Afrique du Sud: le fruit du baobab, au bonheur des dames

Mutale (Afrique du Sud) (AFP) – Longtemps, Annah Muvhali a vécu sous les baobabs en ne profitant guère que de leur ombre. Cette Sud-Africaine s’est aujourd’hui lancée avec succès dans la vente de leurs fruits, un « super-aliment » très prisé dans les pays riches.

En cette fin d’hiver austral, cette grand-mère de 54 ans s’est levée à 3 heures du matin pour récolter les bogues tombées de ces arbres légendaires, qui donnent un air de carte postale à son village de Muswodi Dipeni, dans le nord-est de l’Afrique du Sud.

« Dans ma famille on utilisait le fruit du baobab pour en faire une espèce de yaourt aussi délicieux que nourrissant », dit-elle. « Et je m’en sers également pour mes petits-enfants, lorsqu’ils ont mal à l’estomac ».

Mais les fruits qu’elle ramasse au pied des « arbres pharmaciens », ainsi que les appellent les Africains, sont désormais aussi réduits en poudre ou en huile qui s’arrachent dans le monde entier. On en ajoute par pincées entières dans les smoothies ou dans les sauces à cause de sa haute teneur en antioxydants, en fibres, en vitamines ou en minéraux. On s’en enduit aussi le corps pour soigner des maladies de peau comme l’eczéma.

« Avant, je ne savais pas que le baobab pouvait avoir une quelconque valeur », commente Annah Muvhali.

Après la baie de goji, le pamplemousse ou le cantaloup, le fruit du baobab a accédé, aux yeux de nombreux diététiciens, au rang très prisé de « super-aliment ».

– « Pain de singe » –

« C’est une excellente combinaison de vitamine C naturelle, d’antioxydants, de protéines et de substances curatives, ce qui en fait un incroyable « super fruit » », s’enthousiasme le nutritionniste Jean-François Sobiecki, de l’université de Johannesburg.

Aujourd’hui, le « pain de singe » – ainsi appelé parce que son goût acidulé plaît tant aux humains qu’aux primates – parfume sodas, barres énergétiques, glaces et même gin.

Les exportations annuelles de poudre sont passées de 50 tonnes en 2013 à 450 tonnes en 2017, selon l’African Baobab Alliance, qui réunit producteurs et vendeurs du continent.

« Rien qu’en 2018, nous avons plus que doublé nos importations annuelles de poudre de fruit de baobab aux Etats-Unis », proclame son plus grand distributeur sur la planète, l’entreprise américaine Baobab Foods.

L’engouement est identique en Europe ou au Canada.

Comme Annah Muvhali, les femmes de Muswodi Dipeni et de la région de Mutale ont commencé dès 2006 à récolter des fruits d' »arbres magiques » pour les vendre. Grâce au succès grandissant de ce produit sur les marchés, un millier d’entre elles en ont fait aujourd’hui leur principale source de revenus.

« L’argent que j’ai gagné depuis le début du projet m’a beaucoup aidée. Avant, j’étais très pauvre », se souvient Annah Muvhali en posant fièrement devant la maison qu’elle a fait construire, grâce à ses revenus, pour ses enfants et petits-enfants.

– Revenu durable –

Engagée depuis une bonne dizaine d’années dans le commerce des fruits du baobab, Sarah Venter ne se contente pas de racheter les fruits ramassés par les glaneuses du village: pour leur assurer un revenu durable, elle en a fait des « gardiennes de baobab ».

« Elles prennent soin des arbres et je les paie pour ça », explique la directrice de l’entreprise Ecoproducts, par ailleurs chercheuse à l’université du Witwatersrand à Johannesburg.

« Dès que l’arbre grandit d’un centimètre, elles perçoivent un peu d’argent et sont payées ainsi jusqu’à ce que l’arbre atteigne 3 m de hauteur, ce qui garantit qu’il vivra ensuite pendant un millier d’années », poursuit Mme Venter.

La moisson du baobab requiert une patience de bénédictin: il faut parfois attendre deux cents ans avant qu’il ne produise ses premiers fruits; un arrosage régulier peut toutefois réduire cette période de gestation à trente ans.

« J’ai planté mon premier arbuste il y a deux ans et j’en prends bien soin », s’enorgueillit sa « gardienne », Elisa Phaswana, 59 ans.

« J’ai choisi la meilleure place dans mon jardin pour le planter et je l’arrose tous les jours. Sarah (Venter) le mesure régulièrement et je gagne 320 rands (18 euros) par centimètre gagné », explique-t-elle.

« C’est un système dont tout le monde profite », estime Mme Venter. « Si la demande excède un jour l’offre, les prix monteront et le salaire des producteurs ruraux augmentera aussi. »

Des scientifiques se sont récemment inquiétés de l’avenir des baobabs, dénonçant la disparition « spectaculaire » des plus vieux spécimens en Afrique, peut-être à cause du dérèglement climatique.

Elisa Phaswana, elle, s’applique pour que pousse son baobab d’un mètre de haut.

« Ce programme protège l’environnement et nous aide, car il n’y a presque pas de travail pour nous et nos enfants au village », dit cette « gardienne ».

« Quand mon arbre sera grand, il me donnera de l’ombre et de quoi vivre. »

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Afrique : Les États-Unis, « partenaire idéal » de l’Afrique pour favoriser les institutions démocratiques et la croissance économique

Editorial de Tibor Nagy, Secrétaire d’État Adjoint aux Affaires Africaines

Après avoir eu l’honneur de servir mon pays pendant plus de 30 ans en tant que diplomate – dont 22 années passées dans huit pays africains différents –j’ai pour la première fois cette semaine l’opportunité de m’adresser à l’Assemblée générale des Nations unies pour souligner les intérêts qu’ont les États-Unis en Afrique et leur engagement envers ce continent.

 Au cours de dizaines de réunions et de conversations à New York, je mettrai en évidence l’importance de poursuivre un solide partenariat entre États-Unis et Afrique, en donnant la priorité aux objectifs suivants :

·         Favoriser des échanges et liens commerciaux plus forts entre les États-Unis et l’Afrique en établissant une concurrence équitable entre les différents marchés africains ;

·         Exploiter le potentiel de l’explosion démographique de la jeunesse africaine en tant que source d’ingéniosité et de prospérité économique, afin de prendre le contrepied de l’extrémisme violent et du désespoir ;

·         Faire progresser la paix et la sécurité grâce à des partenariats solides avec les États africains, via des mécanismes bilatéraux et régionaux ; et

·         Avant tout, souligner une fois de plus que les États-Unis sont indéfectiblement engagés envers l’Afrique. 

 Loin de s’exclure mutuellement, ces priorités se renforcent les unes les autres. Notre échec ou notre succès dépend d’une approche pangouvernementale dans notre collaboration avec les partenaires internationaux, la société civile et l’importante diaspora vivant aux États-Unis, pour un avenir menant à la paix, à la stabilité et à la prospérité – aujourd’hui et pour les générations africaines à venir.

 Mon expérience, aussi bien dans la diplomatie que dans le monde universitaire, m’a convaincu que l’Afrique est réellement à une croisée des chemins et que la direction qu’elle prendra ces prochaines années aura un impact majeur – positif ou non –, non seulement sur le continent, mais dans le monde entier. Tous ceux qui suivent les tendances en Afrique savent qu’un grand bouleversement démographique va se produire d’ici 2050, lorsque la population du continent aura doublé pour dépasser 2 milliards et que la proportion d’Africains de moins de 25 ans dépassera 75 %.

 Ces millions de jeunes Africains auront des attentes élevées en matière d’emploi et de qualité de vie – les mêmes que celles des jeunes gens partout dans le monde. Avec la prolifération des réseaux sociaux, la jeunesse africaine dispose d’un point d’observation limpide sur les innombrables possibilités que le monde peut offrir, mais surtout elle peut comparer ses propres conditions avec celles des autres de sa génération, partout ailleurs sur la planète.

 Les dirigeants africains commencent à comprendre que le défi le plus important de tous est de créer des emplois intéressants et durables pour cette jeunesse. J’ai l’intention de faire tout ce que je peux pour aider, puisque les États-Unis sont le partenaire idéal pour soutenir les Africains dans la construction et la consolidation des institutions démocratiques, ainsi que du type d’environnement d’affaires qui attirent les investisseurs, permettant davantage de croissance économique.

 Le fait est qu’une Afrique plus prospère et plus démocratique offre d’énormes opportunités commerciales aux États-Unis.  Alors que les économies des différents pays du monde sont de plus en plus imbriquées et que l’Afrique représente une part plus importante du commerce mondial, je suis fermement convaincu que les entreprises américaines peuvent et doivent tisser des liens plus profonds avec ce continent, ce qui d’ailleurs pourrait impliquer que nos valeurs et notre façon de faire des affaires deviennent la norme en Afrique.

 Les sociétés américaines mettent l’accent sur l’état de droit, la transparence, les recours pour les investisseurs et la concurrence équitable. Nos entreprises donnent aussi la priorité à la formation et au fait d’employer les Africains pour les postes qu’ils devraient occuper dans leurs pays. Ce modèle de fonctionnement est le secret qui se cache derrière notre culture entrepreneuriale et notre économie florissante.

 Alors que nous sommes tournés vers l’avenir de l’Afrique, essayant de transformer l’explosion de la jeunesse en un atout pour le continent plutôt qu’un frein, il est important de garder à l’esprit plusieurs facteurs cruciaux :

·         L’augmentation du nombre de jeunes exige une hausse exponentielle de celui des emplois ; 

·         La création d’emplois nécessite des économies en croissance, stimulées en partie par une augmentation de l’investissement direct étranger ;

·         Les entreprises étrangères ne voudront pas investir s’il n’y a pas de climat favorable à l’investissement, de concurrence équitable et de main-d’œuvre instruite ; et

·         Enfin, les États africains qui sont les plus ouverts aux partenariats avec le secteur privé, notamment avec les entreprises américaines, engrangeront les bénéfices des transferts de connaissance et du développement de compétences au sein de leur jeunesse.

 Ma carrière m’a montré l’énorme potentiel et l’abondance des opportunités qui existent pour l’avenir de l’Afrique. En tant que secrétaire d’État adjoint aux Affaires africaines, je serai guidé par une conviction globale : nous devons regarder l’Afrique à travers le pare-brise et non pas dans le rétroviseur.

 J’appelle également les entrepreneurs américains à relever ce défi, et pour ceux qui ont peu ou pas d’expérience du continent, à saisir les immenses opportunités qu’offre l’Afrique. Je suis profondément touché que le président Trump et le secrétaire d’État Pompeo me fassent l’honneur de me placer à la tête du bureau des Affaires africaines, où je pourrai contribuer à orienter notre engagement envers l’Afrique, en cette période si cruciale de l’histoire du continent.

 

L’ambassadeur Nagy est le secrétaire d’État adjoint aux Affaires africaines du gouvernement des États-Unis. Diplomate retraité, il a passé 32 ans au service de l’État, notamment comme ambassadeur des Etats-Unis en Éthiopie (1999-2002) et en Guinée (1996-1999), après avoir été chef de mission adjoint au Nigeria (1993-1995), au Cameroun (1990-1993) et au Togo (19871990). Détenteur d’une licence de la Texas Tech University, il a obtenu son diplôme en sciences de l’administration à la George Washington University.

Ambassade des Etats-Unis d’Amérique en  Côte d’Ivoire

 

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Afrique: Le gouvernement de Madagascar annonce l’ouverture de son appel d’offres lors d’Africa Oil Week

logo AOW Africa Oil Week

Cet appel d’offres continue de souligner l’importance d’Africa Oil Week au niveau du secteur et le fait que le Sommet permette d’engager de nouvelles opportunités commerciales pour les compagnies d’exploration en Afrique

LONDRES, Royaume-Uni, 24 septembre 2018/ — OMNIS, en partenariat avec Africa Oil Week (www.Africa-OilWeek.com), TGS et BGP, a annoncé qu’une série d’octrois de licences à Madagascar sera lancée au cours d’Africa Oil Week du 5 au 9 novembre 2018.

Cet appel d’offres continue de souligner l’importance d’Africa Oil Week au niveau du secteur et le fait que le Sommet permette d’engager de nouvelles opportunités commerciales pour les compagnies d’exploration en Afrique. Paul Sinclair, Directeur de Conférence ajoute : « L’appel d’offre de Madagascar apporte un niveau d’engouement jamais expérimenté auparavant lors d’Africa Oil Week. En plus des 15 ministres confirmés qui guideront leur délégation à l’événement, nous avons désormais un partenariat avec le gouvernement de Madagascar, TGS et BGP permettant d’accueillir ce qui est clairement l’un des appels d’offres les plus exaltants du continent depuis celui de la Côte d’Ivoire en 2017. »

L’exploration à Madagascar a commencé au début du 20e siècle par la découverte de bassins sédimentaires riches en pétrole dans l’ouest du pays bien que cette région frontalière reste relativement sous-exploitée. L’Île partage une frontière maritime avec le Mozambique, région pétrolière où de larges quantités de gaz naturel furent découvertes. Les études élaborées en partenariat avec TGS et BGP ont conduit à l’élaboration de données inédites suggérant un potentiel significatif pour de nouvelles découvertes terrestres et maritimes.

« Notre but étant d’intensifier les activités d’exploration maritimes, nous sommes ravis d’annoncer que OMNIS invitera les investissements des partis intéressés lors de cet appel d’offres qui débute en novembre 2018. Nous travaillons en collaboration avec TGS et BGP pour créer un environnement attractif pour l’exploration offshore et nous sommes confiants que cela marquera le renouvellement des investissements pour le secteur pétrolier en amont à Madagascar. » commente Voahangy Nirina Radarson, Manager Général d’OMNIS.

L’appel d’offres de Madagascar confirme qu’Africa Oil Week 2018 est, une fois encore, l’événement le plus exaltant à ce jour. Aux côtés de la démonstration de la République d’Ouganda et l’appel d’offres de la République du Congo, Africa Oil Week 2018 est bien parti pour être la plus grande plate-forme de nouvelles entreprises dans le secteur pétrolier et gazier africain.

Distribué par APO Group pour Africa Oil Week.

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Pour plus d’informations sur Africa Oil Week 2018, merci de contacter :

Paul Sinclair,

Directeur de Conférence,

Africa Oil Week

Contact Media
Stephen Ballard
BCM Public Relations Ltd
E-mail: s.ballard@bcmpublicrelations.com
Tel: + 44 (0) 203 4095090

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Afrique : Initiative d’adaptation pour l’Afrique : Une réponse au plus grand défi de l’Afrique

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Ce sera l’occasion d’examiner les mesures les plus efficaces pour aider à combler l’écart d’adaptation en Afrique, que les experts estiment entre 7 et 15 milliards de dollars par an d’ici 2020, et qui augmentera par la suite

LIBREVILLE, Gabon, 19 septembre 2018/ — La première table ronde des partenaires de l’Initiative d’Adaptation pour l’Afrique (AAI) (http://AfricaAdaptationInitiative.org/rt/) aura lieu le lundi 24 septembre 2018, de 10h30 à 11h30 à New-York dans la salle de conférence 5 du Secrétariat de l’ONU, en marge de la 73ème Assemblée générale des Nations Unies (AGNU).

Elle est co-organisée par le gouvernement gabonais, au nom du Comité des Chefs d’État et de Gouvernement Africains sur les Changements Climatiques (CAHOSCC) et le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD).

Plus de 40 dirigeants dont Mme Patricia ESPINOSA, Secrétaire exécutive de la Convention Cadre  des Nations Unies sur les Changements Climatiques (CCNUCC), M. Eric SOLHEIM, Administrateur du PNUE, Josefa Leonel Correia SACKO, Commissaire de l’Union Africaine, Pierre GUISLAIN, Vice-président de la Banque Africaine de Développement, pays et organisations, ont confirmé leur participation à cette importante réunion.

Ce sera l’occasion d’examiner les mesures les plus efficaces pour aider à combler l’écart d’adaptation en Afrique, que les experts estiment entre 7 et 15 milliards de dollars par an d’ici 2020, et qui augmentera par la suite.

Bien que tous les pays africains investissent d’importantes ressources nationales dans leur propre réponse aux changements climatiques, par le biais de leurs contributions déterminées au niveau national, il existe encore un écart important qui nécessite un soutien international en termes de financement, de développement, de transfert de technologies et de renforcement des capacités.

Chaque jour, les pays africains doivent faire face aux impacts négatifs du changement climatique sur l’agriculture, l’eau, l’accès aux ressources naturelles et des millions de personnes luttent pour s’adapter aux effets néfastes de l’érosion côtière, des inondations, de la désertification et de la dévastation causée par des phénomènes météorologiques extrêmes. Ces multiples conséquences du changement climatique font de l’adaptation la priorité de l’Afrique.

En tant que Coordonnateur en exercice du CAHOSCC et champion de l’IAA, le Président du Gabon, S.E. Ali BONGO ONDIMBA, a réaffirmé son engagement à accélérer les mesures d’adaptation au changement climatique en Afrique, travaillant avec le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) en vue de mobiliser 5 millions de dollars à travers cette table ronde pour appuyer le programme de travail triennal de l’IAA.

« L’Afrique avec ses moyens déploie sans hésiter toute son énergie pour combattre le cancer du développement moderne qu’est le changement climatique. Cela doit donc conduire nos partenaires à mobiliser sans relâche leurs efforts, conformément aux engagements continuellement répétés mais encore insuffisamment implémentés. J’invite donc tous nos partenaires à rejoindre le train de la transformation pour relancer le momentum de Paris et transformer nos mots en actes. Car comme je le dis depuis Paris, le coût de l’Inaction sera plus important et plus lourd que celui de l’Action ».

a déclaré S.E.M. ALI BONGO ONDIMBA, Président de la République Gabonaise, Coordonnateur du Comité des Chefs d’Etat et de Gouvernement Africains sur les Changements Climatiques.

Distribué par APO Group pour Africa Adaptation Initiative.

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Pour plus d’information veuillez contacter:
• Mme Kulthoum MOTSUMI, coordinatrice AAI, Kulthoum.Omari@Gmail.com, +241 07 939130
• M. Stanislas Stephen MOUBA, Conseil national du climat du Gabon, Moubastanislas@Gmail.com, +241 04 977204

Toutes les informations disponibles: www.AfricaAdaptationInitiative.org
Twitter: @AfricaAAI

SOURCE
Africa Adaptation Initiative

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Afrique : Condition féminine : « Le statu quo ne peut plus durer », déclare Akinwumi Adesina à la conférence de FinDev Canada à Montréal

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Lancé six mois plus tôt, FinDev a pour mandat de soutenir la croissance et la durabilité des entreprises sur les marchés en développement

MONTREAL, Canada, 18 septembre 2018/ — « Aucun pays ne peut véritablement aller de l’avant au XXIe siècle s’il laisse de côté la moitié de ses talents », a lancé le président de la Banque africaine de développement (www.AfDB.org), Akinwumi Adesina, le 17 septembre 2018, lors du lancement de la conférence FinDev Canada, réaffirmant ainsi le soutien de la Banque en faveur des femmes.

FinDev Canada, l’Institut de développement du Canada, est une filiale d’Exportation et développement Canada (EDC), l’agence de crédit à l’exportation du pays. Lancé six mois plus tôt, FinDev a pour mandat de soutenir la croissance et la durabilité des entreprises sur les marchés en développement.

« Avec ses universités, ses organisations internationales et sa population multiculturelle, Montréal est le lieu idéal pour accueillir FinDev Canada, a déclaré Mme Marie-Claude Bibeau, la ministre canadienne du Développement international. Je suis convaincue qu’il jouera, depuis son siège à Montréal, un rôle crucial dans la promotion du programme international de développement de notre pays, en proposant le bon dosage de capitaux publics et privés et en nouant des partenariats avec des entreprises dans les pays en développement, notamment celles qui sont gérées par les femmes et les jeunes. »

M. Adesina a prononcé son discours d’ouverture lors de la séance inaugurale de la conférence.

« Nous tous, dans cette salle, comprenons d’instinct la nécessité d’aider les femmes. Beaucoup d’entre nous viennent – et y ont de la famille – de lieux où le travail des femmes est absolument essentiel pour garder la communauté soudée. Et pourtant, trop souvent, leur travail n’est pas pleinement reconnu. Et trop souvent, les femmes se voient refuser leur juste part de salaire pour un travail égal », a-t-il déclaré.

Le problème ne concerne pas seulement l’Afrique ou même l’Amérique du Nord, selon lui. « Dans toutes les sociétés, ce problème constitue un gaspillage insensé de ressources. »

Briser le statu quo 

Le président de la Banque africaine de développement a appelé à en finir avec le statu quo sur les questions de genre, alors que les femmes et les jeunes s’avèrent les forces vives d’innombrables petites entreprises. « Le statu quo ne peut plus durer, a-t-il lancé. Nous savons qu’investir dans les femmes peut générer un véritable effet catalyseur dans les communautés. Les femmes réinvestissent jusqu’à 90 % des revenus de leur travail dans leur famille et dans leur communauté. Cet argent sert à nourrir et à éduquer les enfants, et à payer les visites du médecin. »

M. Adesina a exhorté les partenaires à œuvrer de manière stratégique, novatrice et concertée, afin de combler le déficit de financement entre les hommes et les femmes, estimé à 42 milliards de dollars américains. « Si les limitations sociales et les systèmes de croyances annihilent souvent les rêves des femmes, c’est souvent au guichet des banques que leurs rêves s’effondrent. Pour de nombreuses femmes entrepreneurs dépourvues de garanties et privées de tout accès aux terres ou à d’autres ressources financières, la banque signifie la fin du parcours », a-t-il déploré.

Visite de travail pour renforcer les liens bilatéraux avec le Canada

Montréal est la première étape de la visite de travail de quatre jours qu’effectue le président Adesina au Canada. Le président de la Banque dirige une délégation de concert avec David Stevenson, administrateur de la Banque représentant le Canada, la Chine, la République de Corée, la Turquie et le Koweït. Stella Kilonzo, la directrice principale du Forum de l’investissement en Afrique, Vanessa Moungar, la directrice chargée du Genre, des femmes et de la société civile, Timothy Turner, responsable de la gestion des risques au sein du Groupe, et Victor Oladokun, directeur de la Communication composent le reste de la délégation.

Avant son allocution d’ouverture à FinDev, le président Adesina a rencontré, lors d’un entretien bilatéral, Paul Lamontagne, le directeur général de FinDev Canada. Plus tard dans la même journée, à Ottawa, le ministre canadien des Finances Bill Morneau et les membres de la délégation de la Banque se rencontraient pour échanger sur plusieurs sujets, notamment sur la croissance inclusive et le leadership du Canada en matière de mécanismes de financement novateurs pour le développement. La délégation est invitée à un dîner offert par la ministre Bibeau, au cours duquel le genre, le changement climatique et l’énergie seront au cœur des discussions.

Le président Adesina est attendu à Toronto mercredi et à Calgary jeudi, pour les troisième et dernière étapes de sa visite de travail au Canada.

Le Canada a adhéré à la Banque africaine de développement en décembre 1982 et a contribué à toutes les augmentations générales de capital de la Banque. Il est le quatrième plus important contributeur parmi les membres non régionaux du Groupe. Au 31 décembre 2016, le pays avait souscrit plus de 3 milliards de dollars au capital de la Banque.

Distribué par APO Group pour African Development Bank Group (AfDB).

 

Contact de presse :

Chawki Chahed

Chargé de communication en chef

Tél. : +225 20 26 27 02

Mob. : +225 75 75 31 20

Pour plus d’informations : 

À propos du Groupe de la Banque africaine de développement :

Le Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) (www.AfDB.org) est la première institution de financement du développement en Afrique. Elle comprend trois entités distinctes : la Banque africaine de développement (BAD), le Fonds africain de développement (FAD) et le Fonds spécial du Nigeria (FSN). Présente sur le terrain dans 37 pays africains et dotée d’un bureau extérieur au Japon, la BAD contribue au développement économique et au progrès social de ses 54 États membres régionaux.

SOURCE
African Development Bank Group (AfDB)

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Éducation: L’Ambassade des Etats-Unis soutient le développement des compétences professionnelles des jeunes filles à travers un « bootcamp » de codage

photo des participantesDans le cadre de la promotion de l’accès des filles à l’éducation et aux opportunités économiques, l’Ambassade des Etats-Unis d’Amérique en Côte d’Ivoire, en partenariat avec le Ministère de l’Education Nationale de l’Enseignement Technique et de la Formation Professionnelle, l’Université Internationale de Grand-Bassam, et la société multinationale américaine de technologie informatique Oracle, ont organisé un « coding bootcamp » dénommé ‘Bright Girls, Bright Futures. ‘

Cette activité éducative, qui vise la promotion du codage informatique, s’est tenu du 27 au 31 août 2018 à l’Université Internationale de Grand-Bassam. 50 jeunes filles issues de 11 établissements ont pris part à des sessions pratiques de programmation avec le langage Java et les applications Alice et Greenfoot.

Pendant la cérémonie d’ouverture, les orateurs de l’Ambassade des Etats-Unis d’Amérique et de l’industrie privée ont souligné l’importance de cette activité pour le développement économique inclusif de Côte d’Ivoire. « L’avenir d’un pays ne peut se construire sans le développement des compétences des femmes et des jeunes filles, » a déclaré le Conseiller de presse et des Affaires Publiques, Monsieur Daniel Langenkamp. Selon Madame Annick Sakoh, Directrice de Oracle Afrique de l’Ouest, « Ce camp a permis aux filles d’acquérir des compétences pour concevoir des applications qui seront utiles pour le développement économique et social de notre pays. » 

Bright Girls, Bright Futures’ a pour objectif principal d’offrir aux jeunes filles des choix professionnels afin de susciter en elles un engouement pour les carrières scientifiques et technologiques. 

Cette année, l’Ambassade des Etats-Unis a élargi le programme de mentorat qu’elle a commencé l’année passée en invitant cinquante femmes professionnelles formées dans le domaine de leadership. Elles ont travaillé avec les jeunes filles afin de les motiver à choisir, persévérer et réussir dans leurs études, et poursuivre des carrières liées à la science, la technologie, l’ingénierie et les mathématiques.

Ambassade des Etats Unis d’Amérique – Côte d’Ivoire

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Changements Climatiques & Agriculture : Mise en place d’un réseau d’experts des médias en Côte d’Ivoire

Presentation RIMEFACC à la presseConvaincus de la place et du rôle des médias dans la vulgarisation de l’agriculture, des forets et des questions de changements climatiques, des experts des médias ivoiriens ont décidé  de conjuguer des efforts, à travers la création d’un Réseau le 07 aout dernier à Abidjan Riviera Palmeraie, pour militer ensemble en vue de l’émergence d’une culture agricole et environnementale au service du développement.

C’est le Réseau ivoirien des Experts des Medias pour les Forêts, l’Agriculture et les Changements Climatiques, en abrégé RIMEFACC.

Le RIMEFACC a été présenté à la presse nationale le samedi 25 aout 2018 à Abidjan Cocody.

Ces experts des médias sont conscients de l’engagement de l’Accord de Paris de limiter le réchauffement de la planète en-dessous des 2 degrés Celsius, et si possible de tendre vers 1,5 degré Celsius ; et de la place que l’agriculture occupe dans le développement durable de nos communautés. Le succès de la République de Côte d’Ivoire repose sur l’agriculture.

Ils sont convaincus qu’une prise de conscience permettra aux décideurs et aux ivoiriens de considérer les Accords de Maputo en augmentant le budget de l’agriculture et de faire de l’agriculture un moteur de développement.

Korhogo16Les objectifs du RIMEFACC sont entre autres, Mutualiser les intelligences et la dédicace des supports pilotés par les membres aux actions liées à la Forêt, l’Agriculture et au changement climatique ; Accompagner les acteurs dans la gestion efficiente de nos ressources naturelles, mix énergétique, économies circulaires dans nos Régions africaines ; Promouvoir les actions liées à la recherche, l’éducation, la sensibilisation et la vulgarisation par rapport au changement climatique, la coopération, régionale et internationale axées sur le changement climatique ; Contribuer à l’amélioration du cadre législatif et de la gouvernance du changement climatique dans les pays africains et l’intégration des impératifs changements climatiques dans les politiques et budgétisations nationales ; Appuyer à la défense des droits des populations et communautés sur les questions liées à la forêt, l’Agriculture et les Changements climatiques, et Appuyer (éditorial tacite) des initiatives liées à la sauvegarde des Forêts, de l’Agriculture et du Changement Climatique.

Korhogo17Le bureau exécutif du RIMEFACC est présidé par Marius Aka (In’Prouv Africa), assisté de trois vice-présidents Patrice Kouakou (Spore Magazine & Katchenoo Media), Eric Eros (Radio Cnews) et Abou Sylla (Radio Cote d’Ivoire) respectivement chargés de l’Agriculture, des Changements climatiques et des Forets.

Le secrétariat général du réseau est géré par Gnadja Patrice, journaliste à AfriqueMatin. Les relations extérieures sont l’affaire de Jacques Borget, journaliste à Terre Ivoire.

Les responsables de ce réseau ont, par ailleurs, mis l’accent sur le caractère indispensable de l’exploitation des résultats de recherche au profit du développement économique, social, et culturel de la Cote d’Ivoire.

Ces experts des médias sont également convaincus de l’urgence de favoriser une collaboration  entre tous les communicateurs spécialisés de l’Agriculture, des Forets et des Changements Climatiques afin d’instaurer une interface d’échanges et d’expériences entre eux et les autres acteurs du développement.

Copie (2) de IMG0368APour eux, l’information est une manne importante pour le développement durable. C’est pourquoi ils ont mis en place ce réseau à but non lucratif et décident le meilleur pour atteindre les objectifs escomptés. La cérémonie d’investiture du Bureau exécutif national du RIMEFACC est prévue pour les semaines à venir.

Patrice Kouakou

 

 

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