Table ronde annuelle des banques multilatérales de développement (BMD): Les fonds fiduciaires et le cofinancement.

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Les partenaires de développement multilatéraux réunis à la Banque africaine de développement : Renforcer la collaboration dans les relations avec les donateurs et la gestion de fonds

Il s’agit de partager les méthodes les plus efficaces pour mobiliser des ressources et, partant, ainsi remplir les objectifs de développement durable (ODD)

ABIDJAN, Côte d’Ivoire, 8 avril 2019/ — Le Groupe de la Banque africaine de développement (www.AfDB.org) a accueilli, les 28 et 29 mars 2019 à Abidjan, onze organisations paires pour la table ronde annuelle des banques multilatérales de développement (BMD) sur les fonds fiduciaires et le cofinancement.

Cette table ronde a pour objectifs d’améliorer l’analyse comparative des institutions de financement du développement (IFD), de sensibiliser aux nouvelles approches novatrices en matière de mobilisation des ressources et aux nouveaux outils de coopération – outre partager une expertise institutionnelle et les meilleures pratiques. In fine, il s’agit de partager les méthodes les plus efficaces pour mobiliser des ressources et, partant, ainsi remplir les objectifs de développement durable (ODD).

Cette année, la table ronde a permis de faire le point sur les réformes institutionnelles en cours concernant les fonds fiduciaires et le cadre de cofinancement à l’œuvre dans chacune des banques multilatérales de développement. L’occasion de noter une plus grande décentralisation des fonctions relatives aux partenariats et aux relations avec les donateurs et de présenter des solutions à certains problèmes que de telles réformes peuvent soulever.

Autres sujets discutés lors de la table-ronde : le rôle des pays en développement dans la création et la gestion des fonds fiduciaires et les meilleures pratiques en matière de rapports aux donateurs ; ainsi que les financements mixtes et les enseignements tirés de la mise en œuvre de projets financés par la Commission européenne, étant donnée l’influence croissante de celle-ci sur les flux de ressources concessionnelles, bien qu’elle ne figure pas aux conseils d’administration de la plupart des BMD.

Directeur chargé des fonds fiduciaires et des relations avec les partenaires à la Banque mondiale, Dirk Reinermann a animé une session dédiée à l’essor des fonds d’intermédiaires financiers – la Banque mondiale en gère actuellement plus de 25. L’équipe de la Banque africaine de développement a présenté un certain nombre d’études de cas au cours d’une session portant sur les outils de « de-risking » pour canaliser les investissements du secteur privé vers les pays à faible revenu, en soulignant le travail de la Facilité de rehaussement de crédit en faveur du secteur privé,ainsi que son travail d’optimisation de bilan, qui a permis de dégager une marge de manœuvre pour de nouveaux investissements dans les États fragiles.

Les discussions ont soulevé la notion du « moins, c’est plus », au vu de la «bilatéralisation croissante du multilatéralisme », selon les mots d’un participant. La plupart des BMD ayant pour but d’étendre les fonds existants plutôt que de multiplier le nombre de véhicules – même si, dans la pratique, cela reste un défi.

Un constat a fait consensus : la table ronde offre une plateforme des plus utiles pour exposer des principes communs en matière de communication avec les donateurs, d’établissement de rapports et de gestion de fonds fiduciaires.

« Nous devons tous remplir nos mandats respectifs et en même temps répondre à des problèmes complexes de développement mondial, de partenariats et d’alliances », a souligné le coprésident de l’événement, Desiré Vencatachellum, directeur du département de la Mobilisation des ressources et des partenariats de la Banque africaine de développement. « Ce fut une excellente occasion d’échanger des idées entre pairs et de partager les meilleures pratiques, pour relever les défis communs auxquels nous semblons tous être confrontés ».

Akhil Patel, de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement, a déclaré : « Il est tout à fait possible d’adopter les mêmes positions sur certains thèmes et de présenter un front plus uni dans un certain nombre de domaines, en plus de partager des idées et des solutions ».

« Ce que je vais le plus retenir de ces deux jours est, sans aucun doute, le sens de la solidarité », a renchéri, dans ce sens, Ilaria Caetani, de la Banque asiatique de développement, qui participait pour la première fois à la table ronde.

Au côté de la Banque africaine de développement, étaient représentés cette année à la table ronde des banques multilatérales de développement, la Banque mondiale, la Société financière internationale, la Banque européenne de reconstruction et de développement, la Banque asiatique de développement, la Banque interaméricaine de de développement, la Banque islamique de développement, le Fonds international du développement agricole, la Banque de développement du Conseil de l’Europe, la Banque européenne d’investissement et le Fonds monétaire international. Ainsi que la Banque asiatique d’investissement dans les infrastructures et la Nouvelle banque de développement.

La Banque africaine de développement avait déjà accueilli les deux premières éditions de la table ronde des BMD, en 2008 puis 2012.

Distribué par APO Group pour African Development Bank Group (AfDB).

 

Pour plus d’informations sur la table ronde des BMD, veuillez contacter le Département de la mobilisation des ressources et des partenariats du Groupe de la Banque africaine de développement : firm_dept@afdb.org

Contact :
Chawki Chahed
Chargé de communication en chef, Département de la communication et des relations extérieures
c.chahed@afdb.org

SOURCE
African Development Bank Group (AfDB)

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GE renforce son engagement pour améliorer l’accès à l’énergie en Afrique de l’Ouest

GE

Au Bénin, GE est en passe de fournir le premier système avancé de gestion de la distribution, cette solution pour le réseau électrique permettra d’accroître l’efficacité et la fiabilité des accès à l’énergie

ABIDJAN, Côte d’Ivoire, 4 avril 2019/ — GE (www.GE.com) va fournir des solutions énergétiques pour favoriser la croissance et le développement économique au Bénin et en Côte d’Ivoire ; Au Bénin, GE est en passe de fournir le premier système avancé de gestion de la distribution, cette solution pour le réseau électrique permettra d’accroître l’efficacité et la fiabilité des accès à l’énergie ; En Côte d’Ivoire, GE va réhabiliter et améliorer les capacités des sous-stations de Ferke, Man et Taabo, tout en réduisant les pertes dans le transport de l’électricité.

Aujourd’hui, l’activité Grid Solutions de GE Renewable Energy a annoncé la signature de deux contrats, l’un portant sur la construction de systèmes de gestion de l’énergie au Bénin et l’autre sur la mise à niveau de trois sous-stations en Côte d’Ivoire. Ces contrats s’inscrivent dans la lignée des engagements pris par GE afin de fournir des solutions énergétiques modulables en partenariat avec les gouvernements et les services publics, dans le but de répondre aux besoins énergétiques croissants de l’Afrique de l’Ouest, tout en développant des systèmes électriques autonomes pour les entreprises et les particuliers.

Bénin
Au Bénin, 85 % de l’électricité consommée est importée depuis les pays voisins. Pour renforcer le réseau du pays et gérer les pertes d’électricité au cours du transport de l’énergie, GE va concevoir et fournir le premier système avancé de gestion de la distribution (Advanced Distribution Management System – ADMS) (https://invent.ge/2RNuVit) pour la Société Béninoise d’Énergie Électrique (SBEE), et entreprendre la réhabilitation des sous-stations et des infrastructures de télécommunication au sein du Centre National de Contrôle de la Distribution à Cotonou.

L’ADMS, qui fait partie du portefeuille Digital Energy de GE, a été conçu à partir d’algorithmes adaptatifs et d’outils analytiques prédictifs permettant aux fournisseurs d’énergie de gérer le réseau de manière plus efficace et favorisant l’automatisation. Le système est capable de prédire les problèmes, d’identifier les défauts sur le réseau et de proposer un plan de restauration.

« Le système de gestion de la distribution (ADMS) permettra d’optimiser la distribution de l’énergie, de réduire les pertes d’électricité et de minimiser les arrêts », déclare le Coordinateur national du programme MCA-Benin II. « Ce projet s’inscrit dans la volonté du gouvernement de gérer efficacement la production des centrales électriques, des micro-réseaux et autres infrastructures de réseau, afin d’améliorer la qualité, l’efficacité et la disponibilité de l’énergie pour nos clients. Il permettra également de gérer la sécurité et d’assurer le contrôle du réseau. »

Côte d’Ivoire
Selon les termes du contrat, GE va réhabiliter et développer trois sous-stations 225 kV, à Ferke, Man et Taabo. Ce projet contribuera à améliorer la distribution d’électricité dans le nord, l’ouest et le centre de la Côte d’Ivoire.

« Avec environ 90 % de la population du pays ayant accès à l’électricité et dans un contexte de demande énergétique croissante, les systèmes de distribution limités dont nous disposons aujourd’hui entraînent une perte totale d’énergie d’environ 20 % par an. Nous devons donc absolument réhabiliter et renforcer l’infrastructure de réseau du pays. », explique Bile Gerard TANOE – Secrétaire général de CI-ENERGIES. « Ce projet permettra d’augmenter les capacités des sous-stations de Ferke, Man et Taabo. Ainsi, nous limiterons les pertes d’énergie et garantiront la fiabilité nécessaire pour assurer la disponibilité de ces sous-stations essentielles. », ajoute-t-il.

L’énergie est un élément clé du développement en cours en Afrique subsaharienne. Avec un taux d’électrification de seulement 45 % dans de nombreux pays de la région, il est primordial de développer une solution complète visant à faciliter l’accès à l’énergie et à favoriser le développement économique. » explique Lazarus Angbazo, Président et CEO de l’activité GE Grid Solutions de GE Renewable Energy, pour la région Afrique subsaharienne. « Ces projets viennent renforcer l’implication de GE dans la mise en œuvre d’infrastructures clés pour le transport de l’énergie et le développement des interconnexions en Afrique, et ce grâce à nos solutions intelligentes et à notre expertise des projets clés en main. »

L’activité Grid Solutions de GE propose des solutions techniques complètes pour les sous-stations haute tension (HT) à l’intention des fournisseurs d’énergie, des services publics et des industries, en combinant un mix approprié de produits haute tension, une expertise technique et une gestion complète des projets. GE a conçu et mis en œuvre plus de 1 700 projets de sous-stations à travers le monde au cours des 10 dernières années.

Distribué par APO Group pour GE.

 

Contact de presse :
Anne Ezeh
GE Power Communications
Afrique subsaharienne
+234 7031779857
anne.ezeh@ge.com

Allison J. Cohen
GE Renewable Energy
External Comms Leader, Grid Solutions
+972-(0)54-7299742
allison.j.cohen@ge.com

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Le Groupe de la Banque mondiale choisit son 13e président

© Newsletter de la Banque mondiale

WASHINGTON, 5 avril 2019 — Les Administrateurs de la Banque mondiale ont décidé aujourd’hui à l’unanimité de nommer David R. Malpass au poste de président du Groupe de la Banque mondiale pour un mandat de cinq ans à compter du mardi 9 avril 2019. Le Conseil des administrateurs a exprimé sa profonde reconnaissance à la présidente par intérim, Kristalina Georgieva, pour le dévouement et le leadership dont elle a fait preuve durant ces derniers mois.

Les Administrateurs ont suivi la procédure de sélection convenu en 2011. Cette procédure comporte plusieurs volets : un système de candidature ouvert selon lequel n’importe quel Administrateur ou Gouverneur (par l’intermédiaire d’un Administrateur) peut soumettre la candidature de tout ressortissant d’un État membre de la Banque, puis l’organisation d’un entretien exhaustif entre le candidat David R. Malpass et les Administrateurs.

Le Conseil des Administrateurs travaillera avec M. Malpass à la mise en œuvre de la Vision (a) du Groupe de la Banque mondiale et de l’accord sur le capital tel qu’il est défini dans le Document sur le financement durable du développement durable (a).

M. Malpass a précédemment exercé les fonctions de sous-secrétaire chargé des affaires internationales au Trésor américain. À ce titre, il a représenté les États-Unis sur la scène internationale à l’occasion de divers événements : réunions du G7 et du G20 à l’échelon des adjoints des ministres des Finances ; Assemblées annuelles et Réunions de printemps de la Banque mondiale et du FMI ; réunions du Conseil de stabilité financière, de l’Organisation de coopération et de développement économiques et de la Société américaine de promotion des investissements privés à l’étranger (OPIC).

En tant que sous-secrétaire, M. Malpass, a joué un rôle crucial dans plusieurs grandes réformes et initiatives concernant le Groupe de la Banque mondiale, notamment la récente augmentation du capital de la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD) et de la Société financière internationale (IFC). David R. Malpass, en outre, a contribué à faire progresser l’Initiative sur la transparence de la dette — adoptée par la Banque mondiale et le FMI —, dont l’objectif consiste à accroître la publication d’informations sur la dette en vue de réduire la fréquence et la gravité des crises d’endettement.

Avant d’être nommé sous-secrétaire au Trésor, M. Malpass a travaillé comme économiste international et a fondé un cabinet de recherche macroéconomique à New York. Auparavant, il avait exercé les fonctions de Deputy Assistant Secretary of the Treasury chargé des pays en développement et de Deputy Assistant Secretary of State délégué aux affaires économiques latino-américaines. À ces postes, il s’est concentré sur un éventail de questions économiques, budgétaires et diplomatiques, notamment la participation des États-Unis aux activités des institutions multilatérales, dont la Banque mondiale.

Par ailleurs, M. Malpass a siégé au conseil d’administration de diverses organisations telles que le Council of the Americas, l’Economic Club of New Yorket le National Committee on US–China Relations. Il est titulaire d’une licence du Colorado College et d’une maîtrise en administration des affaires (MBA) de l’université de Denver. Il a entrepris des études supérieures d’économie internationale à la School of Foreign Service de l’université de Georgetown.

Le président de la Banque mondiale préside les Conseils des Administrateurs de la BIRD et de l’Association internationale de développement (IDA). Il préside aussi es qualités le Conseil d’administration de l’IFC et celui de l’Agence multilatérale pour la garantie des investissements (MIGA), ainsi que le Conseil administratif du Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements (CIRDI).


COMMUNIQUÉ DE PRESSE N° : 2019/147/ECR

Contacts

David Theis
+1 202 458-8626

dtheis@worldbank.org 

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Fondation BGFIBank : Une école pour les enfants du village de Marohomby Mahatsinjony Fianarantsoa, à Madagascar

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La subvention d’un montant total de dix millions de francs CFA, octroyée par la Fondation, a permis la construction d’un bâtiment composé de 3 salles de classe et pouvant accueillir 150 élèves

ANTANANARIVO, Madagascar, 1 avril 2019/ — L’unique école primaire de Marohomby Mahatsinjony, village situé dans la province de Fianarantsoa dans le Sud de Madagascar, à 400 km de Tananarive, a ouvert ses portes ce samedi 30 mars 2019, après six mois de travaux de construction.

Financée par la Fondation BGFIBank en partenariat avec l’association ZANAK’I Donné, la construction de cette école primaire apporte une réponse concrète aux problèmes liés à la distance et à l’accessibilité des enfants aux établissements scolaires : problèmes qui représentent une part importante du phénomène d’exclusion scolaire. La subvention d’un montant total de dix millions de francs CFA, octroyée par la Fondation, a permis la construction d’un bâtiment composé de 3 salles de classe et pouvant accueillir 150 élèves de 4 à 15 ans, sur une surface totale de 1000 mètres carrés.

La cérémonie d’inauguration s’est déroulée en présence de quelques personnalités administratives, dont le Maire de la commune Asabotsy Fianarantsoa II, Monsieur Jean Alfred RANDRIANARIJAONA, le Prêtre de la commune, le Père Jacques MARTIN, le Chef du quartier Maromby, Monsieur Modeste RADRIAMBOLOLONA, et la  Présidente de l’association de l’association ZANAK’I Donné, Madame RAZAIARALINA. Une délégation de BGFIBank Madagascar accompagnait également le Directeur général adjoint de la filiale, Monsieur Christophe MOUNGUENGUI.

A cette occasion, le Représentant de l’association ZANAK’I Donné, Monsieur Odilon RAKOTOMALA a témoigné de la pertinence du projet et n’a pas hésité à manifester sa joie et sa profonde gratitude envers la Fondation BGFIBank : « Cette belle œuvre contribuera à servir et former plusieurs générations d’enfants de Marohomby Mahatsinjony ». Pour sa part, le Directeur général adjoint de BGFIBank Madagascar, Monsieur Christophe MOUNGUENGUI, a mis en exergue la solidarité du Groupe BGFIBank envers la communauté Malagasy et sa volonté, à travers les actions de la Fondation BGFIBank, d’améliorer la qualité de l’éducation des enfants à Madagascar et dans l’ensemble des pays où le Groupe intervient. Il en a profité pour exprimer son souhait que ce bâtiment puisse contribuer longtemps à un environnement favorable à l’émancipation des enfants ».

Distribué par APO Group pour Fondation BGFIBank.

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RDC: 20 millions de dollars pour des mini réseaux écologiques

Abidjan, Côte d’Ivoire, le 28 mars 2019  La Banque africaine de développement a approuvé l’octroi d’un prêt de 20 millions de dollars à la République démocratique du Congo (RDC), pour l’acquisition de mini-réseaux producteurs d’énergie renouvelable destinés aux villes d’Isiro, de Bumba et de Genema, qui ne sont pas connectées au réseau de distribution d’électricité du pays.

Ce programme de mini-réseaux écologiques de la RDC servira de projet pilote, dans une approche novatrice menée par le secteur privé et visant à installer des mini-réseaux capables de fournir de l’énergie renouvelable dans ce pays d’Afrique centrale. Le programme pourra fournir de l’énergie aux villes importantes, dont certaines peuplées de plusieurs centaines de milliers d’habitants et dépourvues d’accès à des formes modernes d’énergie.

Le réseau d’électricité couvre environ 10 % du territoire et beaucoup de Congolais se servent de kérosène et de diesel pour alimenter leurs lampes, leurs cuisinières et leurs générateurs électriques. Moins de 1 % des zones rurales et moins de 35 % des zones urbaines ont accès à l’électricité provenant du réseau national. En Afrique subsaharienne, la couverture électrique par un réseau central s’élève à 24,6 % en moyenne.

Le financement de la Banque vient compléter l’initiative Essor (Access to Electricity – A2E) du Département pour le développement international du Royaume-Uni (DFID), un programme d’assistance technique qui aide à l’acquisition par enchères de mini-réseaux et à la préparation de projets par le gouvernement. Le soutien du DFID promeut la multiplication de projets de mini-réseaux écologiques menés par le secteur privé en RDC.

La Banque fournira à la fois des ressources privées et concessionnelles – dont celles provenant du Fonds vert pour le climat et d’autres partenaires de développement – aux promoteurs et consortiums qui seront sélectionnés dans le cadre du processus d’enchères. Le Conseil du GCF a approuvé le décaissement de 21 millions de dollars pour le programme, lors de sa 21e réunion, en octobre 2018.

De son côté, la Banque mettra à disposition une subvention de 1 million de dollars provenant du Fonds des énergies durables pour l’Afrique (SEFA), destiné à fournir des services de conseil au gouvernement de la RDC pour l’acquisition de systèmes de mini- réseaux photovoltaïques solaires. Les services de conseil prévoient également l’élaboration d’un cadre réglementaire pour les mini-réseaux, des études de faisabilité de projets et une contribution importante au niveau des politiques et de la réglementation.

Une fois le projet opérationnel, les mini-réseaux – d’une capacité oscillant entre 3 et 10 MW – permettront de connecter directement 21 200 ménages et 2 100 PME et bâtiments publics, ce qui bénéficiera à 150 000 personnes au moins.

Le vice-président de la Banque pour l’Énergie, le changement climatique et la croissance verte, Amadou Hott, a déclaré que le soutien financier de la Banque au programme d’électricité hors réseau de la RDC allait transformer le secteur de l’énergie du pays et aurait un impact important sur son développement. Il a fait remarquer que, contribuant à éliminer l’utilisation du diesel dans les communautés ciblées, le programme favoriserait également la transition du pays vers une croissance à faible émission de carbone.

« Le plan novateur, qui s’inscrit dans le cadre de ce programme, devrait également permettre de démontrer la viabilité du financement des mini-réseaux par le secteur privé, ce qui ouvrira un marché pour les investissements dans le domaine des mini-réseaux en Afrique subsaharienne. Nous espérons dupliquer ce modèle une fois que le projet pilote aura démontré sa réussite », a déclaré Amadou Hott.

Selon le directeur intérimaire de la Banque pour les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique, Daniel Schroth, « le financement à long terme et à des conditions concessionnelles fourni par la Banque et le GCF, et éventuellement par d’autres donateurs, permettra d’améliorer la viabilité commerciale des projets de mini-réseaux tout en garantissant des tarifs abordables. L’engagement important de la Banque, conforme à sa mission consistant à déployer des financements novateurs et bien structurés pour alimenter le continent en électricité, rassurera davantage les investisseurs ».

Le programme des mini-réseaux écologiques de la RDC s’inscrit dans le droit fil du New Deal pour l’énergie en Afrique, du Plan d’action de lutte contre le changement climatique et de la stratégie d’investissement à long terme. Ces priorités visent à élargir l’accès à l’énergie, à stimuler l’utilisation productive de l’énergie tout en affranchissant les individus et les entités publiques et privées de la production d’énergie à forte teneur en carbone. Ce programme répond également à la stratégie pays 2013-2020 de la Banque africaine de développement pour la République démocratique du Congo.

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One Planet Summit: la BAD promet 25 milliards de dollars pour le climat

Climat One planet

Plus de 4 000 participants, chefs d’Etat, de gouvernements, institutions et ONG ont participé à la troisième édition du One Planet Summit jeudi 14 mars à Nairobi, au Kenya. Parmi les initiatives les plus spectaculaires, celle de la Banque africaine de développement qui a promis 25 milliards de dollars en faveur du climat d’ici 2025.

La Banque africaine de développement (BAD) a décidé de s’imposer comme un des bons élèves de la lutte contre le changement climatique. Les sommes en faveur du climat passent à 25 milliards de dollars, soit le double de l’enveloppe précédente. Cet argent financera l’agriculture durable, les assurances contre les catastrophes naturelles ou encore la construction d’infrastructures.

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Deuxième annonce : la BAD va lancer des facilités de crédit pour soutenir les pays qui abandonneront le charbon en faveur des énergies renouvelables.

Enfin, elle confirme sa dotation de 10 milliards pour son initiative « Du désert à l’énergie », destinée à construire, dans le Sahel, des infrastructures capables de produire 10 gigawatts. Selon le président de la BAD, Akinwumi Adesina, 100% du portefeuille énergie de l’institution est désormais consacré au climat.

Reste que le secteur bancaire n’est pas toujours aussi vertueux, notamment du côté des banques commerciales privées, qui financent encore beaucoup les énergies fossiles. « Malgré les progrès, il reste beaucoup de travail sur l’information et la sensibilisation », estime Akinwumi Adesina. Le président de la BAD a donc annoncé le lancement prochain d’un classement des institutions financières en fonction des sommes qu’elles accordent à la protection de l’environnement. Un outil qui se veut pédagogique en mettant en danger l’image des mauvais élèves auprès du grand public.


■ La Banque mondiale investira 22,5 milliards de dollars

La Banque mondiale contribuera elle à hauteur de 22,5 milliards de dollars pour la période 2021-2025 dans le financement de la lutte contre le changement climatique.

Source: RFI

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Energies: L’Afrique, eldorado des énergies renouvelables

Energie Vue-barrage-hydroelectrique-Gibe-III-Ethiopie-17-decembre-2016COP 24. Pour relever le défi du développement et du changement climatique, le continent peut compter sur un fort potentiel énergétique renouvelable. Certains pays l’ont bien compris qui multiplient les projets pour l’exploiter.

Malgré les effets d’annonce qui promettent pour demain l’électrification de l’Afrique, le continent reste largement plongé dans le noir. Avec près d’un milliard d’habitants, celui-ci représente 13 % de la population mondiale mais seulement 4 % de la production énergétique. Si bien que 600 millions d’Africains n’ont toujours pas accès à l’électricité et que ce nombre risque d’augmenter sous l’effet de la croissance démographique, renforçant les effets du mal développement.

Un potentiel encore inexploité

Pourtant le continent dispose d’un énorme potentiel énergétique renouvelable, encore largement inexploité. « Bien sûr, l’Afrique est plurielle. Certains pays, notamment le Maroc pour le solaire, le Kenya pour la géothermie ou l’Éthiopie pour les barrages, sont déjà bien avancés quand d’autres, plus fragiles, comme le Mali ou le Niger, sont moins dotés même s’ils progressent rapidement », nuance Christian de Gromard de l’Agence française de développement (AFD). « Mais si l’on regarde large, le continent a tout ce qu’il faut en ressources naturelles – solaire, hydraulique, géothermie, éolien ou biomasse – pour relever le défi », poursuit-il.

Un diagnostic confirmé par l’Agence internationale pour les énergies renouvelables (Irena) qui estime que la capacité installée de l’Afrique, actuellement de 34 gigawatts (GW), pourrait atteindre les 300 GW en 2030, niveau requis pour un accès universel sur l’ensemble du continent.

Un financement encore problématique

Utopique ? La progression spectaculaire du solaire photovoltaïque sur le continent montre le contraire. La baisse des coûts d’équipements et d’installation a permis à l’Afrique d’augmenter sa capacité de 800 mégawatts (MW) en 2014 et à nouveau d’autant en 2015. « Avec les bonnes politiques d’accompagnement, cette capacité pourrait atteindre plus de 70 GW en 2030 », soutient l’Irena.

« Mais l’accès difficile au crédit et à la finance reste un frein majeur. Car les énergies renouvelables, c’est moins cher, à condition d’investir dans la durée, l’amortissement se faisant sur 20 à 50 ans selon la taille et la nature des projets », souligne Christian de Gromard.

Pour attirer l’argent privé, l’engagement des pouvoirs publics et des bailleurs internationaux est donc essentiel. D’ailleurs, depuis la COP21 de Paris, les plans d’action étatiques se multiplient, à l’image de l’« Initiative africaine pour les énergies renouvelables », lancée en 2015, qui vise à l’installation de 10 GW d’énergies renouvelables sur le continent d’ici à 2020. Soutenue par dix bailleurs – dont la France – à hauteur de 9 milliards d’euros, l’initiative entre désormais dans la phase de mise en œuvre.

Concilier développement et changement climatique

« Mais à côté de cette stratégie des grands projets décidés d’en haut, qui peine à produire des résultats concrets, il existe un mouvement très fécond, venu du bas de la société, pour inventer un nouveau modèle énergétique. Un modèle non plus basé sur le développement de vastes réseaux intégrés mais sur des solutions hors réseau, aux dimensions d’un village ou d’un quartier, plus adaptées aux réalités africaines », souligne l’économiste Jean-Joseph Boillot.

L’Afrique parviendra-t-elle pour autant à concilier développement et défi climatique en misant tout sur les énergies renouvelables ? « Elles peuvent y participer, mais une solution 100 % renouvelable n’est pas raisonnable, pas plus en Afrique qu’ailleurs », nuance Jean-Pierre Favennec, de l’IFP Énergies nouvelles. La preuve : aucun des pays du continent qui ont amélioré significativement leur production d’électricité – comme le Ghana, le Sénégal ou la Côte d’Ivoire – n’a pu le faire en se privant totalement des énergies fossiles, notamment des centrales au gaz. »

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► La part de l’électricité d’origine renouvelable

Continent africain : 50 % renouvelable (en grande partie de la biomasse), 50 % énergie fossile (données 2015). 50 % de la population vit encore sans électricité.

Pays OCDE : 25,9 % renouvelable, 17,8 % nucléaire, 58,7 % énergies fossiles (données 2017)

France : 17,8 % renouvelable, 71,5 % nucléaire, 11,9 % énergies fossiles (données 2017)

► Les émissions mondiales de CO2 toujours à la hausse.

Elles ont atteint un niveau historique de 53,5 gigatonnes (Gt) équivalent CO2 en 2017, soit 0,7 Gt de plus qu’en 2016, souligne le PNUE. En suivant la tendance actuelle, les émissions atteindront 59Gt en 2030, selon le PNUE.

Pour limiter le réchauffement à 2°C, il faudrait émettre au maximum 40 Gt CO2e en 2030, et 24 Gt pour 1,5°.

http://www.la-croix.com

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