 2020 (FP2020) révèlent que,  » le taux de prévalence contraceptif du pays en 2018 est de 23%, contre un objectif national qui est fixé à 31% . « Soit une progression de 8.2% que le pays doit réaliser pour atteindre l’objectif initial (36%). Alors que pour l’heure, la Côte d’Ivoire est à 1.2% de progression, a expliqué M. Rudolph Chandler, représentant des partenaires de Track20 qui travaille en collaboration avec le Programme National de Santé de la Mère et de l’Enfant (Pnsme).

« D’un côté on est satisfait, quand on s’en tient aux progrès réalisés par le pays depuis 2012 jusqu’à ce jour. La Côte d’Ivoire avait un taux de prévalence contraceptif de 15%. Mais il y a des efforts à faire, car malgré cette progression, des défis sont à relever », a réagi prof. Dagnan N’cho Simplice. « Cet atelier va nous permette de faire le point de nos progrès en matière de planification familiale, de relever les défis qui s’ouvrent à nous et de donner nos perspectives », a-t-il ajouté.A l’en croire, un meilleur positionnement de la pf dans le pays, passe forcément par « la mise en place d’un plan de communication intensive autour de la PF afin de rehausser la demande de service encore faible, l’accélération du processus d’adoption de la loi SR pour un environnement plus favorable à la Pf , le maintien voire l’augmentation des ressources substantielles de la dotation budgétaire allouée à l’achat et la sécurisation des produits contraceptifs… ».

Poursuivant le représentant de la ministre de la Santé a dénoncé l’insuffisance de l’offre de services aux jeunes et adolescents. Il a souhaité par la même occasion le renforcement du système de collecte et d’analyse des données sur la Pf et l’amélioration de l’accès universel à une offre de services Pf de qualité et équitable à toutes nos populations.

Bien avant, Prof Dagnan qui a estimé toutefois que la Côte d’Ivoire est sur la bonne voie pour le repositionnement de la Pf afin de bénéficier du dividende démographique, est revenu sur les acquis et les progrès réalisés de 2012 à 2017 par le pays.

« Les efforts conjugués du gouvernement et de ses partenaires ont permis de mettre en place un plan d’action national budgétisé de la pf dont la mise en œuvre est coordonnée par un comité de suivi regroupant tous les acteurs clés de la promotion de la pf ».

Cette synergie d’action a-t-il précisé a permis entre autre, « de renforcer l’offre de service de pf, gratuite aux jeunes à travers la réorganisation de structures de santé adaptées aux adolescents et jeunes et à la population en général avec l’intégration de l’offre de service de pf dans 98% des centres de santé publics et privés. Et aussi la mise à contribution d’agents communautaires pour le réapprovisionnement des anciennes utilisatrices et la sensibilisation pour le recrutement de nouvelles utilisatrices… »

Track 20, projet géré par Avenir Heath, financé par la Fondation Bill et Melinda Gates (BMGF) a pour objectif d’aider les efforts nationaux pour collecter , analyser et utiliser les données afin de suivre les progrès annuels de la planification familiale. Et produire le rapport pour FP2020.

Isabelle Somian
isabelle.somian@fratmat.info

 

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Promotion des TICs / « e-agriculture » : 70 millions de dollars à l’agriculture numérique en Côte d’Ivoire

Technologie-agricoleUn crédit de 70 millions de dollars américains (soit 40 milliards de francs CFA) de la Banque mondiale vient d’être accordé jeudi 31 mai 2018 à la Cote d’Ivoire. L’objectif est d’aider les agriculteurs locaux à recourir aux services numériques afin d’améliorer leur productivité et leur accès aux marchés.

Ce fonds de la Banque mondiale devrait permettre la réalisation du projet « e-agriculture » au profit d’environ 6,1 millions de petits exploitants, représentant près du quart de la population ivoirienne. Pour l’institution donatrice, les autorités ivoiriennes, disposeront de données pour mieux piloter leurs politiques et leurs stratégies en faveur de l’agriculture et du monde rural. Le monde paysan n’échappe pas à la révolution « digitale ». Le numérique bouleverse l’agriculture. Car celle-ci est en route dans la transition numérique.

Le monde du numérique s’intéresse désormais à l’agriculture. Ainsi les innovations dans l’agriculture durable peuvent contribuer à renforcer la sécurité alimentaire, la résilience et la croissance économique inclusive.

Le numérique diminue le temps dans l’agriculture et à l’ensemble de ses acteurs. Le numérique collecte à juste titre de grandes données agricoles.

Le projet « e-agriculture » entre dans la stratégie du gouvernement pour numériser le système agricole sur la période 2016-2019 dans le cadre du Programme national d’investissement agricole (PNIA). Ce projet vise à améliorer le système de production agricole de la Cote d’Ivoire d’une part, et les infrastructures d’autre part. Il devrait aussi servir de « de test et de référence » pour d’autres initiatives de soutien à l’agriculture numérique engagées par les autorités.

Force est de constater que l’agriculture doit se réinventer et passer les fourches du numérique. C’est l’utilisation des connaissances en informatique pour aider les acteurs à avoir accès au marché. L’utilisation des TIC permet d’accroître leurs marchés. L’utilisation des TIC permet également de susciter le changement de comportement dans le secteur de l’agriculture.

Les TIC sont au cœur de la transformation agricole et devraient être soutenues par des politiques et des investissements. Avec des investissements et un accès approprié au soutien des entreprises, les jeunes peuvent devenir une force transformatrice dans l’agriculture ivoirienne.

Les jeunes entrepreneurs et les start-ups travaillant sur l’innovation et les solutions TIC liées à l’agriculture sont essentiels pour assurer une agriculture efficace dans le futur qui attire les jeunes. Pour les experts du développement, la jeunesse est très importante dans le produit intérieur brut  (PIB).

Le Coordonnateur national du programme ‘’e-agriculture’’ au Ministère ivoirien de la Communication & de l’économie numérique, Henri Danon, a souligné l’apport des TIC dans l’agriculture, à l’occasion de l’édition Pitch Agri Hack 2017. «Depuis 2012, le gouvernement de Côte d’Ivoire a créé une synergie entre l’agriculture et les NTIC, et il y travaille» a-t-il ajouté.

Il est important que nous devions accroître la production. Quand nous pensons technologie, c’est pour améliorer les conditions des agriculteurs. Les TIC peuvent aider les producteurs à maximiser leurs revenus. L’agriculture doit s’approprier les outils numériques et les enjeux. Le numérique dans l’agriculture impulse une compétitivité.

Selon la Banque mondiale, l’agriculture, l’un des piliers de l’économie ivoirienne, assure 22% du PIB et plus de 75 % des exportations.

Patrice Kouakou

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Lutte contre le VIH/Cote d’Ivoire: un investissement de 77 milliards de FCFA du PEPFAR en 2018

pepfar usa

Femme séropositive et son bébé séronégatif.  Le financement américain est actuellement responsable de la moitié des tests de dépistage du VIH / SIDA en Côte d’Ivoire et plus d’un tiers (37%) de tous les traitements antirétroviraux.

La coordinatrice américaine de la lutte contre le SIDA dans le monde, Madame Deborah Birx, a procédé le 20 avril 2018 à Washington, DC à la signature du mémorandum d’approbation du Plan Opérationnel Pays 2018 (COP 2018) du Plan d’Urgence du Président Américain pour la Lutte contre le SIDA (PEPFAR) en Côte d’Ivoire.

 Le COP 2018 élaboré par l’équipe pays de PEPFAR Côte d’Ivoire, en collaboration avec le gouvernement ivoirien et les autres partenaires, est estimé à $140 millions de dollars américains, soit environ 77 milliards de FCFA pour la période d’octobre 2018 à septembre 2019.  Ce plan permettra de renforcer les efforts du pays dans l’atteinte des objectifs 90-90-90 de l’ONUSIDA en vue de parvenir au contrôle du VIH d’ici à 2020, à savoir : 90% des personnes vivant avec le VIH (PVVIH) connaissent leur statut; 90% des PVVIH qui connaissent leur statut sont sous traitement antirétroviral; 90% des PVVIH sous traitement ont un taux indétectable du virus dans leur corps.

 Le COP 2018 vise à réduire radicalement l’infection par le VIH et à réduire les décès liés au VIH afin d’aider le gouvernement ivoirien à atteindre une génération sans VIH et sans SIDA.  Le Chargé d’Affaires de l’ambassade américaine, Katherine Brucker, s’est félicité de l’annonce, disant que « le VIH est évitable, et qu’il peut aussi être prise en charge.  Prenez des précautions pour éviter l’infection, mais faites votre test pour connaitre votre statut afin que vous puissiez commencer un traitement immédiat si vous êtes séropositif ».

Il est important de noter qu’en Côte d’Ivoire, depuis 2004, le gouvernement américain, à travers le PEPFAR, a investi environ 1,5 milliard de dollars (800 milliards de CFA) pour appuyer le gouvernement de la Côte d’Ivoire dans la riposte à l’épidémie de VIH/SIDA. Le financement américain est actuellement responsable de la moitié des tests de dépistage du VIH / SIDA en Côte d’Ivoire et plus d’un tiers (37%) de tous les traitements antirétroviraux.

Cet investissement substantiel a permis au cours de ces 14 dernières années de collaboration, de dépister 10 842 918 personnes, dont 4 480 510 femmes enceintes, de mettre sous traitement ARV à ce jour 221 990 personnes vivant avec le VIH, et d’offrir des services de soins et soutien à 323 541 Orphelins et Enfants rendus Vulnérables du fait du VIH (OEV).

La contribution susmentionnée fait partie d’une assistance globale par an d’un montant de $220 millions de dollars américains fournie par le gouvernement des États-Unis au cours de l’année budgétaire 2018. Cette assistance répond à quatre priorités: la bonne gouvernance, la croissance économique et inclusive, l’amélioration du système de santé et la réforme du secteur de sécurité.

Lancé à l’initiative du Président Georges W. Bush en 2003, PEPFAR célèbre cette année son 15ème anniversaire sous le thème : «15 années à sauver des vies grâce à la générosité du peuple américain et aux partenariats ».

Source: Ambassade des USA

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Protection de l’Environnement /CEDEAO : De l’action de l’homme, préservons la Terre

Une vue du champ de Yao AdjouaLa prise en compte de la situation environnementale s’impose aujourd’hui. Avec pour objectif de vivre dans un environnement sûr et de qualité. La Communauté des Etats de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO) s’invite aux défis actuels de la gouvernance environnementale. De plus en plus les citoyens de la sous-région sont intégrés, où la nécessité de la libre circulation des biens et des personnes dans l’espace se fait de plus en plus ressentir. Il est donc temps de réfléchir sur la question de la responsabilité de tous.

Les enjeux couvrent de multiples aspects, qui sont entre autres, aménager des territoires durables (les villes et les campagnes), maîtriser les transports (des humains, des marchandises et du bétail), réduire l’effet de serre afin de limiter la variabilité climatique, préserver ou restaurer la qualité de l’air, de l’eau, des écosystèmes, et préserver et gérer les risques majeurs naturels et technologiques.

Les citoyens de la CEDEAO et d’ailleurs n’auront pas d’autres choix que de s’approprier la bonne gouvernance environnementale et les accords sur l’environnement qui se sont élaborés. Il leur faudra apprendre à maitriser les crises et les défis de la gouvernance environnementale.

Un des défis majeurs de l’agriculture concerne notre environnement : l’agriculture de demain doit s’inventer plus économe en ressources naturelles et plus respectueuse de l’environnement, et cela, en étant plus productive. L’agriculture et l’élevage participent aujourd’hui largement à la dégradation de l’environnement puisqu’ils seraient responsables de 30 % des émissions de gaz à effet de serre, une part en hausse de 75 % par rapport à 1990, via la déforestation, l’utilisation d’engrais chimiques comportant des composants pétroliers, la digestion des ruminants et les labours.

Les changements climatiques auxquels doivent faire face les citoyens de notre sous-région constituent un défi, plus encore pour l’Afrique, qui en subit des effets dévastateurs. Alors qu’elle ne contribue que pour 2,3% aux émissions mondiales de gaz à effet de serre. Les effets des changements climatiques affectent tous les secteurs vitaux : énergie, environnement, santé, élevage et agriculture.

A propos, devant le Corps diplomatique accrédité près le Saint-Siège, le 8 janvier 2018, le pape François appelle à réduire les émissions de gaz nocifs : « Les changements climatiques, avec la hausse générale des températures et les effets dévastateurs qu’elle entraîne sont aussi une conséquence de l’action de l’homme ». Le pape a en ainsi défendu les droits fondamentaux de la Déclaration Universelle de 1948 mais s’est aussi arrêté sur « les devoirs » des individus envers la communauté.

Parmi les devoirs particulièrement impérieux, a-t-il estimé, « il y a aujourd’hui celui de prendre soin de notre terre » : « Nous savons que la nature peut être en elle-même meurtrière même quand il n’y a pas de responsabilité de l’homme… Cependant, il ne faut pas oublier qu’il y a aussi une importante responsabilité de l’homme dans l’interaction avec la Nature».

Les principaux facteurs entraînant la dégradation de l’environnement sont : la croissance accélérée de la consommation ; la destruction de la biodiversité ; la croissance démographique : selon la moyenne des prévisions, la Terre comptera 8,9 milliards d’habitants en 2050.

Cette situation inquiète tant les pays développés, les pays en développement, et la Communauté des Etats de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO). La gravité galopante des problèmes environnementaux dus au changement climatique, et la crise due au caractère fulgurant de l’impact des activités humaines sur la Nature menacent d’étouffer les réponses des acteurs et spécialistes de l’environnement.

Selon la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples: « tous les peuples ont un droit à un cadre de vie satisfaisant et global, propice à leur développement ». Yann Arthus Bertrand le montre si bien : «chacun est responsable de la planète et doit la protéger à son échelle ».

Ainsi, dans le domaine de la protection de l’environnement, la communauté scientifique est appelée à marcher en tête en indiquant des solutions durables. L’objectif est de se mettre véritablement au service d’un nouvel équilibre écologique global, pour protéger l’environnement, menacé d’un effondrement écologique, et souffrant d’une très grave perte de biodiversité. L’atteinte des objectifs du développement durable (ODD) passe nécessairement par une bonne gouvernance de l’environnement à tous les niveaux de décisions, en vue de trouver des solutions aux problèmes actuels.

Les mesures de protection de l’environnement sont encore très insuffisantes. La grave crise environnementale semble échapper beaucoup de pays, cela n’a pas suscité de réponse commune. Face à ces enjeux économiques et environnementaux, qui atténuent la soutenabilité environnementale, les citoyens en général, et ceux de la CEDEAO en particulier devront augmenter durablement leur potentiel agricole pour répondre à la sécurité alimentaire. Ils devront aussi développer une agriculture de conservation, qui n’épuise pas les ressources de la Nature, et qui puisse s’affranchir des calamités climatiques qui se multiplieront.

Il faut promouvoir le remboursement de la dette écologique et la justice environnementale. La dette écologique évoque les responsabilités socio-environnementales et les obligations qui en découlent dans un esprit de justice sur le plan de l’accès équitablement partagé aux ressources. Il faut renforcer la légitimité démocratique de la gouvernance environnementale.

Dans la lutte contre le réchauffement climatique, l’Accord de Paris sur le climat, adopté en décembre 2015 et désormais signé par 192 pays, marque une étape importante des négociations climatiques en devenant le premier accord international destiné à réduire les émissions humaines de gaz à effet de serre (GES).

Les accords sur l’environnement visent à protéger et à restaurer l’environnement et contribuer au développement durable. Ce sont entre autres, la Convention de Ramsar sur les zones humides (1971), la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (Convention de Washington, 1973), la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (1992) et le Protocole de Kyoto (1997). Les accords multilatéraux sur l’environnement jouent un rôle fondamental pour servir les pays, renforcer les communautés, favoriser le bien-être de ceux qui en font partie, et inciter à la compréhension mutuelle et à la paix.

Patrice Kouakou

 

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