Allocution de M. Akinwumi A. Adesina, président de la Banque africaine de développement, à l’occasion du déjeuner du nouvel an 2018 en l’honneur des membres du corps diplomatique – Abidjan, Côte d’Ivoire – 6 février 2018

BAD Ambassadors Luncheon Group PhotoJe vous remercie de l’honneur que vous nous faites de prendre part à ce déjeuner annuel. C’est pour moi un grand privilège de vous souhaiter la bienvenue au nom du Conseil d’administration, de la direction et du personnel du Groupe de la Banque africaine de développement.

Cette tradition nous donne l’occasion de partager, avec vous, l’analyse de la Banque concernant la performance des économies africaines, de vous informer de nos activités récentes et d’avoir un échange de vues avec vous sur les questions émergentes pouvant influer sur les perspectives de la Banque et du continent.

Permettez-moi de dire, tout d’abord, que les économies africaines, dans l’ensemble, sont restées résilientes, en dépit de conditions économiques mondiales défavorables, et de chocs climatiques et régionaux.

La croissance du PIB réel était estimée à 3,6 % en 2017, contre 2,2 % en 2016. Il convient toutefois de noter que 18 pays africains ont affiché une croissance supérieure à 5 % en 2017, et 37 pays une croissance supérieure à 3 %. Les perspectives de croissance pour les années à venir sont, en réalité, beaucoup plus prometteuses. Notre récente publication, Perspectives économiques en Afrique, prévoit une accélération de la croissance du PIB de l’Afrique à 4,1 % en 2018 et 2019.

La relance est intervenue plus vite que ne le prévoyaient certains analystes, notamment pour les économies non dotées de ressources naturelles abondantes, ce qui témoigne essentiellement de la résilience économique de l’Afrique. Nous « avons la tête hors de l’eau » et les économies progressent fortement et sereinement. Dans le même temps, nous continuerons d’aider les pays africains à mettre en œuvre des politiques macroéconomiques plus saines, chemin faisant.

J’ai mentionné plus haut notre nouvelle édition améliorée des Perspectives économiques en Afrique 2018, notre rapport phare dont la publication est désormais ramenée au mois de janvier de chaque année. Le rapport présente une analyse et des données détaillées sur la performance des économies africaines.

Dans notre pays hôte, la Côte d’Ivoire, la croissance du PIB est estimée à 8 % en 2018, un autre pas positif vers l’Émergence. Je voudrais féliciter le Président Alassane Ouattara, son gouvernement et le peuple ivoirien pour ce résultat exceptionnel. Il ne fait aucun doute que les politiques économiques du pays progressent et que l’avenir s’annonce radieux. C’est pourquoi, la Banque a investi plus de 300 millions de dollars en Côte d’Ivoire en 2017, pour appuyer quatre nouvelles opérations.

J’ai apporté, avec moi, plusieurs exemplaires de l’édition 2018 des Perspectives économiques en Afrique. Vous pourriez vous demander pourquoi j’ai commencé mon intervention par ce sujet. C’est parce que, pour la première fois dans l’histoire de la Banque, nous l’avons publiée nous-mêmes ! Il devrait toujours en être ainsi : la première institution de financement en Afrique peut enfin se « débrouiller toute seule » ! C’est cette Banque africaine de développement que nous voulons : une Banque avant-gardiste !

Toutefois, nous ne devons pas nous reposer sur nos lauriers. Je sais que vous avez probablement entendu parler de quelques changements intervenus à la Banque. Je puis vous assurer que tout se passe bien à la Banque.

Les actionnaires nous ont demandé de mener des réformes. Et c’est exactement ce que nous faisons. Ils nous ont demandé d’optimiser les ressources. Et c’est exactement ce que nous faisons. Ils nous ont demandé de changer la culture à la Banque, pour passer d’une culture de « droits acquis » à une culture de la performance. Et c’est exactement ce que nous faisons. Aucune organisation ne peut exceller dans la performance sans mettre l’accent sur la responsabilité en matière de résultats.

Nous travaillons dur, très dur, pour faire de la Banque une organisation plus souple, plus efficace, axée sur les résultats ; une organisation qui accélère le développement de l’Afrique, qui se fixe les normes de performance les plus hautes, qui réalise plus ; une organisation leader. La vieille culture des droits acquis est ébranlée et, comme vous pouvez l’imaginer, nous rencontrons de la résistance. Le changement s’accompagne toujours de bruit, de rumeurs ou même de procès d’intention. Mais attention, ne confondons pas rumeurs et faits.

Mais je peux vous assurer que nous y arriverons, car nous ne pourrons répondre aux attentes de l’Afrique que lorsque toutes nos actions seront axées sur la performance. L’entraineur d’une équipe de football doit, s’il veut gagner, s’assurer que ses joueurs sont disciplinés et ont la volonté de remporter leurs matchs. Nous sommes déterminés à marquer beaucoup plus de buts dans le domaine du développement pour l’Afrique. Or, pour ce faire, nous devons renforcer l’alignement, la performance et la responsabilité axés sur les résultats. C’est cela ce qui se passe à la Banque. Rien de plus. Rien de moins. La Banque africaine de développement sera mieux outillée pour remplir sa mission et accélérer l’obtention de résultats. La Banque n’est pas une maison de retraite.

Et dans ce processus de réformes, nous savons pouvoir compter sur votre soutien indéfectible. Soyez en sûrs, nous ne vous décevrons pas!

Laissez-moi partager avec vous certaines des réalisations de la Banque en 2017.

Je suis heureux de vous informer que la solidité financière de la Banque continue à se renforcer. En 2017, la Banque a conservé sa notation AAA, avec perspective stable, auprès des quatre agences de notation mondiales. Cette notation avec perspective stable est étayée par des politiques saines en matière de gestion financière et de gestion des risques, une excellente liquidité et un soutien ferme des actionnaires.

Avec 7,67 milliards de dollars de décaissement, la Banque a atteint son niveau de décaissement annuel le plus élevé de toute son histoire.

En 2017, nos investissements dans le secteur de l’énergie ont couvert 31 opérations dans 23 pays, pour un montant de 1,39 milliard de dollars, soit une augmentation de 30 % par rapport à 2016.

La Banque a lancé sa plus grande émission obligataire de référence à 3 ans d’un montant de 2,5 milliards de dollars, suivie de sa plus grande émission obligataire de référence à 5 ans d’une valeur de 2 milliards de dollars.

La Banque continue d’accroître régulièrement ses revenus, renversant ainsi la tendance baissière qui prévalait lorsque j’ai pris mes fonctions, voici deux ans.

Lorsque j’ai pris la relève, le revenu net d’exploitation de la Banque était passé de 589,3 millions de dollars en 2014 à 492,7 millions de dollars en 2015. Depuis, un rapide revirement a été opéré.

Le revenu net d’exploitation est passé à 556,6 millions de dollars en 2016, avant de grimper encore en 2017, pour atteindre 855 millions de dollars, soit une hausse de près de 54 % par rapport à 2016. Et pour mettre les choses en perspective, l’augmentation est de 73 % par rapport à la situation de 2015.

La Banque mobilise plus de ressources pour l’Afrique. En 2017, nous avons mobilisé 9,73 milliards de dollars sur les marchés des capitaux pour les pays africains, dont 300 millions de dollars sur les ressources de l’Initiative d’assistance renforcée au secteur privé en Afrique.

Je me réjouis que la Banque ait, l’an dernier, contribué à mobiliser 6 milliards de dollars pour le mécanisme historique qu’est l’Initiative énergétique Japon-Afrique, qui permettra d’accélérer les efforts déployés pour éclairer l’Afrique et l’alimenter en énergie. Et je suis très reconnaissant au Premier Ministre Shinzo Abe d’avoir aidé à la réalisation de cet objectif.

Nous faisons beaucoup dans le cadre du programme « Éclairer l’Afrique et l’alimenter en énergie ». L’an dernier, nous avons investi 1,39 milliard de dollars dans l’amélioration de l’accès à l’électricité, contribuant ainsi à la production de 1 400 MW d’électricité supplémentaires, et au branchement de 3,8 millions de personnes aux réseaux électriques.

Plus important, la Banque africaine de développement est aux avant-postes dans le domaine des énergies renouvelables. Lorsque j’ai pris mes fonctions de président, voici deux ans, la part des énergies renouvelables dans l’ensemble de notre portefeuille énergétique n’était que de 14 %. En 2016, nous avions porté cette part à 74 %. Et en 2017, nous avons atteint le niveau record de 100 % de nos nouveaux prêts dans le domaine des énergies renouvelables. En accédant à davantage de financement, nous espérons fournir l’électricité à un nombre sans précédent de 29,3 millions d’Africains, entre 2018 et 2020.

Permettez-moi également de vous présenter quelques détails sur des projets d’investissement dignes d’intérêt.

Nous avons apporté au Maroc un appui de 249,5 millions de dollars pour agrandir Ouarzazate, la plus grande centrale solaire au monde.

En Ouganda, notre concours de 105 millions de dollars au projet de Bujagali permettra la production de 300 MW d’électricité, et une réduction des tarifs de 50 %, de 14 cents EU à 7 le kWh. Au Burkina Faso, en partenariat avec l’Agence française de développement (AFD), nous avons soutenu le développement d’un projet solaire de 50 MW, qui verra la construction de la plus grande société publique d’énergie solaire de l’Afrique de l’Ouest.

Et maintenant, la Banque est à l’avant-garde de la mise en place de l’initiative « Du désert à l’électricité », qui vise à exploiter l’électricité provenant du soleil dans tout le Sahel. Notre objectif est de fournir l’appui nécessaire pour permettre la production de 10 000 MW d’électricité, de connecter 250 millions de personnes à l’électricité, dont 75 millions de personnes aux systèmes hors-réseau.

L’Afrique doit promouvoir la croissance verte. À la Banque, nous sommes très conscients de nos responsabilités en matière de climat et d’environnement, ainsi que de notre rôle de leadership. Par conséquent, nous triplons notre financement climatique, pour le porter à 40 % de notre portefeuille d’ici à 2020.

C’est avec grand enthousiasme que je note les avancées obtenues dans le domaine de l’agriculture. L’année dernière, nous avons investi 1,16 milliard de dollars dans le secteur- l’investissement le plus élevé de l’histoire de la Banque.

L’année 2017 a été particulièrement édifiante pour moi, non seulement sur le plan personnel, mais aussi dans ma détermination à diriger la Banque de manière à ce qu’elle contribue à nourrir l’Afrique. J’ai été très honoré de recevoir le Prix mondial de l’alimentation 2017, qui est largement reconnu comme le prix Nobel d’agriculture. J’ai décidé de consacrer ce prix en espèces, d’un montant de 250 000 dollars, à la création d’un fonds d’appui aux jeunes dans le secteur agricole et à la formation de la prochaine génération de leaders du monde agricole pour le continent. Au niveau de la Banque, ce prix est venu confirmer notre leadership dans le domaine agricole en Afrique.

Nous avons également lancé l’initiative « Technologies pour la transformation de l’agriculture en Afrique (TAAT) », dotée de 1 milliard de dollars et qui vise à apporter les technologies agricoles à des millions d’agriculteurs. Nous sommes ravis de notre partenariat avec la Banque mondiale, l’AGRA et la Fondation Bill et Melinda Gates pour la concrétisation de cette ambition. C’est une nouveauté dans notre modèle opérationnel : des technologies performantes seront introduites et mises en œuvre à grande échelle dans les zones agro‑écologiques, contrairement à l’ancienne approche axée sur les pays.

C’est ce qui devait être fait depuis longtemps. En effet, les ravageurs n’ont pas besoin de visas pour causer des dégâts d’un pays à un autre. Par conséquent, les technologies visant à résoudre nos problèmes ne devraient pas être enfermées dans nos frontières. La technologie agricole en Afrique doit maintenant se déplacer sans frontières.

Ainsi, en tant que Banque, nous réformons, nous changeons, nous produisons des résultats et nous sommes chef de file. Et c’est exactement les attributs que devrait avoir la première institution de financement du développement en Afrique. Je suis fier du chemin que nous avons parcouru ces deux dernières années. Et c’est encore avec un plus grand enthousiasme que j’envisage les années à venir, au cours desquelles la Banque fournira tout l’appui voulu à l’Afrique pour qu’elle réalise les High 5, et atteigne ainsi près de 90 % de ses ODD et de l’Agenda 2063, selon les analyses des Nations Unies.

Excellences, nous apprécions votre partenariat et votre soutien en tant que pays actionnaires. Votre appui solide est particulièrement important pour aider la Banque à en faire davantage pour l’Afrique. Au moment où nous devons tous soutenir plus vigoureusement l’Afrique en vue de la réalisation des ODD, la Banque a besoin de plus de ressources, et ce par le biais d’une augmentation générale du capital. Le message n’aurait pas pu être entendu plus clairement que lors de la récente visite, à la Banque, des ministres et gouverneurs de la BAD de l’Afrique centrale et de l’Afrique de l’Ouest. Ils ont unanimement apporté leur soutien à l’augmentation générale du capital de la Banque.

Les gouverneurs de l’Afrique du Nord, de l’Afrique australe et de l’Afrique de l’Est seront bientôt en visite à la Banque. Cette nouvelle façon de nouer le dialogue avec nos gouverneurs est inédite à la Banque. Je veux que nos gouverneurs se rapprochent de la Banque. Et je vous remercie, Excellences Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs, de faciliter ce processus.

Le soutien de tous les actionnaires sera crucial pour l’augmentation générale du capital de la Banque. Notre institution devrait faire plus pour l’Afrique et nous travaillons avec ardeur pour réorganiser la Banque, la mettre dans une position beaucoup plus forte, et la doter d’un personnel plus compétent et d’une capacité institutionnelle pour faire davantage, mieux et plus vite. Sur la foi de notre capacité d’exécution passée et actuelle, vous pouvez compter sur ce dont nous serons capables dans les prochaines années.

 En 2017, la Banque a obtenu des résultats remarquables en matière de développement sur le terrain, ce qui compte le plus. 4,4 millions de personnes se sont vues ouvertes l’accès à l’électricité grâce à notre priorité Éclairer l’Afrique et l’alimenter en énergie des High 5. 8,5 millions d’Africains ont accès à des technologies agricoles améliorées, à la faveur de notre priorité Nourrir l’Afrique. Notre programme Intégrer l’Afrique des High 5 a permis à 14 millions d’Africains d’avoir un meilleur accès aux transports. Notre priorité Industrialiser l’Afrique des High 5 a fourni à 210 000 petites entreprises un accès aux services financiers. Et notre priorité Améliorer la qualité de vie des populations africaines des High 5 a ouvert à 8,3 millions d’Africains un meilleur accès à l’eau et à l’assainissement.

Au chapitre du secteur privé, un grand nombre d’investissements intéressants ont été réalisés. À titre d’exemple, nous avons soutenu Global Aluminium Corporation à hauteur de 100 millions de dollars dans le cadre d’une transaction d’un montant de 1,2 milliard de dollars, pour réaliser des investissements dans des infrastructures ferroviaires et portuaires. Ces investissements devraient apporter 400 millions de dollars supplémentaires au PIB guinéen.

Même dans les pays en situation de fragilité, nos investissements ont produit un énorme impact. C’est le cas notamment en République centrafricaine où notre appui, à travers un don de 16,7 millions d’euros, facilitera la mise en place de l’infrastructure de base pour le réseau de fibre optique, contribuant ainsi à la promotion de la connectivité informatique et à la création d’emplois dans le pays. Notre investissement permettra également à au moins 20 % de la population d’avoir accès à Internet. Par ailleurs, notre appui au Plan numérique de la Tunisie pour 2020, par un financement de 85 millions de dollars, contribuera à renforcer les compétences informatiques des jeunes et à créer des milliers de nouveaux emplois dans le secteur des TIC.

Dans notre pays hôte, la Côte d’Ivoire, la Banque a été heureuse de participer, contre toutes attentes, à la mobilisation de 108,4 millions de dollars pour le programme de modernisation et d’expansion de la flotte d’Air Côte d’Ivoire, à travers l’acquisition de cinq nouveaux avions. Elle a également aidé à mobiliser 253 millions d’euros supplémentaires auprès du secteur privé. Cet investissement de la Banque permettra à Air Côte d’Ivoire de porter le nombre de passagers de 3 millions à 8 millions d’ici à 2026.

Toujours en Côte d’Ivoire, nous avons financé à hauteur de 58 millions de dollars la construction d’une centrale hydroélectrique de 44 MW à Singrobo-Ahouaty. Cet investissement contribuera, dans une large mesure, à éclairer la Côte d’Ivoire et à l’alimenter en énergie.

Je suis fier de ces réalisations. Mais je suis persuadé que nous pouvons faire plus.

Permettez-moi de vous esquisser les traits de l’avenir immédiat.

Avec des ressources suffisantes entre 2018-2020, la Banque prévoit de fournir à 35 millions d’Africains l’accès à l’électricité ; nos activités relatives à la priorité Nourrir l’Afrique permettront à 45,8 millions de personnes de bénéficier d’un meilleur accès aux technologies agricoles ; au titre de la priorité Intégrer l’Afrique, 50 millions d’Africains auront un meilleur accès aux transports.

 Dans la cadre de notre priorité stratégique « Industrialiser de l’Afrique », 7 millions personnes bénéficieront des projets d’investissement, et pour l’amélioration de la qualité de la vie, 36,8 millions de personnes auront un meilleur accès à l’eau et à l’assainissement.

Excellences, Mesdames, Messieurs, la Banque continue d’obtenir des résultats exceptionnels. Depuis l’AGC-VI, elle a multiplié par 17 les prêts accordés aux pays FAD. À cet égard, l’investissement de nos actionnaires dans la Banque nous aidera à accélérer davantage le développement de l’Afrique.

Afin de mobiliser des fonds de pension, des fonds souverains et des investisseurs institutionnels africains et mondiaux en faveur de l’investissement en Afrique, la Banque a lancé le Forum pour l’investissement en Afrique, qui se tiendra du 7 au 9 novembre à Johannesburg, en Afrique du Sud. Ce forum aura un caractère purement transactionnel et devrait devenir le premier marché d’investissement en Afrique.

Je suis heureux de vous informer que plusieurs banques multilatérales de développement ont déjà rejoint la Banque sur ce Forum historique, le plus important d’Afrique, qui doit permettre d’accélérer les investissements privés.

Ainsi, plus que jamais, la Banque africaine de développement, votre Banque, se réforme, innove, prend des initiatives et intensifie ses services pour l’Afrique. Avec le fort soutien exprimé par notre Conseil d’administration, les gouverneurs de la Banque, et vous les ambassadeurs représentant nos pays actionnaires en faveur d’une augmentation générale du capital, l’Afrique connaîtra un avenir encore plus radieux, avec un véritable impact sur la vie des populations.

Nous comptons sur votre soutien, en tant qu’ambassadeurs, pour nous aider à y parvenir.

Je vous remercie, et vous souhaite une bonne année.

 

 

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Le président de la Banque africaine de développement informe le corps diplomatique en Côte d’Ivoire des progrès et des perspectives pour le développement de l’Afrique

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  • Appel à l’augmentation générale du capital de la Banque

Abidjan, le 7 février 2018 – Le président du Groupe de la Banque africaine de développement, Akinwumi Adesina, hôte du déjeuner annuel des diplomates accrédités en Côte d’Ivoire, a appelé, mercredi 6 février 2018  à Abidjan, les pays membres de la Banque à contribuer à la septième augmentation générale de capital pour permettre à l’institution de réaliser ses objectifs de développement.

Accueillant les diplomates au nom du Conseil d’administration, de la direction et du personnel du Groupe de la Banque, Adesina a partagé avec eux son analyse des performances des économies africaines, les a informés des activités de l’institution et a mis en lumière les problèmes économiques émergents auxquels devront faire face la Banque et le continent.

« La Banque africaine de développement, votre banque, véritable chef de file, se réforme, innove et réalise plus de résultats pour l’Afrique que jamais auparavant. Avec le ferme soutien pour une augmentation générale de capital de la part de notre conseil d’administration, des gouverneurs de la Banque, et de vous les ambassadeurs représentant nos pays actionnaires, l’Afrique connaîtra en effet un avenir beaucoup plus brillant et prometteur », a-t-il déclaré.

Adesina a salué la performance de l’Afrique en notant que le continent reste résilient face aux vents contraires de l’économie mondiale et aux chocs climatiques, comme l’indiquent les Perspectives économiques en Afrique 2018 de la Banque, rapport publié à Abidjan le 17 janvier 2018.

La croissance moyenne du PIB était de 3,6 % en 2017, contre 2,2 % en 2016, a-t-il déclaré. Dix-huit pays africains ont progressé au-dessus de 5 % en 2017 et 37 autres au-dessus de 3 %. La croissance moyenne du PIB devrait s’accélérer à 4,1 % en 2018 et 2019.

 

Des impacts impressionnants sur le développement réalisés par la Banque

 

En 2017, la Banque a réalisé des impacts impressionnants sur le développement. Le High 5 Éclairer l’Afrique et l’alimenter en énergie a permis à 4,4 millions de personnes d’avoir accès à l’électricité. Le High 5 Nourrir l’Afrique a doté 8,5 millions d’Africains d’un accès à des technologies agricoles améliorées. Le High 5 Intégrer l’Afrique a permis à 14 millions d’Africains d’avoir un meilleur accès aux transports. Le High 5 Industrialiser l’Afrique a fourni à 210 000 petites entreprises un accès aux services financiers. Et le High 5 Améliorer la qualité de vie des populations africaines a fourni à 8,3 millions d’Africains un meilleur accès à l’eau et à l’assainissement, a déclaré Adesina.

Le président est également revenu sur d’importantes étapes concernant les réformes en cours de la Banque et ses réalisations au cours de l’année écoulée :

  • avec 7,67 milliards de dollars de décaissement, la Banque a atteint son niveau de décaissement annuel le plus élevé de toute son histoire, tout en conservant son triple A décerné par toutes les grandes agences de notation internationales ;
  • ses investissements de 1,39 milliard de dollars dans le secteur de l’énergie ont couvert 31 opérations dans 23 pays, en augmentation de 30 % par rapport à 2016 ;
  • l’institution a lancé sa plus grande émission obligataire de référence à trois ans d’un montant de 2,5 milliards de dollars, suivie de sa plus grande émission obligataire de référence à cinq ans d’une valeur de 2 milliards de dollars ;
  • en 2016, son revenu net d’exploitation est passé à 556,6 millions de dollars avant de grimper à 855 millions de dollars en 2017, en hausse de près de 54 % par rapport à 2016 et de 73 % par rapport à 2015.

La Banque est à l’avant-garde de la mise en place de l’initiative Du désert à l’électricité pour exploiter l’électricité provenant du soleil dans tout le Sahel. L’initiative devrait permettre la production de 10 000 MW d’électricité, de connecter 250 millions de personnes à l’électricité, dont 75 millions de personnes aux systèmes hors réseau.

 

Une généreuse augmentation de capital générale permettra à la Banque de faire plus

 

La Banque « se réforme, innove et joue un rôle de chef de file », grâce au soutien solide qu’elle reçoit de ses pays membres, s’est félicité Adesina, estimant qu’un tel soutien sera encore plus nécessaire lors de l’augmentation générale du capital pour aider la Banque à faire plus pour l’Afrique.

« Au moment où nous devons tous soutenir plus vigoureusement l’Afrique en vue de la réalisation des Objectifs de développement durable, la Banque a besoin de plus de ressources, et ce par le biais d’une augmentation générale du capital. Le message n’aurait pas pu être entendu plus clairement que lors de la récente visite, à la Banque, des ministres et gouverneurs de la Banque africaine de développement représentant l’Afrique centrale et l’Afrique de l’Ouest. Ils ont unanimement apporté leur soutien à l’augmentation générale du capital de la Banque », a-t-il apprécié.

« Le soutien de tous les actionnaires sera crucial pour l’augmentation générale du capital de la Banque. Notre institution devrait faire plus pour l’Afrique et nous travaillons avec ardeur pour réorganiser la Banque, la mettre dans une position beaucoup plus forte, et la doter d’un personnel plus compétent et d’une capacité institutionnelle pour faire davantage… mieux et plus vite. Sur la foi de notre capacité d’exécution passée et actuelle, vous pouvez compter sur ce dont nous serons capables dans les prochaines années », a promis Adesina.

 

Johannesburg accueillera l’Africa Investment Forum en novembre 2018

 

Pour inciter les fonds de pension africains et mondiaux, les fonds souverains et les investisseurs institutionnels pour investir en Afrique, la Banque a lancé le Africa Investment Forum (AIF) qui se tiendra du 7 au 9 novembre à Johannesburg, en Afrique du Sud. Ce forum transactionnel devrait devenir le premier marché de l’investissement en Afrique, a indiqué Adesina, notant que plusieurs institutions homologues ont manifesté leur intérêt à participer à ce qui pourrait devenir le plus grand accélérateur d’investissement du secteur privé en Afrique.

Dans sa réponse, le doyen du corps diplomatique, le nonce apostolique en Côte d’Ivoire, Mgr Joseph Spitieri, a félicité Adesina pour son 58e anniversaire et a félicité la Banque pour avoir aidé à sortir les gens de la pauvreté.

« Le succès de votre stratégie synthétisée dans les High 5 témoigne de votre engagement à aider les gens en Afrique et à réduire la pauvreté », a déclaré le représentant du Vatican.

« Nous souhaitons plein succès à la Banque dans ses efforts pour améliorer le sort des personnes les plus démunies d’Afrique », a-t-il ajouté.

 

Lire le discours : http://bit.ly/2Bf1ErJ

 

Contact

Felix Njoku, chargé de communication principal, f.njoku@afdb.org

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Production agricole: Solutions pour la transformation structurelle en Afrique

Cacao JjjL’agriculture est le secteur aujourd’hui qui a plus de chance de tirer la croissance de l’Afrique. C’est ce qui justifie tant d’attraits pour sa transformation structurelle. Selon le DG Afrique de l’Ouest de l’Alliance pour la révolution verte en Afrique (AGRA), Fadel NDiame : <<Il faut des politiques agricoles cohérentes et attractives qui permettent aux investisseurs de s’intégrer dans l’agriculture en vue de la transformer>>.

A en croire le Vice-Président ivoirien, Daniel Kablan Duncan, la problématique de la transformation de l’agriculture est porteuse d’espérance pour les pays africains en général, et en particulier pour la Côte d’Ivoire qui ambitionne, suivant la vision du Président la République, SEM Alassane OUATTARA, de devenir « un pays émergent à l’horizon 2020 ».

Cette vision se traduit à travers les PNIA (Programme national d’investissement agricole) dont l’objectif est d’améliorer les conditions de vie des populations rurales, de réduire l’insécurité alimentaire et d’assurer une meilleure nutrition aux populations.

A cet effet, il s’agit d’assurer la relance de la production et de la croissance agricole dans un environnement moderne et bien maitrisé, avec une nouvelle agriculture plus moderne. A cet égard, notre agriculture doit s’appuyer sur la mécanisation, les techniques modernes d’irrigation, l’utilisation des engrais naturels ou synthétiques, l’exploitation des résultats de la recherche et les avancées de l’innovation technologique, notamment des TICs.

Les autorités et entreprises agricoles d’Afrique se doivent de répondre  aux engagements pris à Malabo pour faire de l’agriculture le moteur de la croissance du développement dans les pays africains.

« Aujourd’hui plus que jamais, l’Afrique doit vite moderniser son agriculture et libérer son plein potentiel. L’avenir de la jeunesse africaine ne se trouve pas dans l’émigration vers l’Europe, mais dans une Afrique prospère », pour reprendre les mots d’Akinwumi Adesina, le président de la Banque africaine de développement (BAD) á l’occasion de la Journée internationale des migrants.

L’élément catalyseur pour la durabilité de l’agriculture est sa transformation structurelle. Il faut créer des conditions pour améliorer la production, la productivité et la transformation. Il faut également impulser l’agriculture et l’agribusiness comme vecteurs de création d’emplois jeunes, d’autonomisation des femmes, de transformation de l’économie et de réduction des importations.

C’est dans cette perspective que le Secrétaire Général des Nations Unies de l’époque, Koffi Annan a créé une organisation internationale, il ya 10 ans pour accélérer la transformation de l’agriculture en Afrique sous le vocable de révolution verte : l’Alliance pour une Révolution Verte en Afrique (AGRA).

«Une transformation agricole inclusive permettra de résoudre nombre de problèmes majeurs du continent. Par exemple, l’agriculture peut combler la lacune créée au niveau de la croissance économique par la chute des prix des  produits de base ; créer des emplois hautement productifs qui pourraient servir de solution de rechange à la migration vers l’Europe ; améliorer les moyens d’existence des agriculteurs afin qu’ils passent de l’agriculture de subsistance à une agriculture rentable ; et mettre en place un secteur agricole et agroindustriel compétitif à l’échelle mondiale afin de produire des aliments transformés et à haute valeur nutritive de plus en plus consommés par les classes moyennes en croissance en Afrique » a souligné la Présidente de l’AGRA, Dr Agnès Kalibata, à la clôture de la 7ème édition du Forum sur la Révolution Verte en Afrique (AGRF 2017), du 4 au 8 septembre 2017.

Ainsi sont interpellés tous les acteurs des domaines de l’agriculture, des ressources animales et halieutiques, des eaux et forêts, de l’agro-industrie, de l’écotourisme et de l’environnement. L’agriculture et l’agro-industrie sont en pole position pour booster la transformation économique en Afrique.

« Pour ce faire, nous avons besoin de recourir à des innovations agricoles et de transformer l’agriculture en un secteur qui crée de la richesse, l’agriculture doit devenir une option vraiment attractive pour nos jeunes » a déclaré le président de la BAD, Akinwumi Adesina.

Patrice Kouakou

 

 

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Homélie du cardinal Jean-Pierre Pierre Kutwa, à l’occasion de l’ordination sacerdotale du 3 février 2018

ordination 3 février 2018Samedi, 03 février, 10 nouveaux prêtres ont été ordonnés par le cardinal Jean-Pierre Kutwa, archevêque d’Abidjan, à la cathédrale Saint-Plateau.

Chant : ‘‘Me voici, Seigneur mon Dieu, mon Rédempteur, je suis prêt pour te servir. O mon Dieu, tu sais je suis faible, je ne sais comment faire ta volonté ; Tu me dis, marche en avant et n’aies pas peur car Je suis, toujours près de toi.’’

Chers fils,  chers ordinands,

Les paroles de ce chant que nous venons d’exécuter ensemble, doivent avoir pour vous une saveur particulière en ce jour et pour cause ! Tout à l’heure, à l’appel de vos noms, vous vous êtes avancés et vous avez répondu ‘‘me voici’’. Ce pas en avant ainsi que votre réponse marquaient pour ainsi dire votre engagement, votre détermination ainsi que votre désir à vouloir suivre le Christ, dans le service de vos frères et sœurs! Mais, il a fallu que je m’assure que vous avez les aptitudes requises pour exercer un tel ministère. Interrogé, le délégué du comité des vocations, s’appuyant sur le témoignage du peuple chrétien qui a été consulté, a donné un avis favorable. C’est seulement après cela, que je vous ai choisis, selon la formule consacrée, pour l’ordre des prêtres !

Pour rappel, il y a de cela quelques mois, précisément le 8 juillet dernier, je vous faisais remarquer que par la cérémonie de votre ordination diaconale, s’achevait pour vous, dans une certaine mesure, le temps de la formation académique. J’avais aussi souligné que cette ordination diaconale n’était pas un couronnement, puisque vous aspiriez à devenir prêtres de Jésus-Christ. Par ailleurs, j’avais insisté aussi pour dire que si le diaconat auquel vous étiez admis était certes transitoire, parce que reçu en vue du sacerdoce, il n’en demeure pas moins qu’il marquait un tournant décisif dans votre vie.

Chers fils,

A présent que vous venez d’être choisis pour l’ordre des prêtres et que dans quelques minutes, avec la liturgie propre au sacrement de l’ordre qui fera de vous des prêtres de Jésus-Christ, il me paraît important de m’arrêter avec vous sur le début de notre célébration, en ce sens que ce rappel nous plonge au cœur même de ce que doit être votre vie future.

En effet, nous sommes tous témoins que c’est librement et sans contrainte aucune que vous vous êtes avancés et avez répondu à l’appel qui vous a été lancé. C’est donc vraiment libres je l’espère, que vous vous engagez à la suite du Christ, le grand prêtre de la Nouvelle Alliance, comme nous le révèle la Lettre aux Hébreux que nous avons entendu en première lecture. Cette lecture expose comment le Christ, Fils de Dieu et frère des hommes, est prêtre non, par l’appartenance à la famille d’Aaron, mais par appel de Dieu. Consacré par son Incarnation, Il a offert sur la croix, le sacrifice de réconciliation en s’immolant Lui-même. Son sacrifice, offert dans l’Esprit et agréé par le Père, lui a donné accès au Saint des Saints dans le ciel et a fait de Lui le Médiateur entre Dieu et les hommes.

Comme dit la Lettre aux Hébreux, ‘‘pris parmi les hommes et chargé d’intervenir en faveur des hommes dans leur relation avec Dieu’’, vous avez l’obligation, comme prêtres ‘‘détenteurs d’un pouvoir sacré’’, de ne pas galvauder ce que vous êtes devenus en vous encombrant bien souvent de préoccupations qui n’ont pas leur raison d’être. Ce pouvoir qui vous est conféré, c’est celui qui consiste ‘‘à former et à conduire le peuple sacerdotal, pour accomplir dans le rôle du Christ, le sacrifice eucharistique et l’offrir à Dieu au nom de tout le peuple.’’

A ce titre, je vous exhorte fortement à reprendre à votre propre compte, l’adresse que j’ai faite à vos aînés dans le sacerdoce à l’occasion de la rentrée pastorale et je cite : ‘‘notre époque, par les défis qu’elle fait apparaitre, nous oblige à nous déclarer pour ou contre Jésus. Le Seigneur a besoin d’un peuple, mais mieux, Il a besoin de cœurs qui se déclarent pour Lui en ce temps où tout veut pousser à croire que Dieu, non seulement est ailleurs, mais qu’il est autre que ce que Lui-même dit de sa personne. Le monde a besoin de savoir ce que nous avons reçu ; nos frères et sœurs ont besoin de connaitre en profondeur Celui qui nous fait la grâce d’être avec nous, en nous. Nous devons les aider à se laisser aimer par ce Dieu que nous portons : ils ont besoin de découvrir que ce dont Il nous a comblés par pure grâce, n’est que pour sa gloire et pour le salut des âmes.’’ Fin de citation.

Chers fils,

En me réjouissant de votre engagement, de votre détermination ainsi que de votre désir à vouloir suivre le Christ, dans le service de vos frères et sœurs, par le pas que vous avez fait à l’appel de vos noms en début de célébration, je vous invite à comprendre que  votre vocation est avant tout un service à la gratuité ! La lettre aux Hébreux nous enseigne que la dignité de prêtre n’est pas un ‘‘un honneur que l’on s’attribue à soi-même, on le reçoit par appel de Dieu !’’

Cet appel, c’est également celui auquel vos devanciers ont répondu eux aussi le jour de leur ordination sacerdotale. A ce titre, il me plaît encore une fois de rappeler à la mémoire de tous, l’obligation que nous avons d’être solidaires les uns des autres. C’est bien ce qu’affirme le Décret sur le ministère et la vie des prêtres : ‘‘du fait de leur ordination, qui les a fait entrer dans l’ordre du presbytérat, les prêtres sont tous intimement liés entre eux par la fraternité sacramentelle… Chaque membre de ce presbyterium noue avec les autres des liens spéciaux de charité apostolique, de ministère et de fraternité : c’est ce que la liturgie exprime depuis l’Antiquité quand elle invite les prêtres présents ensemble avec l’évêque qui ordonne à imposer les mains au nouvel élu et quand elle les rassemble, unanimes, dans la concélébration de la sainte Eucharistie.

Chaque prêtre est donc uni à ses confrères par un lien de charité, de prière et de coopération sous toutes ses formes ; ainsi se manifeste l’unité parfaite que le Christ a voulu établir entre les siens, afin que le monde croie que le Fils a été envoyé par le Père. Cela doit amener les plus âgés à accueillir les plus jeunes vraiment comme des frères, à les aider dans les premières activités et les premières tâches du ministère, à essayer de comprendre leur mentalité même si elle est différente de la leur, à suivre leurs efforts avec bienveillance. De même, les jeunes sauront respecter l’âge et l’expérience des anciens, dialoguer avec eux sur les problèmes pastoraux et partager avec joie leur travail.’’

En rentrant dans le presbyterium d’Abidjan, je vous invite à partager avec vos aînés, dans un esprit de solidarité, la fraîcheur de votre jeunesse ainsi que le zèle qui caractérise les premières années du ministère sacerdotal. N’oubliez jamais, qu’aînés et jeunes prêtres, nous avons un seul et unique objectif : le salut éternel des fidèles du Christ que l’Unique Pasteur confie à nos soins pastoraux ! C’est eux qui ont été consulté et c’est à partir de leur témoignage que nous prenons l’engagement de vous admettre dans l’ordre des prêtres.

Chers frères et sœurs,

L’invitation à être sel de la terre et lumière du monde qui se dégage de l’évangile que nous avons entendu, si elle s’adresse tout spécialement aux ministres ordonnés en ce jour, ne vous exempte pas en tant que fidèles laïcs du Christ. Encore une fois, je voudrais rappeler que vous avez été consulté pour donner votre avis, comme c’est toujours le cas, lors des ordinations. Vous aussi, vous êtes responsables de la nouvelle vie de ces nouveaux ordinands tout comme de celles de vos prêtres.

Au nom du Seigneur, je vous exhorte à être de bons conseillers pour  eux dans un esprit de fraternité. Si le Décret pour le ministère et la vie des prêtres les invite eux-mêmes ‘‘… à se sentir spécialement responsables de ceux d’entre eux qui éprouvent des difficultés… à leur apporter leur soutien et, s’il y a lieu, leur faire des remarques discrètes et …à faire toujours preuve d’amour fraternel et de générosité envers ceux qui ont connu la défaillance sur certains points’’, il indique la conduite à tenir en pareille circonstance : ‘‘ ils prieront Dieu pour eux avec insistance et veilleront sans cesse à être vraiment à leur égard des frères et des amis.’’ Telle est la mission que je vous confie en cette année de partage et de solidarité.

Comme vous le savez, si le sel perd sa saveur et si la lumière ne brille plus, ils sont bons à être jetés dehors ! Plutôt que de les critiquer négativement et de les vouer aux gémonies, priez Dieu avec insistance pour eux car, il y va de la crédibilité de vos pasteurs mais surtout de celle de votre Eglise, cette Eglise dont le Christ est le grand prêtre de la Nouvelle Alliance. N’hésitez pas à faire des remarques discrètes à ceux d’entre eux qui connaissent des défaillances sur certains points ; c’est cela la correction fraternelle et Dieu Lui-même vous le revaudra.

Devrais-je insister pour dire que cette vie commune, ce partage de vie avec les prêtres ne doit pas être que matériel, mais qu’ils doivent être aussi et surtout d’ordre spirituel. Puisque vos pasteurs ont l’obligation de vous former et de vous conduire, d’offrir pour vous le sacrifice eucharistique et de vous offrir à Dieu en accomplissant au milieu de vous le rôle du Christ, je vous prie de les aider dans cette noble mission.

Que dire des parents qui font le sacrifice des ambitions légitimes qu’ils ont pour leurs enfants en les laissant devenir prêtres ? Encore une fois et de tout cœur, je prie pour que Dieu Lui-même soit leur récompense ainsi que de tous ceux qui ont conduit et accompagné ces jeunes jusqu’à ce jour de leur ordination sacerdotale. Je pense encore et toujours à leurs différents formateurs, au Comité diocésain des vocations, à l’Equipe des chargés de vocation, au père qui leur a prêché la retraite. Je n’oublie pas leurs amis, connaissances et bienfaiteurs. Je vous recommande tous à la prière bienveillante de la Vierge Marie. Qu’elle vous obtienne de son Fils grâces et bénédictions.

Au début de cette année nouvelle, tout en réitérant pour vous mes vœux les meilleurs d’une bonne, sainte et heureuse année 2018, je voudrais prier le Seigneur d’accompagner chacun de vous, particulièrement ces nouveaux élus, tout en le suppliant de nous donner des prêtres, beaucoup de prêtres, beau coup de saints prêtres, par Jésus, à qui appartiennent, la louange, l’honneur et la gloire, dans les siècles sans fin. AMEN !

+ Jean Pierre Cardinal KUTWÃ,                                                                        
Archevêque d’Abidjan

 

Publié dans Religion, Société

Yamoussoukro/Filière Café-Cacao: La Coopérative SOCALMA sollicite l’aide de l’État

téléchargementLe Président du conseil d’administration, de la Coopérative Agricole Lagmataba de la Marahoué (SOCALMA), Ouédraogo Karim, a animé un point de presse pour faire le bilan des actions menées par sa coopérative le mardi 16 janvier 2018 à Yamoussoukro.

Nous venons d’effectuer des tournées dans les régions de Bouaflé et du Bélier, où nous avons sensibilisé les producteurs sur les pratiques pour avoir la qualité c’est-à-dire le nettoyage des plantations, la récolte et surtout le séchage des produits. Partout où nous sommes passés, nous avons offert des produits phytosanitaires aux producteurs pour l’entretien de leurs champs. Nous prévoyons construire des pompes dans les  villages, réhabilités des écoles et centres de santé. Pour la campagne écoulée, nous avons récolté 2.000 tonnes, a informé le président Ouédraogo Karim avant de donner cette bonne nouvelle.

Au cours de ces échanges avec la presse, le PCA de la Coopérative Agricole Lagmataba de la Marahoué (SOCALMA) est revenu tant sur les actions posées au cours de la campagne 2017 que les perspectives 2018.

Pour lui, la coopérative agricole SOCALMA, dans les jours à venir vise la certification ITZ afin d’offrir des revenus alléchants aux paysans.

Il précise ainsi : ‘’Nous sommes cependant à la recherche de bailleurs de fonds  pour pouvoir atteindre nos objectifs notamment la réduction de la pauvreté  »

Malgré ces résultants probants de la coopérative, elle est confrontée à quelques difficultés. Ce sont entre autres le refus des banques à faire des prêts bancaires, le refus souvent de certains producteurs de livrer leurs produits sans argent et la sécurité des fonds.

L’orateur a salué les efforts entrepris par les conseils régionaux de la Marahoué et du Bélier pour le reprofilage des pistes et routes

Il a argué que l’un des objectifs de sa Coopérative est de mettre les forces des membres ensemble pour mieux vendre leurs productions.

La Coopérative Agricole Lagmataba de la Marahoué (SOCALMA) compte plus 115 membres, et compte améliorer ce nombre avec la certification ITZ. Elle est une coopérative de production et de commercialisation de produits agricoles.

La Coopérative Agricole Lagmataba de la Marahoué (SOCALMA) en langue Moré signifie « Ensemble » et son siège est à Bonzi dans le département  de Bouaflé.

Konan Yao  (Correspondant)

 

 

 

 

Publié dans Agriculture, Conseils Généraux

La BAD présente l’édition 2018 des Perspectives économiques en Afrique

BAD African_Development_Bank_PEALe rapport phare de la Banque met en lumière les résultats socioéconomiques, les perspectives et les progrès dans 54 pays africains.

La Banque africaine de développement présentera, ce mercredi 17 janvier 2018, en son siège à Abidjan, en Côte d’Ivoire, l’édition 2018 de son rapport annuel phare intitulé « Perspectives économiques en Afrique » (PEA). A cette occasion, l’institution de référence en matière de financement du développement en Afrique, fournira des chiffres éloquents sur les résultats et perspectives macroéconomiques dans l’ensemble du continent.

Le rapport « Perspectives économiques en Afrique » fournit des clés pour décrypter et comprendre les multiples réalités socioéconomiques des pays africains grâce à des évaluations régulières, rigoureuses et comparatives.

Il offre des prévisions à court et moyen termes concernant l’évolution des principaux indicateurs économiques pour l’ensemble des 54 États membres régionaux, et fait le point sur les défis socioéconomiques et les progrès enregistrés dans chaque pays.

Le rapport propose les analyses des économistes de la Banque africaine de développement concernant le développement économique de l’Afrique au cours de l’année écoulée et pour les prochaines années. Les « Perspectives économiques en Afrique » sont devenues le principal rapport de la Banque africaine de développement et une publication de référence pour tous ceux qui s’intéressent au développement de l’Afrique, notamment les chercheurs, les investisseurs, les organisations de la société civile ainsi que les partenaires au développement.

L’édition présentée mercredi à Abidjan fournira une analyse rigoureuse et exhaustive de l’état de l’économie africaine, et des profils nationaux détaillant ainsi les principales évolutions récentes et les perspectives pour chaque pays.

Ces rapports complets et indépendants mettront l’accent sur les enjeux de préoccupation de chaque sous-région et fourniront une analyse précise et rigoureuse de l’environnement économique et social.

Outre le principal rapport PEA, certaines questions urgentes et d’actualité seront abordéesComme auparavant, des économistes de la Banque prépareront des synthèses économiques par région d’ici à la fin janvier.

Des perspectives économiques actualisées seront également, comme d’habitude, présentées lors des Assemblées annuelles de la Banque prévues en mai 2018.

Compte tenu de l’évolution rapide de l’Afrique et de l’ordre économique international, la Banque a remanié le rapport pour renforcer sa pertinence politique tout en veillant à ce qu’il réponde adéquatement aux besoins des opérations de la Banque. Plusieurs modifications sont évidentes.

Afin de faciliter le dialogue politique et le plaidoyer, le rapport PEA 2018, qui compte plus de 54 fiches-pays, a été réduit à un maximum de quatre chapitres, soit 180 pages environ contre plus de 300 pages par le passé.

Les Perspectives économiques en Afrique sont publiées chaque année par la Banque africaine de développement.

Source: Banque africaine de développement.

Publié dans Développement, Economie

Environnement : les changements climatiques sont aussi une conséquence de l’action de l’homme

Pape Francois Voeux Corps Diplomatique 2018Devant le Corps diplomatique, le pape appelle à réduire les émissions de gaz nocifs.

« Les changements climatiques, avec la hausse générale des températures et les effets dévastateurs qu’elle entraîne sont aussi une conséquence de l’action de l’homme », a affirmé le pape François devant le Corps diplomatique accrédité près le Saint-Siège, ce 8 janvier 2018. Il a appelé à travailler à réduire les émissions de gaz nocifs, même sans assurance d’en voir l’achèvement, dans l’esprit « des constructeurs des cathédrales médiévales qui constellent l’Europe ».

Lors de son traditionnel discours de vœux aux ambassadeurs des 185 pays avec lesquels le Saint-Siège entretient des relations, le pape a défendu les droits fondamentaux de la Déclaration Universelle de 1948 mais s’est aussi arrêté sur « les devoirs » des individus envers la communauté.

Parmi les devoirs particulièrement impérieux, a-t-il estimé, « il y a aujourd’hui celui de prendre soin de notre terre » : « Nous savons que la nature peut être en elle-même meurtrière même quand il n’y a pas de responsabilité de l’homme… Cependant, il ne faut pas oublier qu’il y a aussi une importante responsabilité de l’homme dans l’interaction avec la nature. Les changements climatiques, avec la hausse générale des températures et les effets dévastateurs qu’elle entraîne sont aussi une conséquence de l’action de l’homme. »

D’où l’appel du pape à « faire face, dans un effort commun, à la responsabilité de laisser aux générations qui suivront une terre plus belle et plus vivable, en œuvrant, à la lumière des engagements pris à Paris en 2015, pour réduire les émissions de gaz nocifs pour l’atmosphère et dangereux pour la santé humaine ».

Une œuvre capable de franchir les limites du temps

« L’esprit qui doit animer chaque personne comme les nations dans ce travail, est comparable à celui des constructeurs des cathédrales médiévales qui constellent l’Europe », a souligné le pape argentin : « Ces édifices imposants racontent l’importance de la participation de chacun à une œuvre capable de franchir les limites du temps. Le constructeur de cathédrales savait qu’il ne verrait pas l’achèvement de son travail. Néanmoins, il se prodiguait activement, comprenant qu’il faisait partie d’un projet dont jouiraient ses enfants, qui – à leur tour – l’embelliraient et l’agrandiraient pour leurs enfants. »

Ainsi « chaque homme et chaque femme de ce monde – et en particulier celui qui a la responsabilité de gouverner – est appelé à cultiver le même esprit de service et de solidarité intergénérationnel, et être ainsi un signe d’espérance pour notre monde tourmenté ».

Le pape François a particulièrement déploré « les tremblements de terre qui ont touché diverses régions, particulièrement ces derniers mois au Mexique et en Iran, causant de nombreuses victimes » et « la force des ouragans qui ont touché plusieurs pays des Caraïbes jusqu’à atteindre les côtes des États-Unis et qui, plus récemment, ont investi les Philippines ».

Anne Kurian, ZENIT

Publié dans Environnement, Monde