Journée Mondiale de Lutte contre le SIDA 2019: Editorial de l’Ambassadeur des Etats-Unis Richard Bell

16 ANNEES À SAUVER DES VIES GRÂCE À LA SOLIDARITÉ AMÉRICAINE ET AUX PARTENARIATS

Richard Bell Amb USAL’année 2019 marque le 16ème anniversaire du soutien des États-Unis à la lutte contre le VIH/SIDA dans le cadre du Plan d’urgence du Président des États-Unis pour la lutte contre le VIH/SIDA (“PEPFAR”). Au cours des 38 dernières années, la pandémie de VIH a dévasté des pays et des communautés du monde entier. Il y a 16 ans, le gouvernement des États-Unis a créé le PEPFAR pour répondre au besoin urgent de booster la riposte mondiale au VIH/SIDA. Avec un fort soutien bipartite de la part de trois présidents et de neuf congrès américains, le gouvernement américain a investi plus de 85 milliards de dollars dans la riposte mondiale au VIH / SIDA – le plus important engagement jamais pris par un pays pour lutter contre une seule maladie – par le biais du PEPFAR et de la contribution des États-Unis au Fonds mondial de lutte contre le SIDA, la tuberculose et le paludisme (“Fonds mondial”).  En Côte d’Ivoire, le gouvernement des États-Unis a investi près de 1,6 milliards de dollars depuis 2004 pour aider le pays à contrôler l’épidémie de VIH.

Avec de nombreux partenaires du monde entier, nous avons transformé la riposte mondiale au VIH/SIDA.  Les États-Unis ont sauvé plus de 17 millions de vies dans plus de 50 pays et évité des millions d’infections au VIH par le biais du PEPFAR.

En 2019, grâce aux efforts des agences de mise en œuvre du PEPFAR (Centres de Contrôle et de Prévention des Maladies (“CDC”), Département de la Défense(DoD), et Agence Américaine pour le Développement International (“USAID”)) et de nos partenaires, en Côte d’Ivoire presque 264 000 personnes bénéficient d’un traitement antirétroviral qui sauve la vie et  empêcher la transmission du virus, plus de 2,5 millions de personnes ont bénéficié de services de conseils et dépistage, dont presque 667 000 femmes enceintes, et plus de 251 000 orphelins et enfants vulnérables ont été pris en charge. Plus de 23 000 filles adolescentes et jeunes femme  ont été desservies dans le cadre du projet DREAMS (Déterminé, Résilient, Autonomisé, Sans SIDA, Encadré et Sans risque). Le programme DREAMS vise à réduire le nombre de nouvelles infections à VIH chez les adolescentes et les jeunes femmes. Le contrôle de l’épidémie de VIH ne peut être réalisé que si nous réduisons le nombre de nouvelles infections chez les adolescentes et les jeunes femmes, qui sont particulièrement vulnérables à l’infection par le VIH.

Le PEPFAR montre la force de ce qui est possible grâce à la bonne coordination et un bon rapport coût-efficacité, responsabilité et transparence. À chaque niveau du programme, nous utilisons les données quantitatives pour: améliorer l’efficacité et l’efficience, en mettant l’accent sur l’épidémiologie pour mieux cibler les endroit a haut impact; mobiliser les ressources et identifier les meilleures approches; soutenir les partenaires locaux pour une mise en œuvre durable; et valider les résultats et les coûts. Au cours des seize dernières années, cette rigueur a permis au PEPFAR d’augmenter considérablement ces résultats malgré une augmentation budgétaire faible ou nulle:  en effet, la prévalence du VIH en Côte d’Ivoire est passé de 7% en 2003 à 2.6% en 2018, ce qui représente environ 110,000 de personnes de moins infectées par ce virus mortel. 

Le PEPFAR s’appuie sur le pouvoir des partenariats et collabore étroitement avec le gouvernement de Côte d’Ivoire, les institutions multilatérales, la société civile y compris les organisations confessionnelles, et les réseaux de personnes vivant avec le VIH. Cet engagement continu contribuera à accélérer les progrès en vue de la réalisation des Objectifs de développement durable des Nations-Unies, notamment pour mettre fin au VIH/SIDA en tant que menace à la santé publique d’ici 2030 et pour promouvoir la durabilité à long terme de la riposte au VIH.  En effet, il n’est pas réaliste de s’attendre à ce que les contribuables américains continuent indéfiniment de financer à 70% la lutte contre le VIH/SIDA en Côte d’Ivoire.

Le PEPFAR cible les populations qui, selon les données, sont les plus exposées et sont souvent laissées pour compte, telles que les adolescents, les femmes âgées de 20-24, les enfants, les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes, et le PEPFAR utilise de multiple approches innovantes pour les atteindre au sein de la communauté. Les personnes à risque de tous âges, sexes et populations ont besoin de connaître leur statut  sérologique , de bénéficier de services de prévention et – pour les séro-positifs – de suivre fidèlement le traitement qui permet de réduire leur charge virale au point de les maintenir en bonne  santé et d’éviter qu’elles ne transmettent le virus.  Ce traitement consiste à avaler une pilule par jour.  L’ensemble des services de santé relatifs au VIH/SIDA est fourni dans le strict respect de la confidentialité.  La priorité actuelle en Côte d’Ivoire est d’augmenter le taux de rétention des séro-positifs dans le programme de traitement.

Pour la première fois de l’histoire, nous avons la possibilité de contrôler une pandémie sans même disposer d’un vaccin.

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Filière caoutchouc : Participation de la Côte d’Ivoire à la réunion du panel consultatif de l’industrie du caoutchouc à Bruxelles

caoutchouc_panel bruxellesLa Cote d’Ivoire, leader africain de Caoutchouc Naturel, a participé le vendredi 15 novembre 2019 (Bruxelles) à la réunion statutaire du Panel consultatif de l’Industrie du Caoutchouc (IAP), organe subsidiaire du Groupe d’Etude international sur le Caoutchouc (IRSG).

La Cote d’Ivoire était représentée par les Ambassadeurs Aly TOURE (Représentant Permanent de la Cote d’Ivoire à Londres) et Abou DOSSO (Chef de Mission de la Cote d’Ivoire à l’Union Européenne) à cette importante réunion en vue de communiquer sur le prochain sommet mondial du caoutchouc qui se tiendra à Abidjan en mai 2020.

caoutchouc_panel 2Au cours de cette réunion de l’IAP, les associations et organisations privées de la filière mondiale du caoutchouc ont passé en revue des questions d’actualités. Il s’est agi notamment des perspectives du marché pour le caoutchouc naturel et synthétique ainsi que des points liés à la durabilité du secteur, le recyclage des pneus, la mise en œuvre de projets de développement de cette spéculation et l’organisation des prochaines assises de l’IRSG qui auront lieu à Abidjan.

Suite à la volonté du Président Alassane OUATTARA d’engager des réformes en vue de pallier à la fluctuation des cours internationaux pour une filière durable, il était important pour la Cote d’Ivoire de participer à cette réunion en vue de faire entendre les préoccupations des planteurs africains en général et des producteurs ivoiriens en particuliers.

L’Ambassadeur Aly TOURE, Représentant Permanent de la Cote d’Ivoire auprès des Organisations Internationales des Produits de Base, et par ailleurs Président des Chefs de Délégation de l’IRSG, a indiqué la nécessité d’une prise en compte des préoccupations des pays producteurs de Caoutchouc Naturel pour une économie durable du Caoutchouc.

caoutchouc_panel 3Au cours de cette réunion, le Représentant de la Côte d’Ivoire a souhaité la prise en compte de cinq éléments clés dans le cadre de la durabilité de la filière caoutchouc à savoir ; la problématique des prix rémunérateurs aux petits producteurs, la transparence du marché, la transformation du Caoutchouc dans les pays d’origine, le renforcement des capacités et les projets tels que la création d’un centre d’apprentissage Hévéa en Côte d’Ivoire.

L’IRSG est un organisme intergouvernemental créé en 1944 afin de servir de plateforme de coopération et de discussions entre les pays qui importent et exportent aussi bien le caoutchouc naturel que synthétique. Il comporte à ce jour 36 pays membres et 120 organismes du secteur privé.

Enfin, il faut noter que l’Ambassadeur Aly TOURE a eu, en marge de cette réunion de l’IAP, une séance de travail avec Monsieur Salvatore Pinizzotto, Secrétaire Général de l’IRSG en vue d’examiner les questions relatives aux modalités de collaboration entre le Secrétariat de l’IRSG et le Gouvernement ivoirien pour la réussite de cet évènement de portée historique pour le pays hôte.

Fait à Bruxelles, le 15 Novembre 2019.

Représentation Permanente à Londres

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Energie/Cote d’Ivoire : 2 milliards de FCFA pour indemniser les populations d’Azito

Primature Signature_protocole_Azito_001L’État de Côte d’Ivoire a signé, le 6 novembre 2019 à Abidjan, un protocole d’accord avec la communauté villageoise d’Azito, en vue de l’indemniser à hauteur de 2 milliards de FCFA pour la cession à l’Etat du site des travaux de la phase 4 de la centrale thermique d’Azito.

« Suite aux discussions nous sommes tombés d’accord sur le montant de 2 milliards de FCFA. Ce montant sera entièrement supporté par le Projet, sans engagement financier de l’Etat », a dit le Ministre du Pétrole, de l’Energie et des Énergies Renouvelables, Abdourahmane Cissé.

Selon le inistre, il était impérieux de solder le différend de la purge des droits coutumiers avec les populations qui ont cédé leurs terres à l’Etat, afin de permettre la poursuite normale des travaux.

Il a remercié la communauté villageoise d’Azito pour sa patience tout le temps qu’ont duré les négociations.

Les travaux en cours vont porter la capacité totale de la centrale à 700 MW.

Source: Primature

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Economie : le Cacao, clé de la croissance ivoirienne

Cacao JJJJJJJLa Cote d’Ivoire produit approximativement 40% du cacao mondial. Gloire à tous les acteurs impliqués dans la cacaoculture. La Campagne 2018-2019 s’est soldée avec des résultats satisfaisants. Des actions importantes ont été pour le bonheur des paysans. Sur instruction des Gouvernements de Cote d’Ivoire et du Ghana, il y a eu plusieurs avancées dans la filière cacaoculture au bénéfice des acteurs :

  • Un accord sur un prix plancher ;
  • Un investissement en direction du monde des paysans : constructions d’écoles, de centres de santé, de forages… ;
  • Une sécurisation des productions, un recensement des producteurs ;
  • Une réglementation des problèmes de traçabilité (production et vente).

Le prix garanti au producteur sur l’étendue du territoire de Cote d’Ivoire est de 825 francs CFA bord champ pour le cacao bien séché au titre de la Campagne 2019-2020. La période de récolte de cacao varie d’un pays à l’autre, car elle dépend du climat et de la variété du cacao : toutefois, la plupart des pays ont deux récoltes par an. En Afrique de l’Ouest, 70% de la production est récoltée entre octobre et mars.

Cacao JxLe dispositif de contrôle de prix et de la qualité est maintenu. S’il y a un produit qui est apprécié dans le monde entier et depuis toujours, c’est le chocolat.

La qualité des produits à base de cacao est déterminée par la qualité du cacao brut. Des acteurs placent les coopératives agricoles au cœur de leurs stratégies commerciales et de durabilité. Ils entendent soutenir ces organisations afin qu’elles deviennent des entités économiques professionnelles, prospères et des vecteurs de développement au bénéfice des communautés rurales.

La Cote d’Ivoire est premier (1er) producteur et premier (1er) broyeur du cacao au monde. Un tiers (1/3) de cette production est traité sur place, les deux tiers (2/3) sont exportés.

L’Exportation 2018 de fèves de cacao, entières ou en morceaux, brutes ou torréfiées, en tonnes, est de 2 300 000 pour la Cote d’Ivoire, contre 900 000 pour le Ghana, 250 000 pour le Nigeria, et 270 000 pour le Cameroun.

Le cacaoyer est une plante pérenne que l’on trouve à l’état naturel dans les forêts tropicales humides d’Amérique. L’espèce cultivée est le theobroma cacao. Le cacaoyer est cultivé pour ses graines ou fèves, dont on extrait le cacao (la masse) et le beurre de cacao.

Patrice Kouakou

 

 

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Doing Business 2020: 294 réformes mises en œuvre en un an dans le monde pour améliorer le climat des affaires

Doing Business

Doing Business 2020 : quatre des dix pays les plus réformateurs du monde sont situés dans la région Moyen-Orient et Afrique du Nord

WASHINGTON, 24 octobre 2019 – Selon l’étude Doing Business 2020 publiée par le Groupe de la Banque mondiale, les gouvernements de 115 économies du monde ont mis en œuvre 294 réformes au cours de l’année écoulée afin de faciliter les conditions d’exercice de leur secteur privé, ouvrant la voie à davantage d’emplois, à une expansion de l’activité commerciale et à une augmentation des revenus pour un grand nombre d’habitants.

Dix-septième édition de l’étude annuelle évaluant les réglementations qui facilitent ou limitent l’activité des petites et moyennes entreprises, l’étude revient sur les réformes mises en œuvre dans dix domaines d’activité économique et dans 190 pays du monde, sur une période de 12 mois se terminant le 1er mai 2019. Les environnements favorables aux entreprises sont associés à de moindres niveaux de pauvreté, tandis que l’efficacité des processus réglementaires stimule l’entreprenariat, les startups, l’innovation et l’accès au crédit et aux investissements.

« Les gouvernements peuvent promouvoir un développement axé sur le marché et favoriser une croissance à base élargie en adoptant des réglementations qui aident les entreprises à exister, à embaucher et à accroître leurs activités, souligne David Malpass, président du Groupe de la Banque mondialeL’élimination des obstacles pour les entrepreneurs est synonyme d’amélioration de l’emploi, de hausse des recettes fiscales et d’augmentation des revenus, soit autant d’éléments requis pour réduire la pauvreté et améliorer les niveaux de vie. » 

L’étude Doing Business n’est pas censée servir de guide à l’investissement : il a été conçu pour fournir des indicateurs sur l’évolution du cadre d’activité des entreprises et la facilité de faire des affaires à travers le monde.

Les dix économies où le climat des affaires s’est le plus amélioré sont l’Arabie saoudite, la Jordanie, le Togo, Bahreïn, le Tadjikistan, le Pakistan, le Koweït, la Chine, l’Inde et le Nigéria. La Chine et le Togo figurent dans le top 10 pour la deuxième année consécutive, et l’Inde pour la troisième année d’affilée, signe que les processus de réforme de la réglementation des affaires s’inscrivent sur plusieurs années. Bahreïn est le pays qui a mis en œuvre le plus grand nombre de réformes et il a progressé dans neuf des dix domaines évalués par l’étude. La Chine et l’Arabie saoudite suivent, avec huit réformes chacune.

Les dix économies qui obtiennent la meilleure note dans le classement sur la facilité de faire des affaires sont la Nouvelle-Zélande, Singapour, la RAS de Hong Kong en Chine, le Danemark, la République de Corée, les États-Unis, la Géorgie, le Royaume-Uni, la Norvège et la Suède. Les pays les plus performants se sont en général dotés de systèmes numériques pour la constitution d’une société, la déclaration des revenus et les procédures liées aux transferts de propriété.

L’étude met en revanche en évidence que 26 pays ont pris des mesures ayant entraîné de nouveaux obstacles à l’activité des entreprises, en augmentant notamment les coûts d’exploitation.

Les conditions d’exercice d’un entrepreneur diffèrent considérablement selon le niveau de performance des pays. Par exemple, il faut en moyenne près de six fois plus de temps pour créer une entreprise dans les économies figurant dans les 50 derniers rangs du classement que dans les 20 premiers. Le transfert de propriété dans les 20 premiers pays prend moins de deux semaines, contre trois mois dans les 50 derniers. Enfin, le raccordement au réseau électrique dans une économie figurant dans les 50 derniers rangs du classement prend deux fois plus de temps en moyenne que dans les 20 premiers, et le coût de ce raccordement y est 44 fois plus élevé en pourcentage du revenu par habitant.

L’étude Doing Business évalue les avancées dans dix domaines : création d’entreprise, obtention de permis de construire, accès à l’électricité, enregistrement des biens fonciers, obtention de crédit, protection des investisseurs minoritaires, paiement des impôts, commerce transfrontalier, exécution des contrats et règlement des faillites. Un autre domaine, celui de l’emploi de main-d’œuvre, est également mesuré, mais il n’est pas pris en compte dans le classement.

Au cours de la période étudiée, les réformes ont principalement porté sur l’obtention de permis de construire, l’accès à l’électricité et le paiement des impôts. De fait, les réformes concernant les permis de construire et l’accès à l’électricité ont bondi ces dernières années. La plupart des 37 pays qui ont simplifié la délivrance des permis de construire ont rationalisé les échanges entre les organismes concernés pour l’approbation préalable et les inspections. Pour raccorder plus efficacement les entreprises au réseau électrique, 16 économies ont réalisé des investissements considérables dans la modernisation de leurs infrastructures. Résultat : la durée moyenne des coupures d’électricité dans le monde a été réduite de plus de 8 % entre 2017 et 2018.

Depuis son lancement en 2003, l’étude Doing Business a recensé l’adoption de plus de 3 500 réformes de l’environnement des affaires dans 186 des 190 économies étudiées.

Les faits marquants par région

Asie de l’Est et Pacifique : Les économies de la région ont entrepris 33 réformes de nature à améliorer l’environnement des affaires au cours de l’année écoulée. Si un grand nombre d’entre elles a amélioré le cadre d’activité des petites et moyennes entreprises, l’élan des réformes s’est essoufflé. Ainsi, les pays de la région ont engagé au total dix réformes de moins cette année par rapport à l’année précédente, tandis que moins de la moitié d’entre eux (12 sur 25) ont mené des réformes. Il n’en reste pas moins que l’Asie de l’Est et Pacifique compte cinq économies parmi les 25 pays en tête du classement général sur la facilité de faire des affaires : Singapour (2e), RAS de Hong Kong en Chine (3e), Malaisie (12e), Taïwan en Chine (15e) et Thaïlande (21e). La Chine figure quant à elle dans le top 10 des pays qui ont le plus progressé pour la deuxième année consécutive.

Europe et Asie centrale : Les économies de la région ont encore accéléré une dynamique de réforme déjà soutenue, avec l’adoption de 56 réformes destinées à améliorer le climat des affaires et en s’imposant en chef de file mondial sur le front des réformes relatives au paiement des impôts et à l’exécution des contrats. Parmi les 20 économies figurant en tête du classement sur la facilité de faire des affaires, deux sont situées dans la région Europe et Asie centrale : la Géorgie (7e) et la Macédoine du Nord (17e). Le Tadjikistan figure dans le top 10 des économies ayant le plus progressé cette année, et l’Azerbaïdjan, le Kirghizistan, le Kosovo et l’Ouzbékistan dans le top 20.

Amérique latine et Caraïbes : Alors que les économies des Caraïbes ont globalement pris, avec 19 réformes, un nombre record de mesures destinées à faciliter l’activité de leurs entreprises nationales, elles doivent consentir plus d’efforts pour se rapprocher des meilleures pratiques mondiales. Porto Rico et la Jamaïque sont les deux économies les mieux classées à l’échelle mondiale, au 65e et 71e rang respectivement. L’Amérique latine continue d’afficher des performances insuffisantes par rapport aux autres régions du monde, mais enregistre cependant quelques avancées notables. La Colombie a mis en œuvre 37 réformes au total depuis 2005 et continue d’être le pays le plus réformateur de la région. Le Mexique, qui reste l’économie la mieux classée (au 60e rang), n’a pas introduit d’amélioration majeure de l’environnement des affaires pour la seconde année d’affilée.

Moyen-Orient et Afrique du Nord : Les réformes dans les pays du Golfe connaissent une progression constante, liée en partie à la nécessité d’entreprendre une diversification économique urgente. Avec 57 réformes permettant de faciliter l’activité de leurs entreprises, contre 43 durant l’année précédente, les économies de la région ont globalement atteint un nombre record de réformes cette année. La région compte cette année quatre des dix pays les plus réformateurs au monde : l’Arabie saoudite, la Jordanie, Bahreïn et le Koweït, qui totalisent presque la moitié des réformes engagées au Moyen-Orient et en Afrique du Nord. L’Arabie saoudite, en particulier, a créé un guichet unique pour les formalités d’enregistrement des sociétés, introduit des législations sur les transactions sécurisées et sur l’insolvabilité, renforcé la protection des investisseurs minoritaires et pris des mesures pour favoriser l’autonomie économique des femmes. Les Émirats arabes unis restent quant à eux les plus performants de la région dans son ensemble, se classant au 16e rang mondial sur 190 pour la facilité à faire des affaires.

Asie du Sud : L’élan des réformes s’est maintenu dans nombre de pays de la région, et notamment en Inde et au Pakistan, deux pays qui ont confirmé leurs positions parmi les dix économies du monde ayant le plus progressé et qui sont parvenus à améliorer leur note globale pour la facilité de faire des affaires. Les économies d’Asie du Sud ont entrepris au total 17 réformes pour améliorer le cadre d’activité de leurs entreprises nationales. Grâce aux quatre réformes engagées cette année, l’Inde occupe le 63e rang du classement Doing Business et reste l’économie de la région la mieux classée à l’échelle mondiale. Fait notable au Pakistan, le délai pour obtenir un raccordement au réseau électrique a été réduit de 49 jours.

Afrique subsaharienne : Les économies d’Afrique subsaharienne continuent d’améliorer leur environnement des affaires, mais le rythme des réformes ralentit, accentuant le retard de la région par rapport à d’autres parties du monde sur le plan de l’impact et de la mise en œuvre des réformes. L’ensemble des économies de la région ont adopté 73 réformes au total, contre un résultat record de 108 l’année précédente, et le nombre de pays ayant mis en œuvre au moins une réforme est tombé de 40 à 31. Alors que les efforts de réforme se sont poursuivis dans de nombreux pays, il reste encore beaucoup à faire pour améliorer les résultats et garantir l’impact des évolutions réglementaires. Seuls deux pays d’Afrique subsaharienne se classent parmi les 50 premières économies du classement Doing Business, tandis que la plupart des 20 pays figurant dans les derniers rangs se trouvent dans cette région.

Facebook : https://www.facebook.com/DoingBusiness.org/

Twitter : @wb_research

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CGECI Academy 2019 : 8ème Forum économique annuel du secteur privé ivoirien

_DSC4582CGECI Academy, c’est un forum économique destiné à de véritables partages d’expériences en matière d’amélioration du climat des affaires. Une réponse globale a été donnée tous les sujets qui ont fait l’objet des 27 panels. Cette réponse ne peut résider que dans la qualité du partenariat et des cadres de dialogue qui réunissent l’Etat et le secteur privé. Cette édition de CGECI Academy a été rehaussée par la présence du Président de la République du Rwanda, SEM Paul Kagamé, dont la vision et le leadership, source des performances exceptionnelles de son pays, continue d’être un modèle pour l’ensemble du continent.

_DSC0475Les acteurs (gouvernements, entreprises et organisations de la société civile) devront capitaliser les recommandations des travaux de CGECI Academy par des actions concrètes, en vue de faire du climat des affaires en Côte d’Ivoire, l’un des plus compétitifs au monde.

Pour le président du Patronat, Jean Marie Acka, le secteur privé ivoirien reste entièrement disponible pour travailler avec son gouvernement, à la réalisation de tous les objectifs fixés au cours de ce 8 èmeForum Economique Annuel du secteur privé.

IMG_0502Le Président Paul KAGAME, a adressé des messages forts à la jeunesse ivoirienne. Cela va contribuer, à coup sûr, d’une part au renforcement de relations économiques, mutuellement bénéfiques pour les secteurs privés de Cote d’Ivoire et du Rwanda, et d’autre part à l’approfondissement des relations qui existent entre les deux pays. 

C’est le secteur privé qui crée la richesse et reste le moteur de la croissance économique. L’Afrique subsaharienne compte quatre (04) économies performantes: Cote d’Ivoire, Rwanda, Togo et Kenya.

Patrice Kouakou

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Performances économiques/Cote d’Ivoire : Un secteur privé dynamique et compétitif

_DSC0464.JPGLa Cote d’Ivoire est classée dans le peloton des 7 pays avec la plus forte croissance économique au monde, et parmi ceux où le climat des affaires s’est le plus fortement amélioré, passant de la 177 ième  place à la 122 ième  entre 2013 et 2019, soit une progression de 55 places selon le classement Doing Business 2019 de la Banque mondiale.

Ces résultats n’auraient pu être obtenus sans le secteur privé. La Cote d’Ivoire a un secteur privé dynamique, moteur indiscuté d’une économie moderne, compétitive et ouverte. C’est l’ensemble du secteur privé qui génère la richesse nationale.

8K2A2584Le Secrétaire Général de la Présidence, Patrick Achi a indiqué que pour atteindre ces performances économiques, l’Etat a pris plusieurs mesures phares pour promouvoir l’environnement des affaires. Il s’agit notamment de :

  • L’association du secteur privé à l’élaboration des deux plans nationaux de développement 2012-2015 et 2016- 2020 ;
  • L’instauration d’un dialogue fructueux avec l’Etat, par la création d’un comité de concertation Secteur public- Secteur privé ;
  • La création d’une Autorité Nationale de Régulation des Marchés Publics (ANRMP) ;
  • La création du Tribunal de Commerce puis de la Cour d’appel du Tribunal de Commerce
  • La révision du Code des investissements et des Codes sectoriels ;
  • L’apurement de la dette intérieure ;
  • La création d’un Conseil National de Politique Economique (CNPE) ancré au sein même de la Présidence de la République, auquel est étroitement associé le secteur privé et qui est chargé des questions de stratégies de développement;
  • Le lancement d’un ambitieux programme de champions nationaux ;
  • Et, enfin, la création récente d’un Ministère exclusivement dédié à la promotion de l’investissement privé.

« En effet,  pour parvenir à notre ambition d’une prospérité accrue et partagée à l’instar des pays qui ont réussi leur transformation, il nous faudra maintenir une  croissance soutenue de plus de 8% pendant au moins deux décennies, et pour cela, il nous reste encore à relever des défis majeurs. Il nous faudra, en effet, maintenir la paix et la sécurité, renforcer notre gouvernance et l’efficacité administrative, améliorer notre capital humain pour tirer tout le potentiel de notre dividende démographique, et par-dessus tout, relever la compétitivité de notre économie afin de soutenir le secteur privé et générer une croissance inclusive et durable sur une longue période » a-t-il ajouté.

L’émergence de la Cote d’Ivoire passe par un secteur privé Compétitif et Transformateur de ses Ressources.

Patrice Kouakou

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