Sécurité alimentaire : Un défi majeur d’aujourd’hui et de demain

CTA pitch agrihack 25 finalistsAujourd’hui, près de 33% de la population de l’Afrique subsaharienne, soit environ 200 millions de personnes, est sous-alimentée, dont 60% dans des pays en conflit. Des situations de pénuries alimentaires engendrées, entre autres, par les conflits, le changement climatique, la rareté de l’eau, la croissance démographique et la volatilité des marchés. Il est ainsi apodictique d’agir durablement d’une part pour rendre les systèmes alimentaires plus efficaces, inclusifs et résilients, et d’autre part pour mettre un terme à la faim et à toutes les formes de malnutrition.

Accroître la productivité et améliorer la sécurité alimentaire

Une réponse qui passe par l’augmentation de la production agricole, l’amélioration de la qualité des aliments et l’amélioration de la compétitivité des productions paysannes. L’agriculture revêt une importance essentielle pour les pays en développement. Le bon fonctionnement du secteur agricole est capital pour assurer la sécurité alimentaire. Il faut entre autres, améliorer la productivité agricole de manière durable afin de satisfaire à la demande croissante, et renforcer la résilience face aux crises de longue durée, aux catastrophes et aux conflits. Soulignons que les produits agricoles constituent une source majeure des revenus nationaux. Il faut produire plus avec moins, tout en préservant et en améliorant les moyens d’existence des petits exploitants agricoles et des agriculteurs familiaux, et d’assurer aux plus vulnérables un accès à l’alimentation. Afin d’augmenter de manière durable les activités rémunératrices des populations pauvres, l’on est invité à investir dans la protection sociale, à lutter contre la sous-alimentation et à investir en faveur des pauvres dans des activités productives, en particulier dans l’agriculture et au sein des économies rurales.

L’objectif est de promouvoir des investissements pour augmenter la production ; et la productivité agricole ; d’améliorer l’accès aux marchés.

Nzi Eliane ONG AFALe concept de « sécurité alimentaire» a été défini lors du Sommet mondial de l’alimentation de 1996 : « La sécurité alimentaire est assurée quand toutes les personnes, en tout temps, ont économiquement, socialement et physiquement accès à une alimentation suffisante, sûre et nutritive qui satisfait leurs besoins nutritionnels et leurs préférences alimentaires pour leur permettre de mener une vie active et saine».

La sécurité alimentaire telle que définie par le Sommet mondial de l’alimentation de 1996 comporte quatre dimensions :i) la disponibilité physique des aliments, ii) l’accès économique et physique des aliments, iii) l’utilisation des aliments et iv) la stabilité des trois autres dimensions dans le temps.

L’insécurité alimentaire, un facteur qui pousse à se déplacer

Il ya un fossé entre l’utilisation de la terre et des ressources en eau dans le secteur agricole, les augmentations de production nécessaires d’une part et une hausse de la demande alimentaire d’autre part.

Au moins 40% des terres émergées de la planète sont menacées par la désertification et les Nations Unies soulignent que 40% des conflits dans le monde sont dus à des luttes pour les ressources naturelles.

Cette situation alimentaire, selon le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés, basé à Genève (HCR), est le résultat d’une multitude de facteurs comme le manque de fonds et des conflits qui provoquent des déplacements massifs de populations. Pour pallier à cela, plusieurs pays émettent des réponses concomitantes aux situations de pénurie alimentaire engendrées, entre autres, par les conflits qui sévissent dans leurs territoires. C’est le cas des foires alimentaires comme une réponse d’urgence au déplacement des populations de l’est du Congo.

En 2016, l’Union européenne a alloué 165 millions pour assister les personnes frappées par la famine et par la sécheresse dans la Corne de l’Afrique, mais « l’insécurité alimentaire, a dit le vice-directeur général de la FAO, Daniel Gustafson, est un facteur qui pousse à se déplacer ou à migrer vers d’autres réalités ». L’on devrait développer les activités rémunératrices en zone rurale et lutter contre les causes de la migration.

L’on assiste des bouleversements importants qui touchent de plus en plus de communautés. Incorporer des pratiques durables dans l’agriculture semble dorénavant inévitable pour nourrir une population croissante sans détruire la planète. La durabilité est un enjeu incontournable de l’agroalimentaire de demain.

FAO DGEnviron 20 millions de personnes pourraient mourir de faim

« Il faut agir rapidement pour sauver la vie des populations frappées par la famine », dit José Graziano da Silva, Directeur général de la FAO. Elles souffrent en particulier « dans le nord-est du Nigéria, en Somalie, au Soudan du Sud et au Yémen », précise-t-il. Pour le patron de la FAO, « Si l’on ne fait rien rapidement, environ vingt millions de personnes pourraient mourir de faim dans les six prochains mois »

Dans de telles situations de famine, ce qui compte premièrement est de pouvoir fournir une assistance alimentaire dans l’immédiat. 

Selon le dernier rapport produit conjointement par le Programme alimentaire mondial (PAM), la FAO et la Commission européenne sur les crises alimentaires, en seulement douze mois, de 2015 à 2016, les personnes qui souffrent de la faim à cause d’événements climatiques extrêmes, souvent dans des zones de conflit, ont augmenté de 80 à 108 millions. Il s’agit avant tout de la sécheresse dans la Corne de l’Afrique (Somalie, Djibouti, Éthiopie et Érythrée), en particulier en Éthiopie : elle frappe essentiellement des agriculteurs avec de petites activités sur des terrains à risque de désertification.

 Des mesures urgentes s’imposent

Selon le rapport de la FAO, l’Avenir de l’alimentation et l’agriculture : Tendances et défis, bien que des progrès majeurs aient été réalisés en matière de réduction des souffrances liées à la faim à travers le monde ces 30 dernières années, «le fait d’augmenter la production alimentaire et la croissance économique a de lourdes répercussions sur l’environnement naturel». Le rapport révèle : «Presque la moitié des forêts sur cette terre ont maintenant disparu. Les sources en eau souterraines s’amenuisent rapidement et la biodiversité a été particulièrement affectée». La simple augmentation de la production ne sera pas suffisante. La FAO appelle ainsi à des « transformations majeures dans les systèmes agricoles, les économies rurales et la gestion des ressources naturelles ». Car nous devons répondre aux nombreux défis qui se présentent à nous et exploiter pleinement le potentiel de l’alimentation et de l’agriculture en vue d’assurer un avenir radieux à tout le monde sur cette planète.

Plus d’investissements agricoles, de recherche et de développement dans l’agriculture et les systèmes alimentaires, mais également une « gouvernance cohérente et efficace à l’échelle nationale et internationale », seront indispensables si l’on souhaite atteindre l’objectif visant à éradiquer la faim d’ici à 2030.

TomatesPour préserver la sécurité alimentaire, chaque pays devrait avoir la liberté d’exercer sa propre souveraineté alimentaire, c’est à dire de définir ses politiques agricoles et d’assurer l’autosuffisance alimentaire pour les principales productions agricoles de base.

La souveraineté alimentaire est par essence politique dans la mesure où elle se traduit, selon ses initiateurs, par le droit pour un pays/peuple de mettre en place les politiques agricoles les mieux adaptées à leurs populations. L’autosuffisance alimentaire est la capacité de satisfaire tous les besoins alimentaires d’une population par la seule production nationale.

Il faut nécessairement mettre en place des actions pouvant contribuer à créer une production alimentaire et agricole durable. L’on devrait se réorienter vers des systèmes alimentaires plus durables qui utiliseront de manière plus efficace la terre, l’eau et les autres intrants.

En plus d’augmenter la production et de renforcer la résilience, il conviendrait de créer des chaînes agroalimentaires capables de mieux connecter les agriculteurs des pays à faibles et moyens revenus aux marchés urbains et d’élaborer des mesures. Des mesures qui viseraient à garantir aux consommateurs un accès à une nourriture saine et nutritive.

Tous devraient s’employer à éradiquer l’extrême pauvreté et réduire les inégalités, et à répondre au besoin d’une gouvernance cohérente et efficace à l’échelle nationale et internationale.

BAD Pdt Adesina 3« Ce que l’Afrique fait pour l’agriculture n’est pas seulement important pour elle, mais façonnera l’avenir de l’alimentation dans le monde » indique Akinwumi Adesina, ancien ministre nigérian de l’agriculture, devenu le président de la Banque africaine de développement (BAD) en mai 2015.

 Perspectives

Si des efforts ne sont pas entrepris pour investir dans les systèmes alimentaires et les réorganiser, beaucoup trop de personnes souffriront de la faim en 2030, soit l’année limite fixée par les nouveaux Objectifs de développement durable (ODD) pour éradiquer l’insécurité alimentaire chronique et la malnutrition.

C’est à juste titre qu’indique David Nabarro, Conseiller spécial du Secrétaire général de l’ONU sur le Programme de développement durable à l’horizon 2030 :  «Éliminer la faim et la malnutrition sous toutes ses formes, transformer les systèmes alimentaires et agricoles de manière à autonomiser les petits exploitants et à préserver la planète est l’un des problèmes les plus épineux que pose le nouveau programme, et qui concerne tous les ODD».

31039747318_ea169d8773_oPrésent au 28e sommet de l’Union africaine (UA) à Addis-Abeba, Akinwumi Adesina, président de la BAD estime que seuls des investissements conséquents dans le secteur agricole peuvent sortir de la pauvreté les 65 % d’Africains vivant en milieu rural.

Déjà présent dans la Déclaration sur les Droits de l’homme des Nations unies de 1948, le « droit à l’alimentation » est actuellement reconnu dans la Constitution de plus de 40 pays et, selon la FAO, il pourrait être un droit judiciaire dans quelques 54 pays. L’on devrait empêcher de nouvelles menaces transfrontalières sur l’agriculture et les systèmes alimentaires.

 Patrice Kouakou

 

Publicités
Publié dans Agriculture, Développement, politique

Réconciliation nationale/Cote d’Ivoire : L’Abidjanaise, une manne à exploiter

Cote d'ivoire 225L’hymne national de la Côte d’Ivoire, l’Abidjanaise est un outil de sensibilisation pour la paix durable. Il parle beaucoup d’amour.

L’Abidjanaise est le miroir de la moralité du pays. C’est un programme de gouvernement que chacun doit appliquer à sa propre vie. « La paix, ce n’est pas un mot, c’est un comportement. » Tels sont les propos du président Félix Houphouët-Boigny.

Ce qui implique que chacun doit avoir un comportement qui va dans le sens de la paix nationale. La Côte d’Ivoire est un pays d’hospitalité, c’est pourquoi il a un fort taux d’immigrés. L’hospitalité fait partie des valeurs que Dieu lui-même recherche dans la vie de quelqu’un qui veut l’adorer.

En tant que terre d’espérance, ce pays d’hospitalité est un lieu de restauration qui attire le monde. Dieu a béni la Côte d’Ivoire avec un sous sol riche et une terre privilégiée.

Le président Félix Houphouët-Boigny ne s’est pas détaché de l’hymne national. Cela lui a été bénéfique ; vivant de l’Abidjanaise le père de la nation a honoré Dieu qui à son tour lui a donné la sagesse et béni la Côte d’Ivoire.

Tes légions remplies de vaillances ont relevé ta dignité. Un vaillant combattant ne tremble pas devant autrui, il est confiant et serein. Chaque ivoirien est alors le soldat protecteur de l’héritage (richesse, édifices, habitudes, Constitution, amour, paix, etc.) laissé par le père de la nation.

Force est de constater que l’ivoirien qui devrait s’attacher à Dieu, s’était enfoncé davantage dans de mauvaises voies. Les troubles étaient arrivés, c’était un avertissement de Dieu.

Lorsque l’on se rassemble en Côte d’Ivoire, que ce soit pour sa gloire et son bonheur et non pour sa destruction. L’ivoirien doit ainsi aspirer au bonheur et se battre pour l’intérêt supérieur de la nation. Car il ne peut avoir de bonheur que dans le dialogue, la paix et la cohésion sociale.

« Le dialogue est l’arme des forts et non des faibles, c’est l’arme de ceux qui font passer leurs problèmes généraux avant les problèmes particuliers, avant les questions d’amour propre. » a indiqué le président Félix Houphouët-Boigny devant le corps diplomatique, le 1er janvier 1970.

Et d’ajouter « Dans la recherche de la paix, de la vraie paix, de la paix juste et durable on ne doit pas hésiter un seul instant, à recourir, avec obstination au dialogue. »

Cote d'Ivoire AssinieFiers ivoiriens, le pays nous appelle. La Cote d’Ivoire nous appelle à construire et à œuvrer pour son développement. La Cote d’Ivoire nous appelle donc à cultiver l’amour pour récolter la paix. « Il n’y aura pas de paix tant que la force paraîtra l’unique recours possible pour dénouer des situations intolérables. » a prévenu le président Félix Houphouët-Boigny en 1979 à la fête nationale à Katiola.

Car c’est dans l’union, la discipline et le travail que l’on pourra construire une Côte d’Ivoire solide.

Si nous avons dans la paix ramenée la liberté. Cela pour dire que nos ancêtres ont travaillé dans la paix pour que la Cote d’Ivoire soit indépendante.

Notre devoir sera d’être un modèle, de l’espérance promise à l’humanité. En somme, l’espérance promise à l’humanité est Jésus. Dans son gouvernement, il n’ya pas de place pour la haine et pour la vengeance (Romains 12,14). Être le modèle de l’espérance promise à l’humanité, c’est se détourner des mauvaises voies.

L’Abidjanaise invite chaque ivoirien à respecter Dieu. En forgeant uni dans la foi nouvelle, chaque habitant de la Côte d’Ivoire devra être un apôtre de la paix.

La patrie de la vraie fraternité, c’est un pays où tous sont frères et sœurs. Vivre ensemble ne nous amène pas à pratiquer les habitudes de l’autre, mais à l’accepter telle qu’il est avec ses qualités et ses défauts. Dieu aime la Côte d’Ivoire.

Puisse le Père céleste pardonner les habitants de ce beau pays, les prendre en grâce et  leur donner ainsi la force de se pardonner mutuellement afin que la Côte d’Ivoire soit véritablement un pays d’intégration et de cohésion sociale.

Patrice Kouakou

Publié dans Développement, Société

Développement durable : L’accès à la finance verte en Afrique

Finance verte 2Fournir aux pays africains une expertise renforcée dans la recherche de financement pour un développement sobre en carbone demeure une préoccupation. Les financements sont essentiels à l’atteinte des objectifs à long terme de l’Accord de Paris et des objectifs de développement durable des Nations Unies. Car les besoins en investissement pour un développement inclusif de l’action climatique à l’horizon 2050 sont estimés à environ 1.500 milliards de francs CFA par an. Cette activité s’inscrit dans le cadre d’un protocole d’accord signé en décembre 2016 pour accroitre l’accès au financement des petites et moyennes entreprises (PME) africaines pour mettre en œuvre des actions de lutte contre l’impact du changement climatique.

Les participants d’une conférence internationale sur le financement de la croissance verte en Afrique, ont discuté en juin 2018 à Abidjan, à travers des panels des options de financement des actions favorables à l’atténuation et l’adaptation au changement climatique et de l’impact de la règlementation afférente sur le développement de nouveaux produits et services pour les particuliers et les PME. Cette conférence internationale est le fruit de la collaboration entre l’African Guarantee Fund, le Fonds Nordique de Développement, le Centre du Commerce International et la Banque Africaine de Développement.

La question de la facilitation d’un environnement propice à l’attraction de la finance verte.

L’économie verte est un modèle économique qui a trois (03) finalités : créer la richesse (lutte contre la pauvreté, régler la question du chômage (création d’emplois) et contribuer à la transition énergétique (lutte contre le changement climatique). Dans cette transition vers l’économie verte, quel est le rôle de la Cote d’Ivoire dans la promotion de la finance verte et de l’énergie verte ? La Cote d’Ivoire compte assurer le leadership dans la transition énergétique. Car le cadre institutionnel se met en place. Il y a un cadre de concertation secteur privé, secteur public, et la création d’un écosystème dynamique. Cette approche est favorable pour les PME. << Il y a un signal fort pour le développement au niveau national et la Cote d’Ivoire est un cas d’école au niveau de la sous-région. >> a indiqué Raoul Kouamé, Coordonnateur de projets CEDEAO. Le secteur privé a un rôle à jouer. L’État doit mettre en place des stratégies et des mécanismes pour mobiliser des ressources financières. Il faut ainsi amener le secteur privé, les banques à trouver leurs intérêts, et pouvoir transformer les mécanismes en langage environnemental.

Quelles conditions pour accélérer la transition verte ?

Il faut le verdissement des plans projets/programmes ; le verdissement des plans sectoriels ; le développement des outils et le financement diagnostic sur la fiscalité environnementale ; et la création d’un cadre de concertation secteur privé, secteur public et les banques (ou intermédiaires financiers). L’Afrique en général et la Cote d’Ivoire en particulier sont réellement engagés dans une transition vers l’économie verte. Le cadre institutionnel commande et guide. Ainsi le développement durable ne peut se faire qu’avec l’implication du secteur privé et public. Les modèles au niveau de l’Afrique sont entre autres le Kenya, la Cote d’Ivoire et le Rwanda pour une économie, un développement sobre et l’écotourisme.

Le rôle clé des institutions financières de développement (IFD) dans la promotion de la finance verte et de l’investissement durable.

Le constat partagé de tous est que les conditions d’accès aux ressources sont difficiles. Le Directeur de la finance environnementale et climatique de la BOAD, Yacoubou Bio Sawe a indiqué, à propos, comment mobiliser, exploiter et utiliser les ressources. Il a précisé que la BOAD dispose des mécanismes, des fonds d’adaptation, des fonds mondial et de fonds verts pour le climat. Le Directeur Yacoubou Bio Sawe invite les PME à se consolider, de rester ensemble pour aller vers ces ressources, tout en faisant mention du phénomène des accréditations.

Avec la BOAD, c’est la mise à la disponibilité des lignes de création. << La BOAD permet de financer et s’intéresse à comment faire fonctionner les PPP. C’est ainsi une structure pour permettre aux PME de travailler et de profiter de ce qu’ils font. >> a souligné le Directeur de la finance environnementale et climatique de la BOAD.

Pour lui, les gouvernements travaillent sur le cadre réglementaire et institutionnel, il faut aller vers un mécanisme qui mixe les ressources, il faut créer les conditions pour faciliter la mobilisation des ressources au niveau interne.

A en croire le Directeur d’exploitation du Fonds Africain de Garantie / African Guarantee Fund (AGF), David Ekabouma, il y a une facilitation  de l’accès aux financements des PME. Pour lui, il faut aider les banques en finançant les PME. A la question de savoir, à quel type de garantie l’AGF peut donner aux banques ? David Ekabouma répond : << Au travers de notre garantie, on accède à des financements, fait des prêts. Les garanties amènent les banques à prendre les risques. >> Pour financer l’investissement de l’Afrique, c’est le long et le moyen terme. Pour l’AGF, les PME sont le véritable de la croissance en Afrique.

Le Président de l’Association ivoirienne des énergies renouvelables, Edi Boraud a argué que les PME ne sont pas bien comprises en Afrique. C’est pourquoi il invite les financiers à pouvoir financer les projets à grand impact, et à arriver à donner des outils à chacun.

Le Gestionnaire de programme du Fonds Nordique de Développement, Charles Wetherill a interpelé en ces termes : <<Nous voulons que la perception change et que les gens soient plus aptes. >>

Le financement de projets respectueux de l’environnement : Disponibilité, Adéquation avec la demande et défis.

Il a été ici essentiellement question de solutions que la finance verte propose pour répondre aux besoins financiers des PME telles que les fonds verts de la BAD et de la CEDEAO. Les différents orateurs à cette rencontre dédiée à croissance verte, ont partagé de bonnes pratiques, les exemples dans la réalisation de projets respectueux et des défis rencontrés, les types de financement recherchés.

La Directrice générale d’AXXIOM, Madame Elmine Ghislaine Kouyaté a, pour sa part,  formulé des doléances: << Il  faut organiser le secteur bancaire pour pouvoir financer les projets verts. Il faut que les banques comprennent les besoins de financements des entreprises. >>

Au total, l’on doit tenir compte de toutes les chaines de valeur pour arriver à une plus grande rentabilité, s’approprier les étapes de la subvention aux financements et accompagner les PME africaines.

Patrice Kouakou

 

 

Publié dans Développement, Energie, L'angle de DD, Opportunités, Recherche

Gulf Capital et AfricInvest investissent 51 millions de dollars dans iSON Xperiences, le plus grand prestataire de services client et d’externalisation d’Afrique subsaharienne

Africinvest

Le produit du co-investissement sera utilisé pour la croissance et les besoins en fonds de roulement, ainsi que pour l’acquisition d’actions auprès d’un investisseur minoritaire

DUBAI, Émirats arabes unis, 27 novembre 2018/ — Gulf Capital, l’une des sociétés de gestion alternative d’actifs parmi les plus importantes et les plus dynamiques du Moyen-Orient, et AfricInvest, une société panafricaine de capital-investissement de premier plan axée sur les moyennes capitalisations, se sont associées pour la première fois afin de fournir un prêt structuré et un investissement en actions pour un montant de 51 millions de dollars à iSON Xperiences (anciennement iSON BPO Limited) (http://iSONbpo.com), l’un des plus importants partenaires/ partenaires de prestation de services d’externalisation et d’expérience client, qui opère dans 14 pays d’Afrique et en Inde.

Gulf Credit Opportunities Fund II, le deuxième fonds de créances privé de Gulf Capital, et AfricInvest Fund III, la troisième génération de fonds panafricain d’AfricInvest, ont fourni ensemble un total de 25,5 millions de dollars d’engagement de financement par capitaux propres et emprunt. Le produit du co-investissement sera utilisé pour la croissance et les besoins en fonds de roulement, ainsi que pour l’acquisition d’actions auprès d’un investisseur minoritaire.

iSON Xperiences, le plus grand partenaire en matière d’expérience client et de prestation de services en Afrique subsaharienne, représente environ 75% du marché, hors Afrique du Sud. Les activités de la société desservent 425 millions d’utilisateurs finaux de services de télécommunications via 27 centres d’appels dans 13 pays d’Afrique subsaharienne, en Afrique du Sud et en Inde. Aujourd’hui, iSON Xperiences est un partenaire et consultant précieux pour les clients qui souhaitent rester en tête de la courbe de gestion de l’expérience client, au sein d’un environnement mondial dynamique.

Fondée en 2010, iSON Xperiences (anciennement iSON BPO Limited) a lancé ses opérations dans six pays d’Afrique, dont le Kenya, la Tanzanie, le Burkina Faso, le Niger, le Nigéria et le Tchad, ainsi qu’en Inde, dans un souci constant d’offrir des services de centre d’appel au secteur des télécommunications. La société a connu une expansion rapide et transformé ses activités pour offrir des services d’expérience client externalisés et des solutions technologiques aux secteurs de la banque et de l’assurance, de la vente au détail, des voyages et de l’accueil, des médias et du divertissement, de l’aviation et du commerce électronique, en plus du secteur des télécommunications.

Le Dr. Karim El Solh, directeur général de Gulf Capital, a déclaré : « iSON Xperiences est un autre exemple de réussite en Afrique que nous sommes ravis de soutenir par le biais de ce co-investissement avec AfricInvest. Nos solutions de dette privée constituent un instrument de financement flexible pour les leaders du marché à la recherche de croissance et de fonds de roulement pour déployer leur stratégie de passage à l’étape suivante. Nous félicitons iSON pour sa ferme volonté de fournir, à tous ses clients, une expérience client de qualité supérieure du client final. Il s’agit du deuxième investissement réalisé, l’an passé, par Gulf Capital en Afrique subsaharienne et nous sommes impatients de poursuivre notre expansion sélective dans la région. »

Adam Hadidi, directeur de la Dette privée chez Gulf Capital, a commenté en ces termes : « iSON Xperiences est un exemple inspirant de la manière dont une entreprise peut, en partant d’un statut de prestataire de services desservant un secteur unique dans un seul pays, croître de manière impressionnante sur tous les marchés et secteurs. Très tôt, iSON est passé de la position de prestataire de services de centre d’appels à celui de partenaire de bout-en-bout dans le domaine de l’expérience client, offrant ainsi une expérience unifiée au consommateur final. L’équipe de direction possède une vision claire et a fait ses preuves dans le développement d’activités de premier plan. Nous sommes heureux de nous associer à AfricInvest pour soutenir iSON sur le chemin de la croissance. »

Hakim Khelifa, partenaire exécutif d’AfricInvest, a ajouté: « L’industrie de l’externalisation des processus d’entreprise (BPO) est un secteur important pour l’Afrique, qui offre de nombreuses possibilités d’emploi. AfricInvest, qui possède une vaste expérience de l’investissement dans le domaine de l’externalisation d’entreprise, est consciente des opportunités intéressantes qui s’annoncent pour iSON Xperiences. En tant que principal fournisseur d’expérience client en Afrique subsaharienne, la société est bien placée pour poursuivre son expansion géographique et bénéficier de la mise en œuvre de stratégies numériques innovantes. Nous sommes convaincus que l’avantage d’iSON réside dans l’effort supplémentaire qu’elle consacre à chaque client et dans l’expérience client homogène qu’elle offre aux clients finaux. Nous sommes impatients de nous associer à Gulf Capital pour accompagner iSON Xperiences dans cette voie passionnante. »

Ramesh Awtaney (https://bit.ly/2TKRbes), fondateur et président d’iSON Group, a déclaré : « Chez iSON, alors que nous continuons à nous transformer pour offrir à nos clients des solutions complètes de gestion numérique de l’expérience client couvrant à la fois les processus et la technologie, nous sommes ravis d’accueillir nos nouveaux partenaires d’investissement, Gulf Capital et AfricInvest, qui apportent avec eux une connaissance approfondie du secteur et de sa géographie. Nous sommes convaincus que, grâce à ce nouvel investissement, nous sommes maintenant sur une trajectoire de croissance accélérée qui nous permettra de devenir le plus important fournisseur d’expérience client des marchés émergents. Nous demeurons déterminés à contribuer à l’innovation rapide et à la transformation d’entreprise sur les marchés émergents pour réaliser, à terme, notre vision. »

Cet accord représente le sixième investissement réalisé par Gulf Capital au travers de son deuxième fonds de créances de 251 millions de dollars, et le second en Afrique subsaharienne. À la suite de son engagement en faveur d’iSON, le fonds Gulf Credit Opportunities Fund II est désormais investi à 52%. Pour le fonds AfricInvest fund III de 273 millions de dollars, il s’agit du dixième investissement ; le fonds est maintenant déployé à plus de 80%.

Distribué par APO Group pour iSON Xperiences.

 

Pour toute demande d’informations médias relatives à iSON Xperiences, veuillez contacter :

iSON Xperiences

Chhavi Sood

Portable : +91 9953318794

SOURCE
iSON Xperiences

Publié dans Economie, Entrepreneuriat, Société

Tension artérielle : la Fondation Novartis et ses partenaires démontrent l’efficacité et l’approche communautaire de la lutte contre l’hypertension au Ghana

NovartisFoundation

Cette forme de soins axés sur la communauté pourrait sauver des millions de vies dans d’autres pays et dans le cas d’autres maladies non-transmissibles

BASEL, Suisse, 27 novembre 2018/ — Le projet novateur d’amélioration du contrôle de l’hypertension basé sur la communauté (ComHIP) au Ghana montre que le fait de rapprocher les soins de santé du lieu où les personnes vivent, travaillent et font leurs courses permet de lutter efficacement contre l’hypertension, la maladie non-transmissible la plus mortelle de toutes ; Les outils numériques de santé ont joué le rôle de catalyseur dans ce programme ; Le taux de contrôle des personnes atteintes d’hypertension recrutées et retenues dans le cadre de ce programme pendant plus d’un an est monté en flèche, passant de 36 % à 72 % ; Le gouvernement ghanéen intègre ce modèle à la politique nationale et envisage de l’élargir à des régions supplémentaires ; Cette forme de soins axés sur la communauté pourrait sauver des millions de vies dans d’autres pays et dans le cas d’autres maladies non-transmissibles.

Aujourd’hui, la Fondation Novartis et ses partenaires ont annoncé les résultats d’une approche novatrice de la gestion de l’hypertension au Ghana.  Le projet d’amélioration du contrôle de l’hypertension axé sur la communauté (ComHIP) a testé un nouveau modèle visant à dépister, diagnostiquer et traiter plus précocement l’hypertension, en installant des postes de dépistage dans des commerces de proximité et des entreprises locales, tout en renforçant les installations existantes. Cette méthode a permis de dépister des patients qui, sinon, n’auraient jamais été dépistés par une installation de santé traditionnelle. Les outils numériques de santé ont permis de relier les nouveaux points de dépistage à des professionnels de la santé et des praticiens communautaires, ont soutenu les infirmières dans leur prise de décision et ont permis aux patients de gérer leur pathologie de manière autonome via des messages reçus sur leur téléphone portable.

Les taux de contrôle de l’hypertension des personnes recrutées et retenues dans le cadre de ce programme pendant plus d’un an ont augmenté, passant de 36 % à 72 %. 

Les résultats du projet ComHIP démontrent le potentiel considérable des soins fournis dans la communauté et suggèrent que cette méthode pourrait permettre de sauver des millions de vies si elle était adoptée dans d’autres pays et pour d’autres maladies non-transmissibles.

Outre l’amélioration des taux de contrôle de l’hypertension, les participants ont constaté une diminution moyenne de 12mmHg de leur tension artérielle systolique et de 7mmHg de leur pression artérielle diastolique.

Le projet ComHIP est important car, au Ghana, seules 4 % [1] des personnes atteintes d’hypertension contrôlent leur pathologie, contre 53 % aux Etats-Unis. [2] L’hypertension est le principal facteur de risque des maladies cardiovasculaires – la maladie non-transmissible la plus mortelle.

Ce projet a été mis en œuvre en partenariat avec le Ghana Health Service, FHI360, la Ghana School of Public Health et la London School of Hygiene & Tropical Medicine.

Peter Lamptey, professeur et spécialiste des maladies non-transmissibles à la London School of Hygiene & Tropical Medicine, a déclaré : « L’expérience ComHIP possède une valeur globale. Les maladies cardiovasculaires sont la principale cause de décès à travers le monde, affectant de manière disproportionnée les pays à revenus faibles et moyens, dans lesquels les facteurs de risque tels l’hypertension sont mal contrôlés. Ainsi, il est réellement encourageant de constater que les soins dans la communauté, axés sur le patient, peuvent permettre d’améliorer les taux de contrôle de l’hypertension, car cela peut sauver énormément de vies. »

Le Dr. Ann Aerts, présidente de la Fondation Novartis, a déclaré : « Ce qu’il y a de plus enthousiasmant dans le fait de mettre en œuvre la santé numérique dans le monde réel est la manière dont des solutions simples, utilisant des technologies existantes, peuvent exercer un impact significatif sur la santé humaine. Le projet ComHIP a non seulement montré que les acteurs non-traditionnels du secteur de la santé, tels les commerçants, peuvent jouer un rôle essentiel dans la fourniture des soins de santé, mais également que les téléphones portables peuvent faire la différence chez les personnes atteintes d’hypertension. La technologie numérique a été l’élément rassembleur qui a permis de communiquer avec les personnes ayant obtenu un résultat positif au test de dépistage de l’hypertension effectué dans des magasins par des professionnels des soins de santé. Elle a contribué à aider les patients à respecter leur régime posologique, alimentaire et programme d’exercices – sauvant ainsi des vies. Ces éléments de preuve démontrent comment des partenariats multisectoriels et des solutions numériques peuvent révolutionner la manière dont les systèmes de santé du monde entier luttent contre les maladies non-transmissibles. »

Le succès du projet pilote ComHIP d’une durée de trois ans a conduit le gouvernement ghanéen à intégrer les directives relatives au programme de traitement et de formation au programme à la politique nationale, et à s’engager à élargir ce programme à des régions additionnelles.

Le Dr. Emmanuel Ankrah Odame, directeur de la Planification, de la surveillance et de l’évaluation de la politique au Ministère de la Santé ghanéen, a déclaré : « Au Ghana, les taux d’hypertension sont en hausse, aussi la priorité du gouvernement ghanéen porte sur le fait de prévenir les conséquences désastreuses de cette pathologie. Nous sommes satisfaits du modèle de soins basés sur la communauté du projet ComHIP car l’utilisation, dans ce cadre, des infrastructures existantes en fait un modèle durable et facilement reproductible. »

Le Dr. Koku Awoonor-Williams, directeur de la planification, de la surveillance et de l’évaluation de la politique au Ghana Health Service, a expliqué : « Le modèle ComHIP montre qu’une approche de la gestion de l’hypertension basée sur la communauté peut permettre de sauver des milliers de vies, à condition qu’elle soit élargie au pays dans son ensemble. Nous étudions actuellement la manière dont en faire une réalité. »


[1] Lloyd-Sherlock P., Beard J., Minicuni N., Ebrahim S., Chatterji S. Hypertension among older adults in low- and middle-income countries: prevalence, awareness and control, International Journal of Epidemiology, 2013 [p.126].

[2] Joffres M, Falaschetti E, Gillespie C, et al. Hypertension prevalence, awareness, treatment and control in national surveys from England, the USA and Canada, and correlation with stroke and ischaemic heart disease mortality: a cross-sectional study. BMJ Open 2013;3:e003423. doi: 10.1136/bmjopen-2013-003423

Distribué par APO Group pour Novartis Foundation.

Voir le contenu multimédia

Contact de presse :

Ligne centrale des médias : +41 61 324 2200

Nikolaus Guntrum

Responsable Communications et Rapports mondiaux, Novartis Foundation

+41 (0)79 596 4661 (portable)

Publié dans Santé, Société

La Banque africaine de développement s’associe à Entreprenarium pour renforcer les capacités de 1 000 femmes entrepreneures en Afrique

BAD Entreprenarium

Il s’agit aussi, dans le même temps, de renforcer le dialogue sur les réformes législatives, politiques et réglementaires nécessaires à même d’encourager l’entrepreneuriat féminin et l’autonomisation économique des femmes

ABIDJAN, Côte d’Ivoire, 27 novembre 2018/ — La Banque africaine de développement (www.AfDB.org), dans le cadre de son Initiative pour favoriser l’accès des femmes au financement en Afrique (dite AFAWA par acronyme anglais), s’associe à Entreprenarium pour renforcer les capacités de 1 000 femmes entrepreneures sur le continent.

Au cours des quatre prochains mois, des sessions de formations sur le développement d’entreprise et la gestion financière seront conduites par Entreprenarium dans cinq pays, en Côte d’Ivoire (Abidjan) et au Gabon (Libreville) pour la première session, qui débutera le 10 décembre 2018, puis au Kenya (Nairobi), en Afrique du Sud (Johannesburg) et en Tunisie (Tunis). Les projets d’entreprise les plus prometteurs pourront bénéficier d’un financement. Il s’agit aussi, dans le même temps, de renforcer le dialogue sur les réformes législatives, politiques et réglementaires nécessaires à même d’encourager l’entrepreneuriat féminin et l’autonomisation économique des femmes.

« Cette initiative répond parfaitement à l’approche holistique d’AFAWA pour soutenir l’entrepreneuriat des femmes. En outre, nous ne nous contentons pas de doter les femmes entrepreneures des connaissances et des compétences essentielles dont elles ont besoin pour dynamiser leurs entreprises, nous facilitons aussi leur accès au financement tout en établissant un dialogue avec les gouvernements afin de créer un environnement des affaires qui libère leur capacité entrepreneuriale », a déclaré Vanessa Moungar, directrice du Département genre, femmes et société civile de la Banque africaine de développement.

Le continent africain affiche le plus fort pourcentage au monde de femmes entrepreneures. Selon le rapport 2016-2017 du Global Entrepreneurship Monitor (GEM), le taux d’entrepreneuriat féminin en Afrique subsaharienne atteint 25,9 % de la population féminine adulte. De plus, les femmes réinvestissent jusqu’à 90 % de leurs revenus dans l’éducation, la santé et l’alimentation de leur famille et de leur communauté – contre 30 à 40 % pour les hommes –, ce qui crée un impact plus important sur le développement économique et social du continent.

En dépit du dynamisme de l’entrepreneuriat féminin et du rôle crucial que jouent les femmes chefs d’entreprise dans l’essor économique de l’Afrique, elles restent confrontées à quantité d’obstacles et manquent souvent des compétences requises en matière de gestion d’entreprise pour accéder aux financements, que ce soit au stade de la création ou du développement de leurs activités. Alors que les PME africaines constituent la clé de voûte du développement inclusif sur le continent, les femmes demeurent les plus affectées par le déficit de financement, estimé à 42 milliards de dollars pour l’ensemble des chaînes de valeur, dont 15,6 milliards de dollars pour le seul secteur de l’agriculture.

Distribué par APO Group pour African Development Bank Group (AfDB).

 

Contact de presse :

Chawki Chahed

Chargé de communication en chef

Département de la communication et des relations extérieures

Publié dans Développement, Economie, Entrepreneuriat, Femmes, Société

Industrie de l’anacarde/Cote d’Ivoire : Accélérer la dimension de la transformation

Transformation anacarde 2« Transformation de l’anacarde, une mine d’opportunités pour l’autonomisation de la jeunesse africaine », c’est le thème principal de la troisième édition du salon international des équipements et des technologies de transformation de l’anacarde (SIETTA). C’est un événement d’envergure internationale qui réunit et expose le savoir-faire technologique de la Côte d’Ivoire, de l’Afrique et du monde dans le secteur des technologies de la transformation du cajou. L’économie africaine reste dépendante, l’on devra favoriser l’investissement sur place en améliorant l’environnement des affaires. La transformation structurelle des économies passe par l’industrialisation accélérée. Et le cajou constitue l’un des produits dont il faut accélérer la transformation, eu égard à la valeur ajoutée qu’il apporte. Pour le Gouvernement, la Cote d’Ivoire a adopté un programme consistant à améliorer la productivité dans la chaine des valeurs.

La mise en œuvre des stratégies relatives à ce programme permet d’améliorer significativement la capacité de transformation de noix de cajou. Différentes actions ont été menées pour intéresser de nouveaux industriels locaux par la transformation de l’anacarde en amande blanche, en baume, jus et en pates. La transformation des noix de cajou est une véritable source de création d’emplois. Celle-ci peut lutter contre le chômage des jeunes. Car une tonne d’anacarde transformée peut créer entre 100 et 200 emplois. La faible transformation de la noix de cajou prive la Cote d’Ivoire de ressources importantes et réduit les opportunités d’emplois du pays. (Source : Conseil du Coton et de l’Anacarde).

N'kalo ANACARDE REUNI POUR DETACHER LA NOIX DE LA POMMEAu 30 mai 2018, les capacités installées s’élèvent à 178 000 tonnes pour 24 unités fonctionnelles contre 90 900 tonnes en 2015 et 52 000 tonnes en 2012. Elles devraient être portées à 248 000 tonnes d’ici l’ouverture de la prochaine campagne de commerciale avec 8 nouveaux projets agrées à l’investissement. Un appel est donc lancé au secteur banquier, aux opérateurs économiques surtout les transformateurs et les équipementiers à s’intéresser massivement à la filière. Avec la présence de 17 équipementiers locaux sur 20 pour le SIETTA 2018 contre seulement 6 en 2016, cet événement ouvre une nouvelle ère vers la maitrise des équipements, des pièces de rechange et des technologies de transformation.  La Cote d’Ivoire devrait s’évertuer à faire la promotion  des pièces de rechange, de la conception des machines en vue de développer une industrie locale et accélérer la transformation.

N'kalo ANACARDE EN PRODUCTION« Les perspectives de création d’emplois et d’insertion des jeunes dans le tissu industriel de l’anacarde sont prometteuses. La mise en œuvre du Projet de Promotion de la Compétitivité de l’Anacarde (PPCA) combinée avec toutes les mesures incitatives prises par le Gouvernement pour stimuler la transformation de l’anacarde, permettra de créer une capacité supplémentaire de 200 000 tonnes de noix de cajou avec pour corollaire les nombreuses possibilités de création d’emplois » , a précisé le Commissaire général du SIETTA, le Dr Adama Coulibaly, par ailleurs Directeur général du Conseil Coton – Anacarde.

Patrice Kouakou

Publié dans Agriculture, Développement, Economie, Entrepreneuriat, Recherche, Société